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N. DE LA. R

Le document, que nous publions ci-après, indique où en étaient les cocoteries du Togo, il y a quatre ans ; en effet, le voyage de M. le professeur Wohltmann, auquel sont empruntées nos données, date du mois de décembre 1899, bien quesa publication(comme Supplément du « Tropenpflanzer ») soit re-

lativement récente. Nous ne saurions préciser en ce moment — n'ayant pas le dossier sous la main — toutes les modifications survenues depuis l'époque du voyage de M. Wohltmann; mais il est certain que le pullulement des ennemis s'est aggravé; au nasicorne, mentionné plus loin, se sont ajoutés d'autres insectes, et la situation est devenue assez inquiétante pour décider le « Comité d'Economie Coloniale » de Berlin à envoyer en mission au Togo un spécialiste, M. le professeur Hollrung, de la station de Pathologie végétale de Halle-sur-Saale ; ce savant est d'ailleurs chargé d'étudier en même temps les maladies et ennemis de certaines autres cultures, au Togo et au Cameroun. Nous tiendrons nos lecteurs au courant des résultats de cette mission; ce nous sera d'autant plus facile que M. Hollrung est un abonné du « J. d'A. T. » et nous a même promis sa collaboration éventuelle.

Comme nous l'avons dit plus haut, le cocotier ne prospère au Togo que dans les sables de la côte; voici ce qu'en dit exactement M. Wohltmann :

« L'altitude de cette région côtière est faible, elle ne dépasse guère dix mètres ; le sol est essentiellement du sable marin.

Cependant, dans les dépressions (lagunes desséchées), le sol est argileux, particulièrement à Lomé. Les sables côtiers ne sauraient être utilisés autrement que par la culture du cocotier ; les plantations européennes de Kpeme aussi bien que les bosquets de cocotiers des indigènes, disséminés dans la campagne, enseignent que le pays convient particulièrement à cette culture,

(( L'entreprise même de Kpeme est en très bon état ; le terrain situé à 6 mètres environ au-dessus du niveau de la mer, renferme, dans les couches profondes du sable, une nappe d'eau saumâtre, comme l'aime le cocotier. La plantation couvre actuellement

3o2 JOURNAL D'AGRICULTURE TROPICALE N° 28 — Ocr. 1908

une surface de 65o hectares, sur lesquels « Je rappelais tout à Theure que le cocos'élevaient, à re'poquedemavisite,94.oooco- tier pousse lentement; cependant, dans cotiers, plantés à six mètres les uns des aucune des cocoteries de TEst Africain Aileautres. Il y avait encore en pépinière 60 à mand, je n'ai vu une croissance aussi vigou- 70.000 pieds destinés à être plantés en igoo; reuse et un état général aussi bon qu'à l'irrigation, faite à l'aide de puits et de mou- Kpeme. Le voisinage de la mer, le terrain lins à vents, était l'objet de grands soins. La nivelé, bien uni, l'abondance de mainplantation employait 100 ouvriers, payés d'œuvre, ajoutent aux avantages de l'entreenviron jS pfennigs (o fr. 94) par jour; ils prise et font que les frais de culture y sont venaient en partie des villages voisins, les relativement peu élevés. Au moment de ma autres étant logés, à Kpeme même. visite, toutes les dépenses engagées ne dé-

« J'ai trouvé la plantation dans un état passaient pas deux marks (2 fr. 5o) /'(Sfr arère

remarquable, et le mérite en revient à présent. C'est peu, vu les bâtiments cons-

M. Wœckel. Les palmiers montraient de truits, le matériel et le cheptel. C'est peu,

nouvelles pousses et étaient tenus très pro- surtout en comparaison de ce que coûtent

près. Mais l'espacement (6 m.x6 m.) est in- les cocoteries de Samoa. Si quelque ouragan

suffisant; dans l'Est Africain Allemand on a ne vient pas dévaster la plantation — et

soin de planter à 8 m. x 8 m. A Kpeme, il y toutes les cocoteries sont exposées à ce dan-

aurait donc lieu de ne pas replanter les ger — j'ai la ferme conviction que Kpeme

manquants qui se produiront et d'adopter à donnera un jour de beaux dividendes,

l'avenir un écartement d'au moins 7 m.X7 ni. « Par contre, les cocoteries situées dans le

