II.”* PARTIE
' MÉCANIQUE, INSTRUMENS DE CHIRURGIE, CtC.
Lit à extension de la colonne vertébrale , de Vinvenfion du docteur Maisonabe. »
! On voit sur le devant de ce lit , représenté planche 2 ; J un pan coupé en bateau SS. — A- son milieu est un frac- J lionnaire en forme de cadran R, percé dans son centre i d’un trou carré destiné à recevoir le carré d’une manij velle au moyen de laquelle on tourne une roue dont il î sera parlé en décrivant la mécanique placée dans l’inté- ^ rieur de ce lit. Ce cadran tourne en même-temps que la S roue, et l’aiguille Q , placée au-dessus , marque le degré t auquel on l’arrête.
A chaque extrémité du lit AA, NN, sont des panneaux i à double fond, dont les parties correspondantes à Tintérleur du lit sont mobiles et s’enlèvent en tirant en haut ; par la tablette qui recouvre toute leur "épaisseur. — ' Sur ces parties de panneau mobiles , se voient, du côté e la tete BB , une ouverture d’environ 4 pouces de
haut sur 4 lignes de large , par laquelle passe un cordon de soie C, qui lire par l’effet de la mécanique intérieure sur la pièce D , que nous nommons agraffe , et dont on voit une des deux extrémités à laquelle sont quatre boutons en forme de goutte de suif, pour, deux d’entr’eux au choix, entrer dans les trous d’une des deux courroies eece ^ leurs autres extrémités tenant solidement au collier ^, lequel est serré par ses deux extrémités audessous du menton par une petite courroie et une petite boucle qui ne se voit pas , mais qui est annoncée par la lettre G.
Autour du milieu du corps de la jeune personne étendue sur un matelas ferme ou sur un jfond rembourré ppp , dans une direction horizontale ou inclinée à volonté , au moyen de deux vis en bois placées en-dedans des pans du lit vers la tête, est passée une ceinture HH, serrée par une boucle I. — Sur chaque côté de cette ceinture est attachée unebouclepour recevoir ethxeràdlversdegrésrextrémité de gauche d’une courroie KK, celle de droite élantrepllée sur elle -même dans l’étendue d’environ deux pouces, forme une petite anse fendue dans le milieu de sa largeur pour y laisser passer une petite tringle en fer, à deux têtes arrondies L , laquelle placée en travers dans celte anse et unie à son milieu à l’extrémité de gauche d’un cordon de sole mm , tire sur la ceinture par un effet de la mécanique , semblable à celui qu’elle produit à la tête , en passant dans l’ouverture o de la partie mobile du double fond. — On voit, sur la face de ce double fond, la seconde ouverture o , destinée à laisser passer le cordon du côté gauche de la ceinture.
Voilà pour tout ce qui se voit à l’extérieur du lit. Nous allons dire actuellement en quoi consiste le mécanisme intérieur par l’action duquel les trois cordons qui se voient, sortant des faces intérieures des doubles fonds , sont tirés, de sorte que celui de la tête l’est en sens dlamé-
Iralement opposé à ceux des pieds. Nous pourrons offrir , dans un de nos Numéros suivans , le dessin de la mécanique , aussi siinple que l’effet qu’elle doit produire, et qui consiste : r
i.° En une roue de cuivre à i gorge, de 7 pouces de diamètre et de 8 lignes d’épaisseur ;
2°. En deux bascules en bois , longues d’environ 28 pouces , larges de 5 , épaisses d’un ;
. 3.° En deux poids d’environ 3o livres chacun , montés
5ur un petit charriot à trois roues de cuivre.
La roue est montée sur un arbre d’acier, long de i5 pouces, cylindrique sur une étendue d’environ i pied, carre sur celle des 3 pouces restans, le diamètre de la partie cylindrique est de 10 lignes. A une extrémité de • cet arbre soht adaptés en dedans du pan du lit ss une
loue à rochet, et en dehors le cadran dont nous avons i parlé.
Cette roue est percée dans sa gorge de deux petits irons diamétralement opposés.
Elle est établie sur un plancher de 2 pieds de long I sur 9 pouces dé large , placé dans l’intérieur du bois de i lit entre ses deux pans et au milieu, à 8 pouces au-dessous I de son fond , rembourré , ou portant un matelas. A ce ( plancher est pratiqué sur le sens de sa moindre dimension ,
:j une ouverture transversale, longue de 7 pouces , large un pour le passage d’une partie de la roue à gorge qui y tourne, portée par son arbre, sur deux coussinets de I cuivre vissés sur le plancher.
