i:u.ooo
Cours du colon disponible, par sortes, en francs, au 19 octobre, les 50 kg. entrepôt :
Upland iMiddling). . . ~S 50
Sca Island (Extra Fine) 3-25 »
Sea Island (Fine). . . '270 »
Haïti (Kair) 73 ..
Savaiiilla (Fair). ... 64 "
Cêara (Fair) 85 "
Pc'rou dur (Good Fair). 11!) ..
Broach (Fine) 73
Bengale (Fine) 5')
Chinî (Good) 62
Egypte brun (Good Fair). 1 17
Egjplo blanc (Good Fair). ir*
Afrique Occident. (Fair). 83
Saigon (Egrené) 70
Autres sortes. — Cotations et renseignements sur demande.
A. et E. Foss.\T.
Le Havre, 19 octobre 1907.
Sucre de Canne et sous-produits.
Clironique spéciale du « J. J'.\. T. ■>. Par M. George de PRÉ.^inin'.
Situation du marché. — Toujours l'aiblc parce qu'il y a abondance de sucre, quoi qu'en disent les maisons parisiennes de spéculation intéressées à la hausse. La betterave a gagné en poids et en richesse pendant les derniers jours de sa maturité, et les déficits annoncés i grand bruit pour entraîner les « outsiders » sont comblés maintenant. En France notre consommation et notre exportation, d'après les statistiques, ont été, ces mois derniers, inférieures aux mois correspondants de l'année dernière. Rien ne peut motiver une élévation des cours sur la campagne qui s'ouvre.
Antilles. — Les arrivages sont virtuellement terminés, on n'attend plus que deux voiliers isolés le i< Galion » et le « Fort-de-France » ainsi que le steamer <■ Dora ».
Le traité franco-canadien n'a pas encore été
publié; il ne le sera probablement qu'après sa ratiticalion par les Chambres. Mais si nos renseignements sont exacts, il sera simplement appliqué aux sucres français le tarif intermédiaire au lieu du tarif général auquel ils étaient soumis jusqu'ici.
Ce tarif intermédiiiire est fait pour les pays ayant un traité de commerce avec le Canada. C'est précisément le cas de l'accord franco-canadien. Le tarif préférentiel est celui dont jouit l'.Vngleterre.
Voici on ce qui concerne les sucres, les droits d'entrée au Canada d'après les trois tarifs.
Ces prix sont faits pour 100 kg. polarisant 9G°, calculant le dollar au change .j fr. IS:
Tarif préféronlicl. au-dessus du n* 16 de Hollande
— — au-dessous — — Tarif intermédiaire au-dessus — —
— — au-dessous — — Tarif général, au-dessus — —
— — au-dessous — —
U li 6 »
En supposant le traité franco-canadien accepté et sauf le cas improbable où les sucres seraient tarifés autrement que les autres produits, la difl'érence de droits d'entrée entre les sucres des colonies anglaises et ceux des colonies françaises tomberait de i fr. lîl à ;î fr. 20 pour sucres supérieurs au n" 10 I). S. et de 3 fr. 53 à 2 fr. 3'i pour les sucres inférieurs.
Dans tous les cas, cette différence suffit pour empêcher le Canada de venir acheter notre sucre aux Antilles. La France continue, donc à être le véritable débouché naturel et régulier des sucres des colonies françaises et. dans l'étal actuel des choses, tout essai d'un autre côté courrait grand risque de réserver de graves conséquences.
Hciinion. — Dans certains centres on annonce de très bons rendements. Les arrivages commencent d'une façon régulière, mais trouvent des prix d'application faibles. Nous cotons aujourd'hui en Bourse de Paris 26 fr. T.'i à 26 fr. 873.
Formose. — Les .laponais s'appliquenl à développer l'industrie sucriôre dans celle ile. Ils donnent des concessions aux capitaiisles qui veulent élever des usines centrales dans les régions productrices de cannes et exigent un matériel pouvant donner de 800 it 1.000 tonnes par jour.
(.es dispositions amèneront la disparition des vieux moulins rudimentaires employés tiepuis fort longtemps par les Chinois.
M" 7G — OcTORRE 1907 JOURNAL D'AGRICULTURE TROPICALE
Des usines se montent avec les derniers perfectionnements.
Java. — On prévoit une augmentation de 100.000 t. par rapport à la précédente récolte.
Le marché américain, sans animation, a déjà refusé plusieurs cargaisons flottantes qui ont été alors dirigées sur l'.Angleterre, contribuant à avilir les prix sur le marché.
Des Java en sacs y sont oblenables à 10/9 cond flottantes.
