BILAN DE JOSEPH VERNET
langage du temps, fut peu à peu entraîné dans l’orbite de cet astre autour duquel gravitaient déjà les Boucher, les Yanloo, les Vien et les Bouchardon. C’est la Pompadour qui le réconcilia avec la France.
La vie de J. Vernet en Italie se termine avec l’année 1751. Venu à Rome pour y étudier, nous avons vu comment il s’y forma, comment il fut amené à s’y établir. Pendant vingt. ans, toujours en progrès sur luiméme, il était arrivé dans le genre créé ou renouvelé par lui à une perfection véritable. Ce n’est pas sans raison que les amateurs se disputeront plus tard au feu des enchères publiques les tableaux de Vernet peints en Italie. C’est la plus belle époque de son talent. Aussi les experts, qui aiment à découvrir chez les maîtres des manières successives, classeront à part les œuvres de cette époque et distingueront l’ensemble de leurs qualités sous le nom de première manière, ou manière de Rome.
Au moment de clore cette nouvelle période de la vie de J. Vernet, il peut être intéressant de résumer en quelques chiffres son travail pendant les cinq années 1747-1751 .
Les commandes et les reçus mentionnent :
En 1747
tableaux
1,050 livres.
En 1748
plus
ne portant pas de prix.
En 1749
7,137 livres 10 sols.
plus
ne portant pas de prix.
En 1750
15,462 livres 10 sols .
plus
IG
sans indication de prix.
En 1751
18,300 livres.
plus
sans indication de prix.
Total.
155 tableaux
40,450 livres.
On le voit par ce résumé, chaque année signale une
CO