‹ Joseph RushbrookChapitre 15 sur 28 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

La roue de fortune tourne d'un rais ou deux en faveur de notre héros.

Si nous voulions analyser les sentiments de notre héros pour Emma Phillips , nous serions à peine autorisé à dire qu'il était amoureux d'elle , quoique les jeunes gens dev;^fe:-sept ans soient très disposés [à l'être ou à s'imaginer qu'ils le sont. La différence de leur position était si grande, que quoique Joé , dans ses rêves , se figurât souvent qu'il était avec elle sur le pied de la plus étroite intimité, cependant , quand il était éveillé , elle était plutôt pour lui un objet d'adoration et de respect, — un être auquel il était vivement et entièrement attaché, — une créature dont l'affection et la bonté avaient fait une tell^ impression sur son cœur, qu'il n'aurait pas cru faire un sacrifice en mourant pour elle; — mais l'idée de lui être uni un jour par des nœuds plus forts et plus

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sacrés ne s'était jamais présentée à son imagination. Tout ce qu'il avait pensé sur ce sujet , était que s'il s'unissait jamais à une femme pour toute sa vie , il faudrait que cette femme fût semblable à Emma Phillips , sans quoi il ne se marierait jamais. Tous ses efforts tendaient à prouver qu'il était digne de sa protection , et à en être récompensé par un sourire d'encouragement quand il la voyait. Elle était l'aimant qui le dirigeait sur le cbemin du devoir , et stimulé par le désir qu'il avait de lui être agréable, il ne se relâcha jamais dans ses efforts. Mettant en tout de la méthode et de l'activité, il était infatigable, et donnait la plus grande satisfaction à M. Sleek , qui se trouvait déchargé de plus de la moitié de sa besogne, et qui voyait que si Joé disait une fois qu'une chose serait faite, non seulement elle était bien faite , mais elle l'était à l'instant où elle devait être terminée. Joé ne songeait pas à ses repas quand il avait de l'ouvrage , et il lui arrivait souvent de se passer de dîner. ' — Sleek, — dit un jour M. Small , — ce pauvre garçon mourra de faim.

— Ce n'est pas ma faute , monsieur j tant qu'il y a quelque chose à faire, il ne veut pas aller dmer , et comme il y a presque toujours

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