MexvjW. — C'est un pays privilégié pour la culture delacanne,etsironencroit le" Mexican Investor >> le Mexi(iue serait appelé à rivaliser avec Cuba comme pays producteur. S'il n'est pas arrivé à exporter et s'il a dû même importer pour suffire à sa consommation, c'est que son industrie n'était pas encore outillée et que la main-d'œuvre y était très chère. Mais maintenant de grands perfectionnements sont apportés dans les usines et les cultures sont entretenues par une main-d'onivre plus facile.
Les régions du golfe produi'^ent une canne excessivement grande qui n'a besoin d'être replantée que tous les dix ans. Les régions situées au pied des montagnes donnent une canne plus sèche qui se replante tous les trois ans. Elle est irriguée comme dans l'Etat de Morelos. Mais si les cannes du golfe donnent un jus plus abondant, celles de la montagne sont beaucoup plus riches et d'un rendement meilleur à l'hectare.
Les six dernières récoltes ont donné :
ISM-igoo 75.000 tonnes.
1906-1907 (estimation' 115.000 —
Ce qui fait une augmentation de 33 % depuis 1899-1900.
Louisiane. — On annonce une augmentation dans la prochaine récolle de 150/200.00 t., ce qui compensera, en partie, pour les Etats-Unis le déficit annoncé à Cuba.
Domerara. — L'es planlations en cannes ■venues de graines ont suivi la progression suivante :
1904-1905 9.C1.S acres.
1905-1906 li.743 —
Deux provenances sont préférées : la yariété de Demerara D 109 et D 023, la variété de la Barbade B 208 et B 147.
Le temps a été chaud et sec dans la pre-
mière quinzaine d'octobre. On s'attend à ce que les cannes, qui seront mûres à la fin de l'année, soient très courtes, cause certaine de déception dans le rendement.
Cuba. — Le calme du marché américain a empêché les affaires pendant un certain temps malgré les bonnes dispositions des exportateurs cut)ains. Bien que des pluies soient tombées en plusieurs endroits et en abondance, on se plaint de la sécheresse d'une façon générale. Les avis sur la prochaine récolle sont très contradictoires. Tandis que les uns annoncent une diminution de 20 à 2.5 °/„, les autres déclarent que la récolte prochaine, grâce aux pluies d'octobre, sera égale à celle de l'an passé, certains même assurent qu'elle sera supérieure s'il pleut suffisamment en octobredécembre.
G. DE Pré.vudet.
Nantes, le 10 octobre 1907.
Le Marché du Café.
Chronique spéciale du ■> J. J'A. T. i>. Par M. H. Ver.mond.
Le « Bulletin du Commerce de la Nouvelle- Calédonie et des Nouvelles-Hébrides » mène à Nouméa le bon combat contre les droits qui frappent les cafés coloniaux à la douane française. A ce propos, il reproche au « J. d'A. T. « de taxer de privilège la différence de 78 fr. par 100 kg. entre les droits étrangers et les droits coloniaux.
Je ne crois pas que ce mot de privilège ait jamais été employé sous la rubrique : Le marché du café; mais, l'aurait-il été, que nous n'en serions pas moins partisans aussi convaincus que le i< Bulletin du Commerce » lui-même du dégrèvement total des cafés coloniaux.
Nous traitons ici la question commerciale, et au point de vue des cours la différence de 78 francs se retrouve dans les prix de vente ; par conséquent, le consommateur paie bien le café colonial 78 francs par 100 kg. plus cher que si les droits de douane étaient égaux à ceux des cafés étrangers.
Mais, cela ne nous empêche pas de désirer de toutes nos forces la suppression complète des droits de douane. Seulement, nous soutiendrions noire opinion par d'autres arguments que celui-ci, par exemple, cité par « Le Bulletin du Commerce » : « Supposez les senti-
JOURNAL D'AGRICULTURI- TROPICALE N" 70 — OcTODnn 1007
ments donl seraient saisis nos laboureurs de France si, après les avoir exhortés à produire du Lli', le gouvernement, sur le prix de chaque hecldlitre produit, s'en adjugeait la moitié, et vous aurez une idée du désespoir et de la rage de ces pauvres gens qui, à l'autre bout du monde, se voient froidement ruinés par ceux qui les ont attirés. •
Le gouvernement ne dit pas au planteur : Tu vends ton café 200 francs, j'en prends 100. Il ne s'occupe pas de la valeur marchande du produit, n'établit aucun droit nd valorem; il met simplement un droit sur le poids comme il le fait sur tant d'autres marchandises, comme il devrait le faire sur la vanilline.
Mais, c'est le principe même de la douane qui est faux. La douane est faite pour frapper les produits étrangers ; elle n'a rien :\ voir avec les produits français. Or, les colonies ne sont pas des pays étrangers; elles sont un prolongement de la France et, par cela même ont droit au même traitement pour leurs productions que la France elle-même pour les siennes. Ce n'est pas un régime de faveur qu'elles réclament; c'est le droit commun, c'est-à-dire la justice.
