‹ Joubert; textes choisis et commentésChapitre 100 sur 112 · Le goût est la conscience littéraire de l'âme · texte numérisé non relu

Le goût est la conscience littéraire de l'âme

33. — Les écrivains qui ont de l'influence ne sont que des hommes qui expriment parfaitement ce que les autres pensent et qui réveillent dans les esprits des idées ou des sentiments qui tendaient à éclore. C'est dans le fond des esprits que sont les littératures.

34. — Ce qui étonne étonne une fois ; mais ce qui est admirable est de plus en plus admiré.

35. — Les livres qu'on se propose de relire dans l'âge mûr sont assez semblables aux lieux oii l'on voudrait vieillir,

36. — Les beaux ouvrages n'enivrent pas, mais ils enchantent.

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