SCÈNE IV
LES MEMES, MAHOMET, puis TALMA.
mahomet, annonçant.
Monsieur Talma.
mademoiselle duchesnois.
Ali! voici notre Roscius!... Comme vous venez lard !
Peu s'en est fallu que je ne vinsse pas du tout.
MADEMOISELLE DUCHESNOIS
Et la raison?
TALMA
Je suis triste, mélancolique, en un mot fort mal disposé.
DUGAZON
Esl-ce qu'une guêpe vous aurait piqué?
TALMA
Deviné, mon ami. Dans son feuilleton d'hier, papa Geoffroy m'a derechef piqué jusqu'au sang, blessé jusqu'à l'âme, humilié de la façon la plus sensible.
TALMA. 185
DUGAZON
Et qu'est-ce que l'ami Talma a résolu à ce sujet?
TALMA
Provisoirement je me tairai et, semblable è l'abeille, je tâcherai d'extraire du venin de sa censure un peu de miel pour mon art.
DUGAZON
Je l'envie pour ton talent moins que pour ton estomac. Le mien supporte mille fois mieux dix pâtés de foies gras qu'une seule critique de ce méchant Saducéen. Aussi me suis -je imposé pour principe de ne lire aucun journal.
Heureux mortel... papa Geoffroy t'a accablé de louanges.
DUGAZON
Réellement... est-ce qu'il a fait cela?
MADEMOISELLE MARS
Talma dit vrai.
DUGAZON
Eh! eh!... Dans ce cas, demain matin de bonne heure, je ferai une toute petite infidélité à mon principe et je lirai son feuilleton . Mes enfants, ou ne peut se dissimuler que ce mauvais
diable d'abbé Geoffroy possède de l'esprit et du savoir, du jugement et du goût...
TALMA
Parce qu'il te prône.
BUGAZON.
Oui, pour cela d'abord.
MADEMOISELLE MARS
Voyez-vous ça... quelle vanité !
DUGAZON
De la vanité... laissez donc... Nous en avons tous, un peu plus un peu moins.
TALMA
Je suis de l'avis de Dugazon. Respect au mérite de papa Geoffroy, et tout bien considéré, je préfère en fin de compte être blâmé par un homme d'esprit que porté aux nues par un imbécile. Dans presque toutes les feuilles on me couvre d'éloges. Mais de qui me viennent ces éloges? De gens qui pour la majeure partie sont familiarisés avec l'art dramatique tout autant que les singes avec le jeu d'échecs. Fleurs de rhétorique! métaphores! lieux communs! Papa Geoffroy est aujourd'hui le seul critique, pour ainsi dire, qui, à l'instar du bon Dieu, nous sonde, nous autres comédiens, jusqu'au fond du cœur Impossible de lé tromper.
TALMA. 185
MADEMOISELLE DOGHESNOIS.
Il a l'œil perçant.
MADEMOISELLE MARS
El la plume plus perçante encore...
DUGAZON
C'est un vrai fléau... un nouvel Attila. SCÈNE V.
LES MÊMES. MAHOMET, pUÎS L'ABBÉ GEOFFROY.
mahomet, annonçant.
L'abbé Geoffroy.
TALMA
Annibal ante portas!
MADEMOISELLE DUCHESNOIS
Monsieur l'abbé, mes civilités cordiales.
GEOFFROY
Merci mille fois, séduisante Phèdre. [A mademoiselle Mars.) Bonsoir, diamant du Tliéàtre- Français. (.4 Dugazon.) Bonsoir, incomparable Momus. {A Talma.) Salut, M. Talma!
Ravi de vous voir en bonne santé.
MADEMOISELLE DUCHESNOIS
Éliez-vous aujourd'hui au théâtre?
GEOFFROY
Quelle question !... vous ne jouiez pas.
MADEMOISELLE MARS
Ah! mon Dieu !... mais qui croirait que l'abbé Geoffroy, avec sa spirituelle mécbancelé, pût être aussi galant?
