‹ Joséphine répudiéeChapitre 147 sur 165 · CE QUI ARRIVE DE PRÉGNY · texte numérisé non relu

CE QUI ARRIVE DE PRÉGNY

seulement appartenait à l'Impératrice et dont les meubles, rapportés lors de l'invasion, ont été fidèlement restitués à l'Intendance de la liste civile. Navarre est destiné, par les lettres patentes de donation, à Eugène; les seuls biens libres sont Mal maison et Prégny. Eugène reçut Mal mai s on avec toutes les dettes* payer; Hortense, en vertu de l'acte de liquidation du 22 juin. 4815, eut Prégny.

Le 22 février 1817, ses procureurs constitués, MM. Henri Hentscfa et £**, négociants 4 Genève, en opérèrent, par devant notaire, la vente à M. Jean-Louis Morillet, négociant à Smetbwick-JGroves (oomté de Strafford, Angleterre), citoyen de Genève, moyennant la somme de 146800 francs, « dont 105 600 pour la valeur du domaine et des outils et instruments aratoires et 1 800 pour celle des meubles meublants et effets de ménage. » Ces meubles, étant portés sans crue à 4000 francs dans l'inventaire, et figurant au contrat d'acquisition du 20 avril 1811 pour 20000 francs, il est à penser qu'Hortense avait emporté les meilleurs à Augsbourg et à Àrenenberg. Prégny, au moims comme bâtiments, subsiste dans le même état qu'au temps de Joséphine.

Malmaison ne représentait certes pas, comme valeur réalisable, le dixième des sommes qui y avaient été enfouies, mais, hors les parties immenses laissées à l'agrément, le revenu, dès 1809, passait 100000 francs et, depuis lors, des châteaux et des parcs ont été annexés à la propriété. En 1811, Joséphine a aequis pour 3O0Û00 francs, des héritiers de M 1 * Julien,

le château de Boispréau avec un parc de 16 hectares, qui a donné une entrée directe dans le village même de Rueil. En 1812, elle a, pour 500000 francs, acheté de la marquise de Mayne, le château en briques et pierres construit sur la chaussée de Marly et appelé le château de la Chaussée, mais elle en a laissé l'usufruit à la propriétaire et rien n'en est encore payé. Avec Buzenval, acheté 556000 francs en ventôse an XIII» ce sontdonc trois châteaux qu'on peut aliéner sans toucher àla propriété primitive. De même peuton faire des fermes du Trou d'Enfer et de la Garenne et d'une partie des bois ; et c'est à quoi sedécide Eugène qui ne conserva que Malmaison, Boispréau, les bois de Garches et une petite partie des terres — encore 802 hectares, 26 ares 24 centiares.

Le château resta tel qu'à la mort de l'Impératrice: les meubles de sa chambre à coucher, qu'on avait cru devoir expédier à Munich, en furent même renvoyés et rétablis dans leur ancienne place. Seule, une partie des tableaux et des objets d'art furent transportés en Bavière; l'empereur Alexandre avait acheté les plus ■célèbres; le Musée du Louvre avait acquis ou réclamé un assez grand nombre des objets antiques. Les pièces, bien que privées de la plupart de leurs ornements, gardaient leur décor et leurs gros meubles ; la bibliothèque était intacte et, dans les armoires de la salle des Atours, on trouvait encore la garde-robe de Joséphine.

Le parc, quoique moins bien entretenu, avait encore ses statues, ses vases, ses colonnes, ses temples, ses fabriques, vides à la vérité des bergers d'opéra comique

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