Y. (>AVI.A
Ingénieur- Apronomp.
Mode indigène de décortication du paddy dans l'Inde.
Nous trouvons dans le " .lournal of the Society of Ails •» du 5 juillet 1907 quelques renseignements intéressants sur les procédés primitifs de décortication du paddy en usage parmi les indigènes de lindo anglaise. Nous les résumons ci-dessous :
Le paddy est trempé dans l'eau froide pendant environ vingt quatre heures, ce qui a pour but de ramollir et de nettoyer le grain. Le fumier qui s'y trouve mélangé est délayé et les brins de paille tlolteni îi la surface et peuvent être facilement enlevés.
(I) !• The Agricultural News », 13 juillet 1907. (2\ Cf. .. J. (l'A. T. », n» 4.
(I) " The Tropical Agriculturist »; Suppl., v. juillet 190:.
i2) Loc. cil.
(3) « J. d'A. T. ". n° fi.
N» 78 DiicKMBRE 1907 JOURNAL D'AGRICULTURT; TROPICALE
Le paddy est ensiiile partiellement bouilli, ce ([ui le rend homogène au point de vue des consommateurs et facilite la décorticalion. La méthode qui consiste à cuire le paddy sans eau dans une chaudière chautïée à la vapeur est cependant préférable, au point de vue de la, rapidité et de la régularité, à rébullilion dans l'eau pratiquée par les indigènes : bouilli ou non, le paddy est ensuite séché au soleil; parla cuisson, le grain se gonfle, puis le séchage le faisant se rétracter, il y a séparation partielle de la balle séparée. Le séchage au soleil du paddy non bouilli demande environ trois heures ; celui du paddy bouilli cinq heures, à condition que le grain soit remué sans cesse.
Presque tout le riz consommé aux Indes subit cette première ébullition, les très pauvres gens seuls préférant le riz qui n'a pas été bouilli au préalable sous prétexte qu'il est plus nourrissant.
Dans le Burma il est peut-être préparé un peu plus de riz non bouilli : c'est le seul qui soil exporté.
En Amérique, au contraire, on ne prépare que du riz non bouilli.
Le riz indien est employé exclusivement pour l'alimentation; le riz de Birmanie pour l'alimentation, la distillation et la fabrication de l'amidon, et le riz américain pour l'alimentation et la pâtisserie.
La question délicate estcelle du séchage.
Tout d'abord, c'est une erreur de croire comme on le fait généralement aux Indes, oîi le paddy est presque toujours bouilli et par conséquent séché ensuite, qu'un séchage est nécessaire pour la décorticationà la machine, môme pour le paddy qui n'a pas été bouilli. En Amérique et à Rangoon le paddy est décortiqué dans les usines sans avoir été séché, et de nombreuses variétés de riz du Bengale ont été traitées de môme dans des décortiqueurs d'Engelberg et de Gowies. Naturellement le riz doit être bien mûr et normalement sec.
Le seul point délicat est donc de savoir comment doit être séché le paddy qui a été bouilli.
Ce séchage peut être effectué au soleil dans les climats tropicaux, mais n'est pratiqui' en raison de l'espace nécessaire ([ue pour des quantités limitées. Une ou deux tonnes par jour. On a donc été amené aux Indes et en Birmanie à chercher à pratiquer ce séchage d'une manière artificielle. Il ne semble pas cependant que l'on soit arrivé jusqu'ici à des résultais satisfaisants; on s'est toujours servi de l'aii' chaud et le riz n'est pas aussi blanc et aussi transparent que celui qui a été séché au soleil. M. Rakhal Dass Khan, fabricant de machines à décortiquer le riz à Sulkea, a récemment fourni à un industriel de Chetlah un séchoir qui fonctionne assez bien, mais ne traite qu'environ 430 kg. de grain en huit heures et nécessite l'emploi de quatre manœuvres ; ce n'est par conséquent pas plus avantageux que le séchage au soleil. D'après M. Ghosii, c'est le séchoir à blé de Gibb qui a donné jusqu'à présent les meilleurs résultats.
Le prix de la décorlication du riz par la méthode indigène au pilon revient dans l'Inde anglaise à 6 annas et demi par maund de 25 livres, soit environ 0 fr. OS par kg. ; ce prix est porté à environ 7 annas pour le riz bouilli et ne dépasse guère 6 annas pour le riz non bouilli.
