‹ Joseph, ou, Le vertueux ouvrier: ou le vertueux ouvrierChapitre 57 sur 74 · CHAPITRE XVIU · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIU

La Société des arts et métiers.

Quelque temps après le mariage de Joseph / un de ses amis vint lui faire une proposition à laquelle il s^empressa de souscrire. Il s'agissait d'entrer dans une société de secours mutuels, qui s'établissait alors dans la ville où ils se trouvaient, et qui avait spécialement pour but d'améliorer le sort de la classe ouvrière. . Pour le bien comme pour le mal , c'est l'union qui fait la force. L'homme isolé qu« peut-il? Uoi à d'autres que ne peut-il pas? S'agit-il de défendre la patrie? des soldats rapprochés et unis forment une armée redoutable et quelquefois invincible. Veut-on entreprendre un de ces travaui gigantesques dont l'utilité doit se faire sentir au loin : une ligne de chemin de fer, de vastes canaux , l'exploitation de mines eu de carrières? une société se forme, les capitaux sont mis en commun , et voilà un levier capable de remuer tout un royaume.

La religion elle-même , comme tout le reste , emprunte sa force à l'union. Voilà ce qui a déterminé le Sauveur à lui donner pour lien la charité , dont l'effet si précieux est de réunir tous les cœurs en un , et par là de centupler leur force pour le bien. Il est remarquable que, quand il envoie ses disciples commencer cette guerre qu'il est venu déclarer aux vices et à

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