« Ce sont des bœufs qui assurentlestrans- voisinage de Lomé m'ont fait une très mauports et les labours, à Kpeme. Ces animaux vaise impression; elles présentaient, en parviennent de l'hinterland et sont en très bon ticulier, beaucoup de manques. Cela tient état. Le sol défriché est tout d'abord planté moins aux conditions naturelles qu'à l'aben sésame; le produit de cette culture, qui sence de soins et d'entendement. Il faut réussit plus ou moins suivant les conditions ajouter que les nasicornes ont terriblement météorologiques, est expédié en Europe. Le ravagé les palmiers. Les insuccès éprouvés à bénéfice immédiat est faible, mais le sésame Lomé rappellent qu'il faut apporter une nettoie le sol; cette utilisation est donc, en grande attention à la plantation et à l'entresomme, très judicieuse. tien des cocotiers; mais il serait absolument

(c II y a tout lieu de croire que Kpeme injuste de se baser sur les mauvais résultats paiera largement le capital qui y a été dé- obtenus dans cettelocalité pour déconseiller, pensé. Mais il faut naturellement attendre d'une manière générale, la culture du cocoencore 4 ou 5 ans, le cocotier étant un arbre tier au Togo. Je la considère, au contraire, de croissance lente. Pendant leurs premières comme très rémunératrice, sur lîtoute la années, les palmiers souffrent en général bande sablonneuse delà côte, à condition, des attaques du nasicorne. Mais comme ces bien entendu, que la direction soi't raisonlarves sont recherchées et détruites avec nable. » soin, les dégâts sont peu importants. , io.

La culture du Sisal aux Iles Hawaï

Importance des plantations. — Fonction biologique des racines' aériennes. — Rendements. —

La maladie du Sisal, au îles Bahamas.

CoNTEïi [Frank E.) : The cultivation of Sisal Nous ne nous doutions pas — nous

in Haxraii {Euh. n° 4 of Hawaii Agricul- l'avouons volontiers— -de l'importance que la

tura Experiment Station). In-8% 3i pp., culture du Chanvre de Sisal ou Henequen

Illustré. Honolulu, 1902. [Agave rigidd) a pris aux îles Hawaï. La pre-

^«28— OcT. ioo3 JOURNAL D AGRICULTURE TROPICALE

mière introduciion de Tespèce dans Tarchipel date de 1893 où le gouvernement en fit venir 20.000 plants (variété inerme) de chez ReasoNER. Vers la même époque un essai ,de culture de Sisal fut tenté sur quelques-unes des plus mauvaises terres de la célèbre sucrerie Ewa; cet essai, fort heureux, à abouti à la constitution de la « Hawaïan Fiber Co. « et a provoqué la création d'un certain nombre d'autres plantations plus ou moins importantes : La plus considérable, celle de Knudsen, dans l'île de Kauai, comprend 3oo.ooo pieds, plantés en 1902; d'autres, plus petites, se trouvent dans les îles de Molokai, Maui et Hawai ; dans cette dernière île, il y a lieu de citer la plantation de Kona et celle d'Olaa. Deux des planches qui ornent la brochure de M. Conter, sont des vues (machine à défibrer et cour à sécher les fibres), prises dans une plantation située à Oahu et qui s'appelle : « Sisal ».

Le Sisal, dit l'auteur, n'est plus à l'essai aux îles Hawaï; c'est une industrie bien établie, et qui convient à merveille aux versants sous le vent (« Kona districts» de toutes les îles de l'archipel; terrains arides et relativement peu fertiles, où les cultures dites riches(canne, cacao, tabac, vanille, etc.) ne sauraient réussir sans de coûteuses installations d'irrigation.

L'auteur afifirmeque 1'^. rigida sait profiter directement des rosées: l'eau canalisée vers le tronc par les gouttières des feuilles, serait absorbée par les radicelles aériennes qui se trouvent à la base et à l'aisselle des feuilles inférieures; et également, par le tissu même de la base des feuilles. D'une manière générale, on lira avec profit les page où M. Conter expose les exigences et préférences du Sisal en ce qui concerne le climat et le sol.

D'une manière générale, le Sisal se montre très précoce aux Havaï; en effet, la première cueillette, d'environ 25 feuilles,)' alieu 3 ans ou 3 ans et demi « après la plantation ». Le contexte ne permet pas de bien comprendre si ce compte (3 ans à 3 ans 1/2) part du moment de la mise en pépinière ou de celui de la mise en place, qui a lieu au bout d'un an environ. Au moment de l'émis-

sion de la hampe florale, qui se produit, selon le cas, 6, 7, ou même 0 ans après la plantation, la plante laissée intacte porterait une moyenne de 235 feuilles, dont 1 85 mûres ou vieilles, et 5o destinées à mûrir dans l'espace d'une année, à condition que la hampe soit supprimée.