Le temps nécessaire à un indigène pour décortiquer un maund s'élève à 21 heures, décomposées comme suit :
Une heure pour nettoyer le paddy ;
1 heure pour le mettre dans l'eau de lavage et le retirer (le trempage prend 24 heures mais ne demande pas de surveillance) ;
2 heures pour l'ébullition; 1 heure et demie pour remuer le paddy qui reste au soleil, cinq heures, et 16 heures de décorticalion et de vannage. (En fait, cette décorlication et ce vannage sont pratiqués simultanément par deux personnes qui travaillent chacune 8 heures.)
Le nettoyage d'un maund de riz non bouilli prend environ I heure, et le séchage 1 heure; il faut 16 heures pour la décorlication et le vannage, soit en tout 18 heures.
.KUK.NM. D'A(.lil(;ULTUHH TUOPICALE N" 7S — Dkcembhi: liUi":
Rectification.
Une crioiii' s"esl glissée clans la nolico biblioiii-apliique n" 1342 de nolro Journal, dans la dési;;naliondc l'autour du 1res iiili'rc'ssant travail qu'est Vlmliistric Pastoril.
M. RiCAUDO ErNESTO FEUREinA DE C.Ml-
VALuo est l'uniiiue auteur de eet ouvraj^e qui a été considéré à juste titre comme digne de figurer dans la Bibliothèque ofliciclle du Ministère de l'Agrieulture de l'Etat, cl dont la publication a été patronnée par ]\f. le D' José IJoteuio, Secrétaire actuel de l'Agriculture de Saint-Paul.
La fructification du Dattier à la Dominique.
M. J. Jones, curateur du Jaidiu lîolanique de la Dominique, signale dans r (< Agrieultural News» (octobre 1907) la première fructification de dattiers obtenus de semis à la station en 1891. Les graines, reçues de Kew, provenaient de variétés d'Orient, parmi les(|uelles la variété Tafilat, l'une des plus appréciées. (Juelques intlorescences mâles apparues cette année permirent de féconder les régimes et d'obtenir des dattes qualifiées » excellentes » pour l'un des deux pieds- fertiles. La récolte a dû être faite prématurément pour protéger les fruits de l'humidité et des oiseaux.
M. Jones, qtii rattache l'un des producteurs de celle année à la variété Tafilat, malgré l'incertitude du semis et le défaut des moyens de comparaison, est d'avis que la datte constitue un fruit d'avenir pour les parties sèches des îles des Indes Occidentales. C'est peut-être aller un peu vite, étant donné la précarité des premiers résultats sur le-quels est établie cette conclusion ; l'expérience eût sans doute été
plus concluante si elle avait porté sur des rejets de bonnes variétés choisies dans les centres de grande production. iNous avons relaté les tentatives de ce i;enre entreprises, sans grand succès jusqu'à présent, par les Américains en Floride et en Californie. <t. L.
Congrès international des Industries frigorifiques.
On nousinforme f|ue. le preinierCougrès des industries du froid s'ouvrira en juin 1908, à Paris, sous le patronage du Ministre de l'Agriculture et de nombreuses sommités scienlili(|ues et politiques ; de nombreux comités ont été organisés à l'étranger, au Cap, en Argentine, en Australie, qui donneront certainement de l'intérêt aux séances. Les principales questions se rattachant à l'agriculture des tropiques et subtropiques seront discutées dans les sous-sectinus F. (î et 11 Conservation industrielle des denrées périssables et des produits des colonies. Industries alimentaires). Le Secrétaire Général est M. DE Loverdo, dont nous avons annoncé plusieurs travaux et ouvrages sur la partie dans les notices bibliographiques.
La Rédaction.
Avis important
Nous prions instamment nos abonnes d'iiulre-mei', pour éviter des retards legreltabU^s liiins la n'ccplion du jmiiiKil. de bien vouloir régler leurs abonnements, car nous serions obligés de suspendre leurs services.
Les envois de fonds devront être faits par chèques ou mandats au nom <\o M. l'.Vdminislrateur du << Journal d'.Xgiiculture Tropicale », 21, rue Uautefeuiile.
P.Tris. — L. Maretuel'x, imprimeur, 1, nie Cassette.
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r,'o 7S — Df.crmbre 1007 JOURNAL D'AGRICULTURE TROPICALE
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