‹ JosephChapitre 87 sur 96 · LIVRE IX · texte numérisé non relu

LIVRE IX

OuKiguKS jours ^'étant écoulés dans dei témoignages d'une amitié mutuelle, Benjamin dit à ses frères : Tandis que nous nous livrons à la joie d'avoir retrouvé Joseph , nous oublions que Jacob et Sélima le pleurent encore : ne nous hâterons-nous point départager avec eux nos transports? Aussitôt ils font les apprêts de leur départ. Avec quelque ardeur que Joseph aspire à dissiper la douleur d'un père et d'une amante, c'est à regret qu'il voit arriver le moment où il se séparera de ses frères. A peine les a-t-il embrassés que déjà il faut s'arracher à eux! combien désire-t-il de les suivre! Portant ses pas dans les campagnes dévastées et sur le rivage du Nil, il languit avec toute la nature. O fleuve! s'écrie-t-il , quand veirai-je reparaître tes ondes! Terre, quand feras -tu éclore la première fleur qui sera le doux signal de mon départ ? qu'elle aura de cHarmes à mes veux !

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