La Station agronomique s'est livrée à des expériences très intéressantes pour établir le rendement des feuilles en fibres; les résultats ont varié de 2,37 ",, à 3,5o , , selon les conditions d'espacement, d'âge, de sol, etc.; ces taux représentent de la fibre nette, débarrassée de toute trace de pulpe, ce qui n'est pas le cas de la fibre obtenue industriellement. A ce titre, les chiffres constatés sont nécessairement inférieurs à ceux qu'on aurait obtenus en fibre marchande, encore chargée d'une certaine quantité de gomme.

Mais d'autre part, dans les essais de la station on retirait des feuilles la totalité de la fibre, tandis que les défibreuses mécaniques en laissent fatalement perdre une partie.

Pour ce qui est de l'espacement convenable, M. Conter ne compte pas moins de 600 pieds à l'acre dans les sols les plus riches où l'Agave se développe le plus vigoureusement, et pas plus de 900 pieds dans les plus pauvres.

Nous avons lu avec intérêt, à la p. 14, le fait suivant, dont nous aimerions cependant cependant avoir confirmation. On aurait eu l'occasion de comparer, dans certain sol du Yucatan, les rendements et la végétation du Sisal à 60 ans de distance. En i832. la première cueillette se faisait 2 ans après la mise en place, et les cueillettes se continuaient pendant dix ans à raison de 23 feuilles par année, répondant à 750 Ibs. de fibre à l'acre. En 1902, la première cueillette ne se faisait plus qu'à l'âge de 5 ans après la mise en place, et les cueillettes successives, 12-15 feuilles par an, et prolongeaient sur une espace de I 5 à 20 années; ces feuilles ayant environ 4 '/o pieds de long et 4 à 5 pouces de large, M. Conter calcule que cela représente environ 400 Ibs de fibre par an, à l'acre. 11 en tire cette conclusion : qu'il n'y a pas avantage à cultiver le Sisal indéfiniment sur le même sol, car celui-ci s'épuise. Tout

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en faisant nos réserves sur les faits matériels (nous craignons qu'il n'y ait eu interprétation large des sources bibliographiques, plutôt qu'observation directe), nous acceptons la thèse de confiance; elle est logique.

Puisque nous parlons d'épuisement, signalons les analyses chimiques de fibres de Sisal données dans la brochure ; elles ont été faites par le D'' Shorev, du service de santé des Hawaï.

Une lettre de M. Lyster H. Dewey, du

Dép' d'Agriculture de Washington, reproduite à la p. 3o, nous apprend qu'en mai 1902, ce botaniste a constaté aux Bahamas l'apparition d'une maladie cryptogamique du Sisal qui, sans avoir encore produit de grands dommages, cause cependant une certaine inquiétude : car elle se propage de proche en proche. 11 y a lieu de mettre en garde les planteurs des autres pays, afin qu'ils évitent d'introduire chez eux cette maladie, d'ailleurs encore indéterminée scientifiquement.

Farine de Banane

Procédé de fabrication moderne, — Avantages du bananier-figue sur le bananier-plantain.

D'après E. Leuscher,

Nous avons déjà donné de nombreux documents sur la farine de banane (i).

Ce que nous publions ci-après, provient de la revue allemande « Das Echo », cahiers des 24 avril et i5 mai 1902.

Nous avons été particulièrement contents de rencontrer dans 1' « Echo » un extrait de la plaquette de Leuscher, et ne regrettons qu'une chose, c'est qu'il soit bien court : sur i9pages; r « Echo» n'en donne que deux.

Nous avions eu connaissance, depuis longtemps, de ce travail, et nous l'avions demandé au « Kolonial-Wirtschaftliches Komitee » de Berlin, qui l'a édité. Il nous fut répondu que c'était une publication confidentielle, destinée aux seuls membres du Comité, et que l'auteur en avait interdit la distribution aux personnes étrangères.