! Un verrou à ressort et à clef s’ouvrant au dehors du lit par une entrée pratiquée à la base de l’aiguille se voit au-dessus de la roue à rochet, vissé sur le pan du lit^Jl est destiné à fixer la roue à volonté. vChacune des deux bascules est attachée , au moyen de eux charnières , par une de ses extrémités sur chaque côté '1 plancher, au milieu; leur autre extrémité est libre.
; \ cello (le ccs basmlcs dont rexlrémilé libre corrcs-
j pond A la tête du lit, est attachée par uhe charnière , une
I lige de fer, longue d’environ i pied, et de 4 lignes d’é-
\ quarissage , percée à son extrémité tournée en haut , d’un
I trou d’environ 3 lignes de diamètre, et munie dans sa
I longueur de trois crochets dans l’un desquels s’engage
i une des extrémités du cordon de soie que l’on voit sortir
par l’ouverture BB , derrière laquelle , sur la partie fixe du double fond, est une poulie dans la gorge de laquelle il passe. A l’extrémité libre de la bascule du côté des pieds du lit, se trouvent au-dessous deux petits bras de fer, d’environ 5 pouces de long sur 5 lignes d’équarissage; chacun d’eux est lié par une de ses extrémités, au moyen d’une charnière à chaque côté de l’extrémité libre de la bascule. Dans leur situation horizontale , ces petits bras de fer forment à l’extrémité de la bascule une traverse don^ chaque bout se trouve d’aplomb à environ I pied au dessous d’une poulie de renvoi placée sur la partie fixe du double fond, vis-à-vis chacune des deux ouvertures qu'on voit au bas de sa partie mobile.
Sur ces bascules sont pratiquées trois gouttières dans lesquelles roulent trois roues, d’un pouce de diamètre, sur lesquelles sont montés les chariots portant les poids.
Les poids sont de fonte ,et leur volume est déterminé, selon le besoin des forces qu’on prévoit devoir employer pour peser sur les bascules dont la charge détermine le degré d’extension de la colonne vertébrale.
Ils tiennent par un cordon passé dans chacun des ^ trous dont est percée la gorge de la roue ; on les meut de droite à gauche ou vice versa , sur les bascules , en faisant tourner la roue qui les fait monter ou descendre. Le fractionnaire placé au-devant du lit marque l’espace parcouru par les poids par 1 eflet de l’évolution de la voue , de manière à déterminer la somme des
forces applicables au degré d extension que l on veut faire subir à la colonne vertébrale.
On voit déjà , d’après cette simple description de noire mécanique:
1. ° Qu’elle opère par un effet simultané de traction en deux sens opposés, \’extension de la partie du tronc coin prise entre le collier et la ceinture, c est-a-dlre , de^ a colonne vertébrale , par la puissance de forces appréciées et divisées par degrés représentés par les numéros^ u
I fractionnaire sous l’aiguille fixe, à laquelle 1 un ou l au 1 tre d’entr’eux correspond toujours , pour en indiquer 1 la somme , qui a été déterminée par le trajet qu on a fait i'« parcourir au poids sur la bascule en tournant la roue ,
3 soit pour l’augmenter, soit pour la diminuer ;
2. ° Que la nature d« ces puissances extensives employées ;] dans notre lit , consistant en la gravité de poids , est J invariable; d’où il résulte qu’en maintenant le principe
de l’extension opérée par les lits de ^Yurlzbourg, nous avons cependant substitué à ses moyens , des moyens qui I nous ont paru préférables , par la raison que la nature ! des nôtres , consistant en la pesanteur spécifique d’un bloc de fonte, n’est pas variable comme l’est nécessairement celle des leurs , qui consiste en des ressorts dont les forces I dépendent, sous le rapport de leur somme et sous celui de leur durée , de plusieurs circonstances^dlversement influentes ; telles , par exemple , que la qualité de leur ma- ! tlère et de leur trempe , le degré et la[durée de leur tension par laquelle s’opère l’extension de l’épine.
Toutefois ce n’est pas sous ce seul rapport que notre Ht diffère avantageusement de celui de Wurtzbourg.