GEOFFROY
Avec les dames, ma chère Mars, je suis toujours poli.
TALMA
Mais avec les hommes...
GEOFFROY
Quelquefois sévère, mais toujours vrai.
dugazon, à part.
Judas Iscariote, va!
MADEMOISELLE DUCHESXOIS.
Mes aimables convives, à table, s'il vous plaît, prenez place.
DUGAZON
Dieu merci!... Voilà que je commence à revivre.
MADEMOISELLE DUCHESNOIS
L'abbé Geoffroy voudra bien former le centre de notre petit cercle. A sa droite s'assiéra la
TALMA. 187
charmante Mars, et ma médiocre personne se placera à sa gauche; Talma formera l'aile droite et Dugazon l'aile gauche. (Ils s'asseient tous.)
GEOFFROY
31e voici, entre lu blonde Comédie et la brune Tragédie, comme une huître entre deux perles.
MADEMOISELLE MARS
L'art à ma droite et à ma gauche la critique.
DUGAZON
Une rose entre deux épines.
MADEMOISELLE DUCHESNOIS
Ici la gravité et là la folie.
TALMA
Le printemps entre l'hiver et l'été.
mademoiselle duchesnois. (Elle sonne, Mahomet sert le potage.) Lequel des deux chefs de file sera notre Ganymède?
dugazon.
Le camarade Talma s'occupera de verser et moi de boire.
L'abbé Geoffroy boit-il du vin rouge ou du vin blanc?
GEOFFROY
Je me tiendrai au rouge.
MADEMOISELLE MARS
Moi, je préfère le blanc.
MADEMOISELLE DUCHESNOIS
Moi aussi.
TALMA
Et toi, Dugazon?
DUGAZON
Je ne veux humilier ni le blanc ni le rouge : je boirai de l'un et de l'autre.
MADEMOISELLE DUCHESNOIS
Eli bien, cher abbé, ce potage à la camerani vous plaît-il?
GEOFFROY
Comme le baiser d'une jolie bouche!... A quoi tient la célébrité, je vous le demande. Le nom de ce chanteur italien, qui est le Colomb de cette soupe, vivra plus longtemps que celui de maint artiste célèbre.
DUGAZON
L'abbé Geoffroy a raison. Qui saurait qu'autrefois il a existé un marquis de Béchamel, si ce personnage n'avait eu l'heureuse idée d'inventer la sauce à l'oignon qui porte son nom?
GEOFFROY
Qui n'eût oublié depuis longtemps déjà que sous le règne de Louis XIV il vivait un prince de Soubise, si ce dernier n'eût imaginé une manière nouvelle de préparer les côtelettes, invention qui l'a conduit à l'immortalité !
TALMA
Ces côtelettes à la Soubise me rappellent une anecdote racontée hier au foyer de l'Opéra- Comique. Un jeune marquis du Languedoc sollicitait auprès de Cambacérès un emploi. Je n'ai pas une excellente opinion de cet homme, dit le chancelier à Talleyrand. Le rustre n'a jamais goûté du pudding a la Richelieu et il ne connaît pas même de nom les côtelettes à la Soubise. Ce gribouille-là ne fera jamais un diplomate. Mais peul-èlre un petit chancelier, répliqua le diable boiteux de la diplomatie française. (Mahomet fait le tour delà table en offrant des huîtres aux convives.)
MADEMOISELLE MARS
Quelle bonne fée vous a fait cadeau de ces superbes huîtres?
MADEMOISELLE DUCHESNOIS
Elle viennent directement d'Oslende.
MADEMOISELLE MARS
El la bonne fée?...
MADEMOISELLE DUCHESNOIS
Est colonel d'un régiment de hussards.
Les huîtres sont les vraies perles de la mer.
MADEMOISELLE MARS
Un repas sans huîtres, c'est une épigramme sans sel.