Aujourd'hui, grâce à 1' « Echo », le texte de Leuscher est dans le domaine public, et nous n'éprouvons aucun scrupule à le reproduire :

M. Ernst Leuscher, chimiste et docteur d'une Faculté allemande a été, sauf erreur, à la tête d'une usine de farine de banane à Montpellier-Estate (Jamaïque), aujourd'hui fermée. Il avait demandé au Comité de Berlin de le charger d'installer la même industrie sur la côte occidentale d'Afrique;

(i) Voir « J. d'A. T. », n"* 4, 5, 7, i5, etc.

l'affaire n'eut pas lieu, les gouvernements du Togo et du Cameroun ayant répondu qu'il n'y avait pas assez de bananes pour l'alimentation des indigènes.

Le 24 avril, « Das Echo » publiait la lettre suivante, signée des initiales F. U. M. :

« Voilà 12 ans que je vois de loin en loin dans r « Echo » quelque note sur la farine de banane.

« Or, ayant voyagé dans l'Amérique du Sud et dans l'Amérique centrale pendant 6 ans, j'ai interrogé tout le monde à ce sujet, et je n'ai jamais pu apprendre rien de sérieux. J'ai aussi cherché à me renseigner par correspondance ; j'ai écrit au Mexique, au Venezuela, sans plus de résultat.

« La Compagnie Wœrmann (navigation africaine) ignore également la farine de banane. Je commence à me demander si ce produit a jamais existé. Si un jour, je mettais la main dans une bonne source d'approvisionnement, je pourrais placer de grandes quantités de cette farine, dans une entreprise de boulangerie et de biscuiterie ».

C'est en réponse à cette invitation que r « Echo » publiait, dans son numéro du i5 mai 1902, l'extrait qui suit, du mémoire de Leuscher.

M. Leuscher reconnaît qu'il a été fait encore peu d'essais sérieux de fabrication de

N« liS — OcT. 1903 3J0URNAL D'AGRIC

t arinede banane, pas plus que de banane sèche. Parmi les personnes qui en avaient essayé, les unes, dit-il, manquaient de capitaux, les autres de connaissances, d'autres encore des uns et des autres. Il estime qu une entreprise vraiment commerciale ne pourrait être établie, à l'heure actuelle, que dans un petit nombre de régions : la côte atlantique de l'Amérique centrale, la Jamaïque, Cuba. C'est, d'ailleurs, la Jamaïque qui lui paraît offrir le plus d'avantages.

A ce propos, il y a lieu de rappeler une communication de la très puissante « Jamaïca Agricultural Society » : Dans un récent Bulletin de cette Société (« Journal of the J. A. S. »), on pouvait lire l'offre d'une grande maison de Londres, qui promettait des prix de 3o à 35 shillings par hundred weight (cwt.) de 5o,8 kg. de farine de banane prise sur place ; le bureau de la Société estimait ces prix rémunérateurs pour les producteurs établis dans un pays de bananes, mais trop loin des ports pour pouvoir exporter les régimes à l'état frais.

Contrairement à l'auteur cité dans le n° I du « Journal d'Agriculture Tropicale», M. Leuscher préconise, tant pour la farine que pour la banane sèche, l'emploi de la figue-banane (banana des Anglais) de préférence à la banane-à-cuire (plantain des Anglais).

Des bananes à cuire, présentées sous forme de fruits secs, sont peu appétissantes, dit-il. Quant à la farine, on peut bien en tirer de bonne qualité, mais on y trouvera-moins de bénéfices qu'en s'adressantà la figue-banane. Voici le calcul, qui envisage évidemment la Jamaïque :

« Les deux bananiers sont de taille à peu près égale et on peut en loger à peu près le même nombre dans un hectare. Or, chaque banane-figue fournira en moyenne un régime de 7 mains, soit 92 bananes, chaque banane pesant i5o gr. (moyenne basée sur des milliers de pesées): la banane plantain fournira tout au plus des régimes de 6 mains contenant 3o bananes de 225 gr. chaque ;on rencontre bien des bananes-plantains de un demi-kilo, et même de un kg., mais ce sont des exceptions dont il n'y a pas

ULTURE TROPICALE 3o3

lieu de tenir compte dans une évaluation industrielle.

«Donc, un bananier-figue produit i 5o X 92 ou I 3.800 gr. de bananes fraîches, peau comprise, mais sans pédoncules. Dans les mêmes conditions, un bananier-plantain ne produit que 225 X 3o soit 6.750 gr.

