‹ Joseph, ou, Le vertueux ouvrier: ou le vertueux ouvrierChapitre 56 sur 74 · CHAPITRE XTIl · texte numérisé non relu

CHAPITRE XTIl

foi et que] toD de conviction le savant Origène réfute ces assertions calomnieuses; oh, comme on est frappé de Texcellence de la religion et des caractères de divinité qu'elle porte ! comme on sent vivement que si les rieurs ont dû être d'un côté , les vrais sages étaient certainement de l'autre ! Gomme il est facile à Origène de souffler sur ces fades plaisanteries et de montrer, par l'accomplissement exact des prophéties, par de nombreux miracles dont Gelse lui-même était forcé d'admettre l'existence , et par la vie si sainte , si pure des vrais chrétiens , que leur doctrine yeaait du Ciel et méritait autant de respect que Gelse lui en accordait peu ! »

Et le pieux prêtre , profitant de l'attention dont le favorisait alors ce petit cercle d'auditeurs , prit en main le livre dont il venait de parler, et en lut des passages si clairs et si frappants, que tous les ouvriers, jetant les uns après les autres des regards sur Gustave, semblaient lui reprocher d'un commun accord la légèreté de ses paroles ; et quand la lecture fut finie , Joseph ne put s'empêcher de lui dire en souriant : « Mon ami , ce n'est pas avec des plaisanteries qu'on peut renverser des raisonnements si solides ; j'aimerais autant te voir attaquer avec des boules de neige ou des mains pleines de boue la vieille église que nous restaurons en ce moment, et que tu ne mettrais certes pas à terre avec ces armes-là. »

Page 1