Dans la construction de ce dernier, on n’a eu qu’un objet en vue , celui de tirer en deux sens diamétralement opposés sur les deux extrémités de la colonne vertébrale, de manière qu’elle fut tendue par une force de
tracllon qui suivît une ligne dlrecce de Tune à l’autre de CCS extrémités sans s’écarter de son ax,c.
Tel est réellement l’effet que produit la tension du rcssortdes pieds de ces lits, laquelle ayant Heu à un degré égal sur chacune des courroies de la ceinture, attire en bas en ligne directe le bassin, et par suite l’extrémité inférieure de la colonne vertébrale les deux os des îles descendant aumeme niveau , bien qu’il y en ait un dans les 7, 8/* des déviations de l’épine , de plus élevé que l’autre.
Dans la constructioti du nôtre , au contraire , ayant remarqué , comme nous venons de le dire, qu’une des hanches demeurait presque toujours .plus élevée que 1 autre , nous avons, voulu ajouter à la tracllon directe et commune aux deux hanches vers les pieds du lit , une traction latérale fixe, temporaire ou permanente, sur celle des hanches qui se montrerait phis élevée, sans altérer "d’ailleurs là force de la tractioii sur l’épine; et nous avons atteint ce hut en faisant poser àü= dessus de chacune des deux ouvertures latérales de la partie mobile du double fond des pieds du lit, un crochet qui reçoit un des trois anneaux placés à un pouce d’intervalle, l’un de l’autre , aune extrémité d’ün fort cordon dé soie ; tandis que l’autre extrémité de ce cordon , garnie d’une petite tringle semblable à celle des autres , est déjà engagée dans une anse de cuir cousue à la ceinture au-dessus de la partie lapins saillante de la crête des os des îles, sur l’un desquels il peut convenir d’exercer une traction particulière. Deux doubles crochets placés à côté de l’ouverture BB, y servent au besoin à y retenir l’agraffe fixe (i).
Une nécessité s’est présentée pour rendre les effets de
(i) Nous devonsdire, au sujet des deux doubles crochets du côté de la tête , des deux simples, et des deux derniers cordons du côté des pieds , que ces additions à notre Ht n’y ayant été faites qu’après le tirage des épreuves de 1a planche a , n’ont pas pu y être représentées.
ce perfectionnement encore plus sensibles. Avant d’y avoir songé , les deux cordons du pied du Ut étaient invariablement attachés aux deux extrémités d’une traverse formée d’une seule pièce , à l’extrémité libre de la bascule ; de ! sorte que l’un et l’autre côtés de la ceinture étaient tirés ] également et simultanément. Actuellement que nous avons I substitué à cette traverse deux bras de fer rendus mobiles à la faveur de la charnière qui les unit à la bascule , nous ) pouvons en pesant avec le pied au-dessous du Ht sur celui ) de ces deux bras de fer qui correspond à la hanche qu’il I faut abaisser , exécuter ce mouvement à volonté , et nous le faisons réellemenl^ plusieurs fois le jour d’une manière si prononcée, qu’on voit à chaque pression exercée par notre pied sur le bras de fer, une hanche sensiblement attirée en bas sans qu’il y ait déplacement de l’autre , sans que d’ailleurs la colonne vertébrale cesse d’être tendue en vertu du degré de pression exercé par le poids sur la I bascule.
Chacun peut reconnaître l’importance de cette amélioration , qui consiste en une seconde ligne de traction, qui ne changeant rien à celle qui agit toujours d’une extrémité à l’autre de la colonne vertébrale , remplit cependant une indication de plus , celle d’agir immédiatement sur un des côtés du bassin , et de le tenir plus incliné que l autre au moyen du second cordon qui tire sur elle.
Voilà pour ce qui regarde seulement les améliorations que nous avons introduites, dans les moyens purement mécaniques, des lits employés pour opérer l’extension, et par suite le redressement de la colonne vertébrale déviée.
Mais ce serait trop peu , si elles s’étaient bornées là, puisque nous avions encore à obvier aux inconvéniens très-graves , inséparables de l’action purement machinale de toute puissance appliquée par la mécanique aux résistances d’organes vivans.
Ces puissances, en effet, ne nous offrent aucun moyen d’apprécier exactement le degré de ces résistances; elles ne sont pas sensibles, et le fussent-elles, H faudrait encore qu’elles pussent parler , pour nous rendre compte des efforts que ces memes résistances leur opposent.