« La composition chimique des deux variétés est à peu près la même, en particulier pour ce qui concerne la proportion d'eau. Ainsi donc pour la culture industrielle en vue de la production de farine et de conserves, le bananier-figue offre un avantage indiscutable sur le bananier-plantain. Dans ce qui suit, et sauf indication contraire explicite, on ne s'occupera plus de ce dernier, mais uniquement du bananier-ligue.

« On pourra convertir en farine toutes bananes vertes trop petites ou ayant subi quelque cassure, ou pour tout autre motif impropres à l'exportation directe aussi bien qu'à la fabrication de conserves ; ces bananes ont l'avantage de pouvoir s'acheter à moitié prix.

'< Le rendement en farine se calcule sur cette base : Les peaux constituent les 20 % de la banane; d'autre part, une farine de bonne conservation contient i5 % d'eau; or, la banane fraîche en contient 76 % . Nous avons vu plus haut qu'un régime de 7 mains, c'est-à-dire cle 92 bananes, représente un poids utile dé i3.8oo gr. (bananes entières, mais sans pédoncules). Déduisons 20 % de peaux, soit 2.760 gr. ; il reste i i .040 gr. de pulpe contenant 70 ?4 d'eau. Cette quantité fournira 4.968 gr. de farine à i 5 % d'eau.

« En pratique ce calcul revient à ceci : il faut 10 régimes de bananes-figues pour faire 5o kg. de farine. Il en faudrait, pour la même quantité, 20 régimes de bananes-plantains.

« La composition chimique de la farine est à peu près la même, qu'elle provienne de bananes-plantains ou de bananes-figues. Elle répond en movenne aux proportions suivantes :

Eau I 5,00 %

Amidon et dexirine 7^«92 %

Matière grasse 1,14 %

Albumine 3,27 %

Fibres, matière colorante, ta-

JOURNAL D'AGRICULTURE TROPICALE N» 28 — Oct. 1903 4,70 "^

nin, etc

Cendres (dont 25 % d'acide phos-

phorique) 1,96 %

« Voici maintenant, très abrégée, la meilleure manière de fabriquer la farine de banane :

« Les bananes vertes, qui sont seules à

toiles contiennent 120 mailles par pouce carré. Ce qui reste sur le tamis est passé sur un simple moulin et tamisé à nouveau.

« Une farine de bonne conservation doit contenir i 5 % d'eau. C'est dans cet état qu'on l'emballe dans des caisses ou barriques à farine, au besoin même ayant déjà servi. On

envisager sous le rapport de l'amidon et, prend soin de les garnir de papier.

partant, de la farine, sont bien difficiles à peler. Pour y arriver quand même, on les plonge dans l'eau chaude, à 80° C, oîi elles restent de 4 à 5 minutes.

« Une fois les bananes refroidies on les

« La farine de banane est jaunâtre; le principe colorant ne se dissout pas dans l'eau; il est soluble dans les acides dilués et leur communique une teinte rosée. L'examen au polarimètre ne révèle point de sucre

pèle sans difficulté. Les fruits épluchés sont actif. L'odeur est celle bien caractéristique

introduits dans le séchoir. Il faut que ce de la banane fraîche; la saveur est agréable,

dernier soit un appareil à vacuum (séchage "" peu douceâtre. Avec les liquides tels que

dans le vide) et que l'intérieur de l'appareil eau, lait, bouillon, on obtient une bouillie

puisse être chauffé.

« Les bananes renfermées dans le séchoir sont remuées d'une manière continue au moyen de pelles qui alternent avec des couteaux fixes Ces pelles sont mues par un système de courroies. A leur sortie du séchoir, les bananes se présentent déjà presque à l'é- à Cuba : M. Alberto Pedkoso vient de nous tat de farine. Avec un vide de 700 mm. la communiquer, comme suite à sa première lettre ... , , , , (v. « J. d'A. T. » n» 25), des chiffres et des échan-

dessiccation ne prend pas plus de 2 heures. ... .. j • j' .. j 1

^ r r tillons. Nous nous en voudrions d attendre le pro-

« Après avoir vidé l'appareil, on passe la ^hain numéro pour lui en exprimer notre reconmasse sur des tamis mécaniques dont les naissance.

sans grumeaux. La valeur de la farine de banane au point de vue de la panification est minime; mais c'est une matière excellente pour la biscuiterie. »

N. D. L. R. — Nous publierons prochainement des détails sur la fabrication de farine de banane

sb S-;

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