GEOFFROY
Il va mille individus qui mangent des huîtres, mais il n'y en a pas dix capables d'apprécier celte jouissance. Ils les mangent et ne les savourent pas. Savourer les huîtres est un art auquel les gens d'esprit sont seuls initiés.
DUGAZON
C'est avec ferveur qu'il faut savourer ce coquillage.
TALMA
On doit toujours s'occuper de trois huîtres à la fois... il faut en avoir une à la main, une autre dans dans la bouche et la troisième dans l'œil.
GEOFFROY
Les huîtres sont dans l'Océan ce que ks génies
TALMA. 191
sont parfois sur la terre... le noyau le plus tendre sous l'enveloppe la plus dure.
MADEMOISELLE MARS
D'après celle définition, je puis sans offenser l'abbé Geoffroy le comparer à une huître.
Mais les huîtres se vendent...
TALMA
Et notre abbé point.
GEOFFROY
Quiconque oserait prétendre le contraire, est un...
mahomet, présentant tin nouveau plat.
Canard au père Vanille!
DUGAZON
Encore un morceau d'histoire!... C'est grâce à ce mets que madame de Mainlenon parvint à rendre quelque force à l'estomac languissant de son royal ami et à rallumer une flamme dans son cœur éteint,
GEOFFROY
J'ai lu ce matin dans une histoire de la gastronomie que le khan de Ta r ta rie ne se faisait servir à table que par des esclaves recouverts
d'un voile épais, afin d'empêcher leur haleine d'arriver aux mels qu'ils apportaient. Je suis moins sévère; je risquerai cependant cette innocente proposition, que tout serviteur ayant l'avantage de nous servir porte au moins des gants, car je vous le demande, messieurs et mesdames, y a-t-il quelque chose de plus répugnant que l'aspect d'un pouce disgracieux qui s'appuie à nu sur le hord d'un plat?
talma, appelant.
Mahomet !
MAHOMET
M. Talma?
talma, lui jetant une bourse.
Prends cette bourse et achète-loi une douzaine de paires de ganls.
MAHOMET
Je vous rends mille grâces, M. Talma.
MADEMOISELLE DUCHESNOIS
Moi aussi j'ai lu dernièrement le petit ouvrage que l'abbé citait, et j'y ai trouvé maint détail du plus haut intérêt. Leroid'Abyssinie, dit ce livre, juge au-dessous de sa dignité de porter de sa propre main les mets dans sa bouche. Ses pages doivent couper la viande et l'introduire, morceau par morceau, dans son auguste palais.
TALMA. 193
MADEMOISELLE MARS
Si cela peut vous être agréable, abbé, je vous épargnerai la peine de trancher ce canard, et à l'instar du roi d'Abyssinie, je vous ferai manger bouchée par bouchée.
TALMA
L'idée n'est pas mauvaise, nia belle Hippoh le. Mais je devine votre intention. Vous espérez fermer ainsi la bouche à notre honorable critique... métaphoriquement parlant.
GEOFFROY
Merci de votre attention, chère Mars. Il m'est plus facile de trouver le chemin de ma bouche que celui de votre cœur.
Ah ! mon Dieu ! que vois-je?
GEOFFROY
Quoi donc?
DUGAZON
L'abbé Geoffroy a renversé la salière.
TALMA
Triste présage !
MADEMOISELLE MARS
La sup< rsliiioD If prétend, du moins
MADEMOISELLE DUCHESNOIS
Et d'où date cette superstition?
GEOFFROY
Du Nouveau Testament Lorsque le Sauveur donna un souper à ses douze disciples, ce fut Judas [scariote qui, dans la vivacité de ses gestes, renversa la salière. De là cette superstition qu'une salière renversée est l'indice d'une trahison ; de là aussi la répugnance de se trouver treize convives à table, attendu qu'il doit se rencontrer parmi eux un Judas disposé à trahir son seigneur et son maître.
MADEMOISELLE DUCHESNOIS
Dieu soit loué, nous ne sommes ici que cinq !
