‹ Joséphine répudiéeChapitre 96 sur 165 · LES MARIAGES · texte numérisé non relu

LES MARIAGES

piration royaliste. Le divorce arrive. M™ 6 de la Rochefoucauld annonce qu'elle quitte Joséphine espérant que l'Empereur la conservera près de Marie- Louise : elle n'en a qu'un soufflet : une belle lettre où l'Empereur lui annonce oc qu'il ne peut qu'approuver ce qui la porte à ne plus désirer d'occuper la place de dame d'honneur dans la nouvelle Maison » 9 On ne lui a pas même conservé les honneurs, comme il est d'usage pour les dames des princesses passées à un trône étranger. Elle, alors, qui s'est abstenue* de paraître à Malmaison où son absence a été si critiquée, fail tout exprès, en hiver, le voyage de Navarre. Aussi Joséphine, dès son retour, s'occupe de faire réussir la demande; le 25 juillet, elle obtient que l'Empereur, par une décision spéciale, accorde à la comtesse de la Rochefoucauld les entrées dans la Salle du Trône et, le 20 octobre, pour sceller la réconciliation, elle est, avec Eugène, représenté par le grand-duc de Berg, la marraine du second fils de la chère cousine : Joseph-Eugène-François-Polydore de la Rochefoucauld qui, jusqu'à dix ans, s'est passé de baptême. Est-il possible de pousser plus loin l'oubli des injures? Sans doute, pour prendre Joséphine, il est bon d'être du Faubourg ou au moins d'en avoir l'air, mais si, par surcroît, l'amour s'en mêle, c'est un délire où sa bourse s'épuise. Elle a recueilli, comme on a vu, outre M Ila de Mackau que l'Empereur a damée, et pour qui, dès février 1811, le général Wattier Saint- Alphonse est un prétendant agréé, M lle * Louise et Virginie de Castellane-Noranle. M. de

Poar talés, qui est entré dans la Maison pour y retrouver M m * Gazzani, a commencé, dès Navarre, à s'occuper de M lle de Castellane ; les daines du service ont remarqué, que sitôt qu'elle était absente du salon, M. de Pourtalès ne pouvait s'y tenir. Il a été surpris par M m * d'Àrberg voulant passer une lettre à la porte de la demoiselle et l'Impératrice a été prévenue. Elle fait appeler SI. de Pourtalès et M llc de Castellane, sort avec eux dans le jardin et se fàcbant beaucoup contre la fille, lui dit : « Vous ne possédei rien ; vous avez votre nom. M. de' Pourtalès est fort riche ; vous ne pouvez croire à sa volonté de vous épouser. — J'en serais trop heureux, » interrompt M. de Pourtalès et Joséphine jette alors : « Je donne cent mille francs de dot et le trousseau. » Il ne reste plus qu'à faire venir les papiers. Toutefois, il y a une difficulté : M. de Pourtalès est protestant* N'importe on fera un mariage mixte; et, le 11 novembre 1811, dans le salon de Malmaison, le pasteur Marron, devant une table couverte d'un tapis vert, donne une première bénédiction; puis, on passe dans la chapelle où le cardinal Maury, nommé à l'archevêché de Paris, assisté du curé de la Madeleine, M. Jerphanion, se prépare à en donner une autre. D'abord, il prononce ui discours de la vieille école « oui il parle avec adresse de la grandeur passée de l'Impératrice et de la situation présente ». Pour tenir le poêle, on a M* Boni de Castellane qui est du même nom que la mariée et le comte Perregaux, chambellan de l'Empereur, qui est de la même secte que le futur. Après la cérémo-

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