‹ Joséphine répudiéeChapitre 121 sur 165 · NOUVELLES DE PARIS · texte numérisé non relu

NOUVELLES DE PARIS

«/attendait qu'un mot deLenoir, elle n'a pu manquer de se décider sur les renseignements fournis par M Ue Co.chelet : celle-ci, envoyée aux nouvelles par Hortense, est tombée dans un milieu où l'on désire ardemment voir rentrer à Paris tout ce qui est Beau harnais. Ce sent de» Russes avec qui elle s'est liée intimement de 1801 à 4812, qui, alors, pour des causes diverses, ont assidûment fréquenté chez elle et qui étaient si nien habitués que plusieurs, à leur départ, lui ont confié leurs diamants. 11 plaît à la politique russe d'affecter la générosité vis-à-vis des Beaubarnais et, en les séparant des Bonaparte, d'isoler davantage ceux-ci en leur faisant porter tout le pends de la haine européenne et en les présentant aux peuples comme les seuls auteurs de leurs désastres»

« Ecrivez à Tins tant à la reine pour qu'elle vienne ici, dit Neaselrode à If Ue Coehelet. Que peut-elle redouter ? Qui n'est pas rempli d'affection pour elle, pour sa mère, pour son frère ? La voix publique est toute eu leur faveur... Tout ce qu'elle vondra sera fait. » On parle de conserver l'Italie à Eugène dont la conduite inspire une admiration générale, mais, pour cela, il faut qu Eortense vienne, car elle y peut grandement influer. Hortense résiste : au grand étonne* ment de la lectrice, elle prétend alors'ne pas séparer sa cause de celle de la famille à laquelle elle est liée ; i « plus leur malheur est grand, plus elle veut le partager ; son frère sera heureux, sa mère conservera sa patrie et ses biens; mais, pour ses enfants, il faut qu'elle-même s'expatrie ».

Quand elle est livrée à elle-même, hors de ses sions et de ses colères, Hortense pense droit et raisonne juste. Le remords lui est venu de sa conduite, de son départ de Rambouillet ; elle voit où serait le devoir, mais Bl u * Cochelet insiste et persuade. « Tous les étrangers, lui écrit-elle, parlent de vous avec un grand enthousiasme. M. de Metternich, qui se rappelle sans doute combien vous avez eu de bontés pour sa femme et pour ses enfants, s'est beaucoup informé de vous. Le prince Léopold est parfait pour vous et pour l'impératrice Joséphine : tout ce qu'il désire, c'est de pouvoir vous être utile à Tune et à l'autre. » Quant à Nesselrode, point de jour où il ne presse pour que la reine rentre à Malmaison. « Elle sera toujours bien lorsqu'elle se trouvera avec sa mère ; dans deux ou trois jours Or ira la voir. » Et la promesse de cette visite impériale dès l'arrivée, se fait chaque jour si pressante que les Russes ne sauraient comprendre qu'on ne se rende pas à un tel honneur, ce L'empereur Alexandre a un grand désir de vous connaître et vous lui devez déjà de la reconnaissance puisqu'il sert vos intérêts comme s'ils étaient les siens. » Voici qu'à présent c'est Napoléon lui-même qui l'ordonne — du moins, le duc de Yicence « qui se conduit si bien pour Teippereur Napoléon ». « Il me charge de vous dire de venir à Malmaison, que l'avenir de vos enfants en dépend. »

Bien mieux, si elle ne vient pas, c'est Alexandre qui Tira chercher à Navarre ; il n'y a point moyen de l'éviter. Quant au gouvernement provisoire, il n'a

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