‹ JoujouxChapitre 58 sur 111 · ACTE II, SCÈNE III lOt · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE III lOt

Vous èles ridicule, Maurice, jespère au moins que vous ne venez pas de la chambre de Blanche?

MAURICE

Maintenant? si. J'étais allé prendre de ses nouvelles et lui dire bonjour.

Et VOUS l'avez quittée comme ça brusquement, lors(jue j'ai commencé à jouer? Mais vous êtes insensé! Blanche s'est certainement aperçue que vous..,

MAURICE

Blanche ne s'est aperçue de rien du tout, je suis sorli de la pièce avec un flegme parfait, et c'est dans le couloir seulement que je me suis mis à courir comme un fou.

Kniiu Blanche n'est pas sourde et...

MAURICE

Ma petite Joujou, je vous l'ai dit et répété, dès qu'il s'agit de moi. Blanche ne voit rien, n'entend rien ; l'évidence même ne la convaincrait pas... D'ailleurs, vous la connaissez depuis longtemps et vous me connaissez aussi, vous savez bien que je ne voudrais pas lui causer l'ombre d'un chagrin.

C'est que vos imprudences me lerrilient ; hier soir, quand vous m'avez glissé ce billel-lù devant tout le monde, j'ai été si surprise, si effarée... j"ai failli le lâcher.

MAURICE

Vrai?

JOUJOl"

Ne riez pas! Si je l'avais laissé tomber au milieu du salon, pourtant !

MAURICE

Eh bien, je l'aurais ramassé.

Ah! je ne résisterai pas à cette existence-là!... M'expliquerez-vous seulement en quel honneur vous m'avez donné cette émotion, et pourquoi il m'a fallu chanter la Périchole à neuf heures et demie précises?

MAURICE

Pour m'indiquer que vous étiez seule; avant de vous faire mes adieux à la gare, devant tout le monde , je trouvais gentil de vous avoir dit au revoii'en tête-àtête. Vous m'en voulez?

Non.

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