‹ JosephChapitre 3 sur 96 · X PRE F A CF · texte numérisé non relu

X PRE F A CF

Pour ivpoiidre à cette objection, je vais rapporter un petit nombre de passages d'Hérodote, qui autorisent suffisamment mes fictions :

'< Les Égyptiens ont trouvé les pre- '< miers les noms des douze dieux, et les '< Grecs les tiennent des Egyptiens; ils '< ont même été les premiers qui aient «< dressé aux dieux des autels et des si- '( mulacres, et qui leur aient élevé des « temples.

« Presque tous les noms des dieux '< sont venus d'Egypte en Grèce. J'ai " trouvé que la chose était ainsi, après « m'en être informé sur ce que j'avais « ouï dire qu'on les tenait des barbares.

« Les Égyptiens ont des oracles d'Her- '< cule, d'Apollon, de Diane, de Mars, " de Jupiter, de Latone.

« On fait des fêtes dans la ville de '< Sais en l'honneur de Minerve; à Hé-

PRÉFVCK. XJ

■ liopolis, en l'honnfMir du Soleil; à « Popinie, en l'honneur de Mars. »

Si les noms des dieux viennent d'Ei^vpte, on peut croire que plusieurs fables en dérivent aussi : dans une antic[uité si reculée, il est bien difficile de connaître leur véritable origine.

J'avais à peu près achevé mon ouvrage^ lorsque j'appris que M. Bodmer, poëte allemand , connu par son ])oëme de Noé , avait fait deux poèmes, dont l'un est intitulé Joseph et Zulica y en deux chants, et l'autre, Jacoh et Joseph j en trois chants. Je ne les ai lus qu'après avoir entièrement fini mon ouvrage. J'y ai trouvé des beautés ; mais comme mon plan est fort différent du sien, je n'ai pu en profiter. Le même auteur a mis ces deux poèmes en drames.

Par respect pour le public, qui a ho-

' Je le composai après la première édition dp jna tradiicfiou de l'Iliade. C'est pour cela rpie , <lans le début, je désigne Homère priiici])aleijioiit l'o'mino le cliatilre di s coinhafs.

xij r R ic r A n R.

noré mon ouvrage de son approbation, j'ai fait dans l'édition présente quelques corrections qu'il m'a paru désirer luimême, la transposition d'un morceau du neuvième livre au sixième, et de légères additions, dont la principale tient au culte religieux que l'ancienne Egypte rendait au Nil '.

■ Comme cet ouvrage était sous presse, il m'est tombé entre les mains un livre intitulé JosepJi, par M. de Cerisiers. Il est écrit en prose française : on voit cependant par le style que l'auteur a voulu prendre un essor poétique. L'année de l'impression était effacée du titre. Ou jugera par le morceau que je vais rapporter, cpie je n'ai guère eu la patience de me mettre au fait du plan de l'ouvrage. Voici son début : « Jamais l'Lgypte ne vit « un plus beau jour que celui qui commença la « gloire de Joseph : le ciel lui communiquait de « nouvelles lumières pour éclairer l'appareil de «< son triomphe , et la terre semblait se farder afin « de paraître aux yeux de ce nouveau dieu. Des « trompettes faisaient im bruit si agréable, que « toutes les maisous devenaieut autaut d'échos « pour le redire; les tapisseries n'étaient plusl'or- •« nement des murailles, mais la litière des clie- « vaux, rpii foulaient indifféremment et la poiir- " pre et la soie, etc. "

Lui'

11 l'ototnibo (iaixs imo nim-in' mélaiicolu'

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