Cours au 22 octobre. Entrepôt du Havre 1 '/» % comptant ; les 50 kg.
.Malabar 68
Salem gragù 70
Moka 110
Java Hollande {bon ordinaire) 'TO
Libéria siip(^rieur de
•lavo 55
Libéria dit d'Afrique. 39
Bourbon 155
Nouméa 98
Kouilou'de Madagascar SO
Santos good average .
Rio lavé supérieur . .
Haïti Port-au-Prince.
Mexique gragé. . . ,, Porto -Cabello et La
Guayra
Ouadeloupe Hab. . . .
Porto-Rico
Costa-Rica lavé . . .
Guatemala lavé
lin
San-Salvador 53
N. B. — Quelques-unes des qualités cotées dans le tableau ci-dessus narriventcn lait jamais au Havre; nous les avons choisies cependant comme permettant de suivre le plus facilement la tendance générale des cours des provenances on question. — Dans tous les cas, nous indiquons les cours à la parité du Havre. — Les cafés des colonies françaises bénértciant d'nne détaxe de 39 francs par 50 kg., il faut diminuer leur cote d autant pour la comparaison avec le reste du tableau.
H. Vermond,
. ,, , ■'. rue des Juges-Consuls.
Pans, 22 octobre 1907.
Le Marché du Cacao.
Chronique spéciale du .. J. d'A. T. ». Par M. Antuime Aixeaume.
La situation générale reste à peu près inchangée ; les arrivages dépassent toujours légèrement les débouchés ; cependant, si certaines sortes, notamment celles d'un prix
relativement élevé, sont plus ou moins abondantes, celles d'un prix modéré fontplutùt plus ou moins défaut et cela contribue à maintenir la fermeté générale des prix. Rien ;\ dire encore des récoltes qui vont devoir donner dans un délai assez rapproché, cependant elles ne paraissent pas, quant à présent, devoir influer d'une manière radicale sur la marche future de l'article.
Pour la France, les statistiques des Douanes fournissent les chiffres suivants :
Huit premiers mois do : 1907 1906 1905
Importations 31.513.200 29.40-2.003 31.691. 000kg
Débouchés 27.694.700 30.535.900 29.628.100
Par suite, les stocks de nos entrepôts étalent :
Au 31 août 11.047.700 l'i.l3S.500 I9.306.000lj
Contre, au 31 décembre. • > 9.462.700 17.410.900
Soit une augmentation de l.o85.000 kg. au lieu d'une diminution de 3.282. 4UU dans la période antérieure correspondante.
Il y a lieu d'ailleurs de remarquer que celte augmentation provient actuellement d'une diminution très sensible de l'exportation, tandis que notre consommation ne cesse de s'accroître.
Les statistiques des Douanes sont les suivantes :
Huit premiers mois : 1907 1906 1905
Consommation. . . . 15.2,57.100 11.705.100 13.423.700lf
Augmentation. . . . 542.000 1.281.400 diili. 881.300
Par suite, avec la situation des stocks audehors, où ceux-ci sont des plus réduits, il serait bien hasardeux de vouloir se faire une opinion concluante de l'avenir précis des prix.
Sur place, les transacUons continuent de n'avoir qu'une importance assez restreinte ; celles-ci atteignent à peu près le chitfre de 6.000 sacs depuis ma dernière chroni(|ue. Les Para, avec des arrivages suivis, ont encore principalement attiré l'attention, pour plus du 1/3 de ce chiOre ; il a été, en-dehors de ceux-ci, traité diverses affaires du Venezuela, de la république Dominicaine, mais bien peu de chose dans les autres provenances.
Mouvement sur la place du Havre, du \" au 15 octobre.
ENTRÉES
Para, Maragnan . . . .
Trinidad
Cote-Ferme, Venezuela.
Bahia
Haïti et Dominicaine .
Martinique et Guadeloupe . . 41
Guayaquil et divers 1125
Totaux 14262
N" 70 — Octobre 1907
SORTIES
Para, Maragnan ISlî 290 S4i
Trinidad 1199 3134 23S1
Côle-Ferme, Venezuela. . . . 2648 3967 3143
Bahia 804 18i-2 19'3
Haïti et Dominicaine ^Sô^ 2G1Ô 1194
Martinique et Guadeloupe . . 2-28 ISi I6S
Guayaiiuil et divers 1335 liOS isn
Totaux lO&is 13^-21 11650
STOCK
Para, Maragnau S305 ',127 17316
Trinidad 15S59 27102 45036
Côte-Ferme, Venezuela. . . . 16278 21S94 35305
Bahia 8590 4622 8080
Haïti et Dominicaine 13284 17977 22D80
jSIartiniquc et Guadeloupe . . 145 2243 3275
Guayaquil et divers 25172 26841 32219
Totaux 87.533 105806 103S11
Depuis le 1"' janvier :