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deux charmants tableaux, dont l’un, la Pêche italienne, a reparu à l’exposition du boulevard des Italiens de 1861. Barns publia une suite gravée en couleur, et Dickinson quatre estampes en manière noire. A ces noms, il faut ajouter ceux de Thomas Major, Paul, J. Pye, et Woollett, sans oublier Corwill qui entreprit en 1767 une reproduction des Ports de France de Cochin et Le Bas. •
En Italie, en Hollande , en Allemagne , c’est le même empressement. FabioBerardi, Dell’ Acqua, Canale, Ferradiny, Giavaranni, Parboni, Francesco del Pedro, reproduisent les tableaux laissés par Joseph Yernet dans les galeries italiennes , et , plus souvent encore , les estampes qui leur arrivent de France. A Amsterdam , Fokke dédie au prince d’Orange le Port de Livourne et la Vue des environs de Narni, tirés de son cabinet. Le peintre autrichien Weirotter, qui a vu à Rome en 1764 deux tableaux de Vernet chez le bailli de Breteuil , les grave à l’eau-forte de sa pointe fine et peu correcte. Haldenwang, Rhein , Wrenck , Wiesbrod , Schlicht emploient la manière noire, la pointe ou le burin à répandre en Allemagne l’influence de Joseph Vernet. Le signe le plus caractéristique de cette influence est une suite de pitoyables estampes gravées par Waschmouth, dans lesquelles des paysages et des marines de Vernet servent de cadre à des scènes du Nouveau Testament. Les figures du premier plan sont seules remplacées par un groupe emprunté à Raphaël ou à tel autre maître. Mais au second plan les pêcheurs de Vernet, ses belles dames , ses matelots continuent leur besogne. Ainsi les Commerçants turcs d’Élisabeth Cousinet sont devenus la Vocation de saint Pierre. Le bon Samaritain ramasse le blessé au milieu du Midi d’Aliamet, et c’est dans la Deuxième Vue du Levant que le Christ pleure sur Jérusalem. Des vers allemands , des vers latins et une inscription à peine française accompagnent le titre,