TALMA
Ce qui n'empêche pas qu'il puisse exister un traître au milieu de nous.
MAHOMET
Faisan rôti et choux de Bruxelles aux truffes.
DUGAZON
Salut, trois fois salut , noble faisan.
GEOFFROY
11 y a de ces mots dont le sens m'est tellement cher, que rien qu'en les entendant, j'éprouve
TALMÀ. 195
une joie ineffable. Dès que je prononce les mots de baiser ou de caviar, de morue ou de printemps, d'amour ou de Champagne, d'ange ou de faisan, l'eau me vient à la bouche et l'argent dans la poche tout à la fois. Ce que le Sirius est parmi les astres, la rose parmi les fleurs, noire Duchesnois parmi les comédiennes, le faisan l'est parmi les volatiles.
TALMA
Le faisan est le mandarin de la volière.
DUGAZON
S'il n'y a pas de faisans au ciel, j'aime autant en être exclu. Les Turcs ne peuvent s'imaginer un paradis sans houris, et moi, je ne puis me Bgurer un Éden sans faisans.
MADEMOISELLE MARS
À la place de Raphaël, j'eusse peint des faisans au lieu d'anges.
MADEMOISELLE DUCHESNOIS
El à la place de Pétrarque, j'eusse chanté le faisan au lieu de Laure.
GEOFFROY
Savez-vous ce qu'a dit Piron? Un dîner sans faisan esl un casqué sans plumet, un vaisseau sans pavillon, un régiment sans drapeau.
TALMA
Vous m'excuserez, abbé, Piron n'a pas dit cela.
GEOFFROY
Eh bien, c'est moi qui l'ai dit.
TALMA
Le nom de Piron me remet en mémoire une autre anecdote. Un poëte amateur lui envoya un jour un faisan. Que fit Piron?
DUGAZON
Il garda le faisan.
TALMA
Bien entendu. Le lendemain matin arrive le donateur du faisan, et il lire de la poche de son habit... devinez quoi?
MADEMOISELLE DUCHESNOIS
Un poignard.
TALMA
Quelque chose de plus terrible encore... une tragédie!
MADEMOISELLE MARS
Et que fit alors Piron !
TALMA
Je devine voire projet, lui dit-il. Reprenez votre faisan, et laissez moi en paix.
GEOFFROY
Qui pourrait l'en blâmer? Rien de meilleur au monde qu'un faisan, mais rien de plus détestable aussi que la lecture d'une ennuyeuse tragédie.
DU GAZON
Ah ! mon Dieu ! que vois-je?
GEOFFROY
Eh bien, qu'y a-l-il encore?
DUGAZON
Monsieur l'abbé a répandu son verre de vin sur la table.
TALMA
C'est bien dommage pour celte nappe dont la blancheur était éblouissante.
GEOFFROY
Le prince de Kaunilz ayant un jour invité un oflicier anglais, qui, comme moi, eut le malheur de renverser son verre :« Est-ce là l'usage dans votre pays? lui demanda-t-il.— Pas précisément, repartit l'Anglais, mais quand cola survient, on est assez poli clicz nous pour n'y prêter nulle attention. » Que dites-vous de la réponse, monsieur Taima?
TALMA
Elle me plail cent fois moins que votre feuilleton d'hier sur la dernière représentation de Phèdre. Comment donc s'appelait ce stupide roi franc qui conçut un jour l'idée baroque de défendre, Dieu sait pourquoi, l'emploi de deux lettres de l'alphabet, sous peine pour le délinquant de perdre les oreilles? Vous savez tout, vous, monsieur l'abbé. Le nom de ce roi vous est-il aussi connu?
GEOFFROY
C'était Chilpéric.
TALMA
Et savez-vous aussi de quelles lettres il avait interdit l'usage?
GEOFFROY
Probablement l'A et l'O , attendu que ces deux lettres trahissaient les souffrances de son peuple.
