‹ Joseph Vernet et la peinture au XVIIIe siècleChapitre 148 sur 232 · UNE CORVÉE DE CARLË · texte numérisé non relu

UNE CORVÉE DE CARLË

parents, » c’est-à-dire s’entourer de cette double s au-* 1 vegarde, la famille et l’amitié, d’une part tout ce qui reste en Italie de la famille Parker, d’autre part les bonnes connaissances que peut valoir au fils la réputation de son père. Puis il donne des nouvelles : — « Mes tableaux arrivés à Madrid. » — « Sur le départ de mou fils (Livio). » — « Des lettres que j’ay reçu de son frère, de la Rochelle. » — « Sa sçœur et des amis viennent souvent manger avec moy, toujours accompagné par mon domestique. » — « Fait des compliments à ses amis, — sur les plaisanteries qu’ils ont fait. » — Ils auront dit sans doute que Carie reviendrait capucin. Puis c’est le peintre qui se montre et qui parle avec l’autorité de l’expérience : — « Finir tous les ouvrages. — Ne pas s’amuser à peindre des bagatelles et n’en pas donner à ses camarades. — Dessiner quelque chose dans ses promenades. — Ne pas s’amuser à faire des bagatelles ou bien ne faire que des croquis bientôt faits. — Des dessins d’après Raphaël, et autres d’après qui il doit peindre.» — Mais toujours revient la grande préoccupation, la santé : — « Modération pour le cheval. » —

« Comparaison de climat et de santé de Rome et de Paris, » et enfin le 27 avril : — « Revennir pour peut que sa santé coure des dangers. » — Carie ne se le fit pas répéter. Le 1" mai il était à Paris. Mais on avait profité de son absence pour marier les beaux yeux de Nogent.

Ici se place un curieux épisode qu’on nous permettra de ne pas passer sous silence. Joseph Yernet, le méthodique teneur de livres que nous connaissons, aurait bien voulu inculquer à son fils ses habitudes d’ordre.

Il n’avait pas manqué de lui recommander au départ de noter avec soin ses dépenses. Mais au retour mon étourdi de Carie ne put pas montrer l’ombre d’un livre de raison. Le père alors le fit asseoir, et le força d’in-

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