‹ JosephChapitre 91 sur 96 · I. IVRF. IX. -igt · texte numérisé non relu

I. IVRF. IX. -igt

que cette Imiiièic, après ;ivoir éclairé l'orient , se répande au midi. Ta race ne se confondra point avec cette race étrangère; et si tu regrettes encore ce séjour, viens, suis-moi sur cette colline , et je te dévoilerai l'avenir.

Le vieillard obéit. Arrivé au haut de la colline, il tourne les yeux vers une grande plaine : il voit ses enfans multipliés en Egypte comme le sable de la mer, et la famille de Joseph honorée des rois et des peuples, lorsqu'il s'élève un tyran qui la réduit à l'esclavage. Ils auront donc tous le sort de Joseph ! s'écrie Jacob. Mais quel est ce jeune homme d'une beauté frappante qui les console, qui les exhorte et les anime ? il paraît de la même nation , et cependant il n'est point esclave.

Ce sera un autre Joseph , répond l'ange : exposé dès sa naissance sur les eaux, élevé à la cour des rois , océan plus orageux , il brisera leur orgueil , et sera le sauveur de son peuple. Porte maintenant ici tes regards.

Alors Jacob aperçoit une mer dont les flots agités montaient jusqu'au ciel; mais tout à coup il se fait un grand calme, la

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mer s'ouvre , les vagues mobiles semblent se consolider , et forment des deux côtés comme un mur inébranlable. Un peuple nombreux marcbe dans cette route. Jacob, qui reconnaît ses descendaus , est saisi de terreur. Bientôt son oreille est frajîpée du bruit des clairons et des armes : il voit un roi superbe, assis sur son char, à la tête d'une formidable armée, poursuivre la race d'Israël. Toute la mer retentit du bruit des chars , des hennissemens des coursiers , et des cris menacans du soldat. La terreur de Jacob redouble. Mais il voit ses eufans se ranger sur le rivage, et les Egyptiens, encore au sein de la mer, se préparant au combat ; quand soudain la voix de l'Eternel se fait entendre sur les eaux , et les vents déchaînés les parcourent d'une aile rapide : les deux murs s'ébranlent; et, comme un palais qui croule sur ses fondemens , les flots retombent, se rejoignent, et le gouffre disparaît. Alors , du sein de l'abîme, à travers le tumulte des vagues émues, s'élèvent des gémissemens et des cris ; et la mer est couverte de débris de chars , d'armes , de coursiers et d'hommes qui luttent contie les ondes. Cependant les

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