TALMA
Voilà qui est spirituel, mais très-méchant! Eh bien en supposant que je fusse roi et aussi insensé que ce Chilpéricj devinez quelles lettres je défendrais, moi.
GEOFFROY
Ma foi, monsieur Talma... il m'est impossible...
TALMA. 199
TALMA
J'interdirais absolument l'A et le G.
GEOFFROY
Et pourquoi cela, s'il vous plaît?
TALMA
Parce que ce sont les initiales de votre nom impri niées au bas de toutes vos critiques. J'ai pour votre esprit un respect sans égal, mais vous êtes par trop incisif...
MADEMOISELLE MARS
Ah ! mon cher abbé, qu'est-ce que je remarque donc là?
GEOFFROY
Que remarquez-vous, belle Hippolyte?
MADEMOISELLE MARS
Vous tenez votre fourchette d.1 la main droite et votre couteau de la main gauche.
GEOFFROY
C'est une vieille habitude.
MADEMOISELLE MARS
Mais, mon cher abbé, il est bien plus commode de tenir la fourchette de la main gauche elle couteau de la droite.
Je ne réussirai jamais à me familiariser avec cet usage qui nous est venu d'au delà de la Hanche.
TALMA
La fourchette dans la main droite! À l'époque du déluge, on mangeait ainsi dans l'arche deNoé. Savez-vous, abbé, ce que notre Talleyrand dirait à ce sujet? C'est plus qu'un crime, c'est une faute.
GEOFFROY
Et savez-vous, M. Talma, ce que je lui répondrais? Ce que vous venez de me dire est bien plus qu'une faute, c'est...
mahomet, 'présentant des glaces.
Une glace, monsieur l'abbé.
MADEMOISELLE MARS
Je ne puis approcher une glace de mes lèvres sans penser aussitôt à cette Italienne qui se plaignait le plus amèrement du monde de ce que manger des glaces ne fût pas un péché.
MADEMOISELLE DUCHESNOIS
La singulière idée ! Et pourquoi se plaignaitelle ainsi?
TALMA. 201
MADEMOISELLE MARS
Par suite de sa conviction que dans ce cas les glaces eussent encore été plus de son goût.
Quant à moi, je m'en tiens au melon.
MADEMOISELLE DUCHESN01S
Notre Clairon l'aimait également. D'après son avis, le melon occupe parmi les fruits du dessert la place qui revient à Sémiramis parmi les tragédies de Voltaire.
DUGAZON
Je préfère le fromage de Brie. Un dessert sans fromage, a dit avec raison Brillât-Savarin, est une beauté privée d'un œil.
MADEMOISELLE DL'CHESN'OIS
Moi, je prise le café avant tout. Un repas sans café me semble une fable sans morale.
TALMA
Vous avez raison, chère Joséphine. Le café est l'huile qui assouplit les rouages de notre digestion.
MADEMOISELLE DUCHESNOIS
Est-ce que vous ne buvez pas de café, l'abbé ?
GEOFFROY
Le soir, jamais. Je couronne toujours un souper par un verre d'eau... (// en boit un verre.)
MADEMOISELLE MARS
De l'eau par-dessus le melon ! Est-ce que cela passera ?
Eh, pourquoi pas? Érasme avait, il est vrai, coutume dédire qu'il ne redoutait rien tant que la peste et un verre d'eau. Pour moi, ma chère, celte crainte est chimérique. Avec votre permission, je viderai un deuxième verre.
TALMA
Cela me paraît hardi.
GEOFFROY
Je connais ma nature.
DUGAZON
Le délicieux fromage .'Dernièrement, lecomte Marcellus a composé un poëme de vingt chants en l'honneur de l'ail ; je consacrerai une ode à ce fromage.
GEOFFROY
M. Dugazon est donc poëte?
DUGAZON
Qui ne l'est pas aujourd'hui? Le plus mince
TALMA. 205
écolier capable de faire rimer les mots gloire et victoire, lauriers et guerriers, se pose à présent en poëte.