Or, c’est de l’Ignorance dans laquelle elles nous laissent à cet égard, que résulte nécessairement pour nous la difficulté extrême, sinon l’Impossibilité de ne mettre en action que des forces modérées selon la nature et le degré des résistances qu’il y a à vaincre ; et c’est à celte ignorance qu’il faut rapporter en partie cet état de faiblesse auquel on voit réduites tant de ces jeunes personnes si inconsidérément soumises à divers moyens d’extension de la colonne vertébrale qui leur ont été appliqués. On réclame tous les jours nos conseils ou nos soins pour des cas plus ou moins inqulétans , tantôt c’est l’impossibilité de se soutenir sans béquilles ; d’autres fois c’est la tête qui se renverse à droite ou à gauche , en avant ou en arrière ; c’est un côté qui est douloureux , et nous avons vu que d’autres fois c’est peut-être pire encore, c’est-à-dire des dépôts qui vont se former, etc. etc.
Il nous fallait donc intervenir nous même , et intervenir immédiatement dans l’appréciation de ces résistances vivantes. C’est ce à quoi nous sommes parvenu d’une manière positive , en disposant les puissances mécaniques que nous employons dans notre lit , de telle sorte qu’elles puissent être à notre gré, en nos mains, des instrumens soumis à notre volonté, et ne pouvant agir par leur propre force que pour seconder la nôtre dans les proportions que nous jugeons nécessaires.
C’est à la faveur de ces dispositions , que nous plaçant derrière le panneau de la tête du Ht, nous saisissons la tête de la personne qui y est étendue, avec nos mains placées, la gauche sous l’occipital, la droite sous le menton, où elle tient en même temps solidement rapprochées les
extrémités du collier; et qu’ayant attiré vers nous sans effort cette partie du corps, nous mesurons exactement la longueur du cordon qui se voit entre l’ouverture du panneau et l’agraffe. {Voy. pl. II). Après quoi , pesant avec notre pied droit sur la bascule autant que nous le jugerons convenable , pour opérer une extension quelconque , nous sommes informé de la résistance qu’oppose la colonne vertébrale du côté de la bascule à notre pied, et du côté de la tête à nos mains ; et c’est après la connaissance de cette résistance ainsi acquise immédiatement par nos mains aidées de l’action du pied , que nous pouvons régler quelle devra être pendant deux ou trois ou quatre beures d’extension confiée à des puissances purement mécaniques, le degré de force qu’il faudra employer, et maintenir par raccourcissement des courroies, dont on serre les boucles d’un ou deux degrés vers le milieu de la durée de la station sur ce lit , pour faire regagner à la pression du poids sur les bascules ce qu’elle aurait perdu de sa force par l’inclinaison d’une à six lignes environ d’alongement momentané de la colonne vertébrale, qui est l’effet ordinaire de deux heures d’extension.
Ainsi, par exemple notre expérience nous a déjà mis en état de juger qu’en général, si au moyen des manœuvres que nous venons de décrire, nous avons obtenu sans faire rougir la face , les yeux , etc., sans , en un mot causer une douleur même peu importune , un alongement de deux pouces (i) en partant de l’état de relâchement absolu de la colonne vertébrale ; nous pouvons fixer la tension
(t) De tous les moyens de juger du degré de cet alongement , celui qui SC rapproche le plus d’une précision géométrique , c’est, à notre avis, de mesurer de combien rentre dans le double fond le cordon sur lequel on tire en pressant sur la bascule du côté de la tête en même temps qu’on fait peser par un aide sur la bascule opposée.
qui doit durer deux , trois on quatre heures dans la pro- })orllon d’un pouce seulement , assurés que nous sommes <}u ,1 un pouce de plus nous n avions pas provoqué le moindre accident , meme en maintenant ce degré d’extension pendant quelques minutes (i).
Quelle que puisse être notre satisfaction de voir depuis plus d’un an que la pratique confirme et rend sensibles les effets que d’après la théorie , notre lit à mécanique doit produire, nous n’avons garde pour cela de le donner comme un moyen assuré et suffisant de redresser toutes les épines déviées. Nous nous respectons trop , et nous tenons trop à notre réputation comme homme privé et comme médecin enseignant cette partie de la science, et en faisant un objet spécial de pratique, pour donner dans de telles exagérations.
