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CE QUI ARRIVE DE NAVARRE

Le 8 septembre suivant, Maximilien, son frère puîné, qui lui avait succédé en Bavière dans ses titres et possessions, fut, par décision du ministre des Finances, déclaré habile à recevoir la dotation attachée en France au titre du duché de Navarre et nulle observation ne fut présentée par le gouvernement du roi Louis-Philippe, lorsque, le 14 juillet 1839, le duc de Leuchtenberg, en épousant la fille de l'empereur Nicolas, la grandeduchesse Marie de Russie, se trouva affilié à la Maison impériale et devint sujet russe. En 1852, le dixième du fond d'accroissement se trouvant doublé, les 6282 francs retenus annuellement depuis 1834, firent retour au principal de la rente et la portèrent à 62820 francs, maiselle se trouva réduite à 56601 francs par la conversion du 5 p. 100 en 4 1/2 ordonnée par le décret du 14 mars 1 852.

Le prince Maximilien Eugène-Joseph, duc de Leuchtenberg, troisième duc de Navarre, mourut le 4 novembre 1852. Par suite des événements, son fils aîné, le prince Nicolas Maximilianovitch, prince Ro manowski, ne put former sa demande de transmission que le 18 février 1858. Il lui fut répondu, le 9 août, par un refus formel du ministre des Finances, « attendu que, faisant partie de la famille impériale de Russie, il ne pouvait remplir la condition imposée aux titulaires de majorats, notamment de prêter serment à l'Empereur des Français ».

Ce fut ainsi que le petit-fils du prince Eugène 86 trouva dépouillé, par son cousin l'empereur Napoléon III, du duché érigé par Napoléon I er , et ce, en

m JOSÉPHINE RÉPUDIÉE

vert» à 1 une clause que Louis XVIII, Charles X, Louis- Philippe et la République même avaient négligé d'in- 1

vaquer, aussi bien contre le prince Eugène, de la famille royale de Bavière et premier pair de Bavière, que contre le prince Auguste, premier pair de Bavière et prince époux de Portugal, que contre le prince lfaximilien > membre de la famille impériale de Russie. Il est vrai que, le 20 avril 1864, l'empereur Napoléon III, conféra à un autre de ses cousins, Anglais ceLui4à, petit-fils de Stéphanie de Bade, le titre héréditaire français de duc de Chfctellerault.

Ainsi tout s'enfuit, se disperse, s'évanouit : fout périt jusqu'au dernier débris qui atteste l'amour de Napoléon pour cette femme. Plus rien ne subsiste d'elle qui instruise de ses goûts et de ses habitudes, des lignes de son corps et de la tournure de son esprit, hormis des portraits disparates, des mots flottants, des anecdotes eontrouvées, de confus témoignages. Après moins de cent ans* pour la dresser telle qu'elle fut vivante dans son décor familier, il faut imaginer le décor et presque supposer la femme. Qu'est-ce que des chiffres morts P des mots sans images, des faits colligés d'une façon pédante, pour rendre compte de ce qui est tout de grâce, de charme et d'abandon ? N'est-ce pas ainsi que les entomologistes dégoûteraient des papillons et ne serait-il pas

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