On a bien dit , on ne cesse de répandre encore dans le public que par la vertu de moyens extenseurs appliqués aux extrémités de toute colonne vertébrale déviée, il s opère de si merveilleuses métamorphoses qu’en quelques mois on transforme un corps débile et tout déformé, en un corps des plus vigoureux et des mieux faits ; et comment les moins disposés à le croire , pourraient-ils s’en défendre ! Qu’on traite cette question dans une réunion
(i) L’assurance que nous avons acquise que nous pouvons maintenir plus long-ternps cette extension , déjà un peu forcée , nous a encore fait ajouter à chaque côté de l’ouverture de la pièce mobile du double fond du côté de la tête , un triple crochet , dans lequel on peut engager l’agraffe , tandis qu’au moyen de chacun des deux crochets posés près des ouvertures de la pièce mobile du double fond du côté des pieds et des deux cordons dont un est destiné à tirer sur celle des hanches qui serait trop élévée , on fixe invariablementlc tronc , rendant, pendant qu’il est ainsi fixé temporairement , et selon qu’on peut le supporter* sans trop de gêne la compression des coi’ps des vertèbres ou de leurs ligamens intervertébraux plus active.
pins ou moins nombreuse; il sera rare qu’on n’y trouve meme des hommes de très-bonne foi (i) qui vous raconteront de ces merveilles , et qui , si vous paraissez en douter, quelle qualité que vous ayez pour ne croire en cette matière qu’à bonnes enseignes , vous diront fai vu! fai vu!
Et nous aussi nous avons vu , et nous voyons tous les jours, non pas comme ces personnes, des tailles aupa^ ravantx très-difformes et actuellement superbes , faites au tour; mais bien des tailles peu auparavant très-difformes , et actuellement encore très-difformes , quoique d’autres ayant fait , quoique nous ayons fait souvent nous même pour que cela fût autrement ;
Et nous aussi nous avons vu de ces mêmes personnes dont on a célébré en France et à l’étranger, le rétablissement de la santé et la rectification complète de leur taille déviée; et qui cependant plus d’un an après ces mensongères annonces se sont montrées à nous , non pas comme on l’avait dites pleines de santé et la taille très-bien faite, mais faibles et languissantes , chancelantes , les liens de la colonne vertébrale relâchés àV excès dans toute son étendue', et par-là incapables' de se maintenir dans 'aucune attitude ferme.
Maispendant que d« ce côté tout s’exagère en bien, on
(i) Une des causes principales et des plus puissantes du succès de CCS déceptions vient des assurances de guérison données par les parons même de jeunes personnes qui , ayant eu l’imprudence de faire connaître leurs diftormités plus ou moins prononcées , en parlant de leur traitement , plus tard, moins indiscrets mais moins sincères , ont voulu réparer leur tort , donnant comme un succès complet des résultats quelquefois seulement plus ou moins avantageux, et dont d’ailleurs ces mêmes personnes qui disent tant j'ai, vu, ne peuvent se convaincre , par la raison que dans ces cas , ce que 1 art peut cacher, il doit toujours le cacher, n’y ayant rien à gagner à ce que. la nature se montre.
voit déjà, depuis que dans nos cours publics , et dans nos consultations , nous avons fait tous nos efforts pour ramener au vrai , au positif s\xv cette importante matière , il y a une tendance à l’exagération en mal , à l’appui de laquelle on invoque nos propres paroles, c’est ce qui nous fait terminer cet article , en reproduisant notre opinion toute fondée sur des faits , ou des analogies rigoureuses , par les conclusions ou les propositions suivantes.
La partie de la méthode de traitement des déviations de la colonne vertébrale consistant en son extension horizontale , est un des moyens nécessaires et des plus efficaces pour obtenir sa rectification dans les cas où ces ^déviations ne consistent actuellement qu’en la déformation d’organes qui la constituent.
La destruction de vertèbres ; l’ankilose de leurs articulations ; des exostoses qui unissent plusieurs de ces os ensemble dans un état de fléxion quelconque ; la soudure de plusieurs côtes entre elles, états pathologiques que nous avons rencontrés dans nos dissections, dans les dififérens âges , et à divers degrés de difformité ainsi que nous en avons offert des exemples dans nos cours , et dont quelques-uns sont représentés d’après nature, pl. i, fig. 2 et 3 , sont des causes qui rendent tout redressement impossible,