LES PHKMIERS HOIR DE
famille royale est tous les jours de plus en plus en butte aux insultes des factieux. 11 se fait dans cee affreuses assemblées des motions horribles contre le Roi et la Reine. Les prêtres et les nobles sont indignement persécutés dans toute la France. L'Assemblée est divisée en plusieurs (actions distinctes. La dominante paraît être celle des républicains, des anarchistes et brigands. C'est ce qu'on appelle la Montagne, parce qu'ils se placent ordinairement sur les gradins à l'extrémité de la salle...
M. le prince de Condé se voit encore forcé de partir d'Oberkirch avec tout son monde et de ae rapprocher de Maycnce. Il faut renoncer à l'espoir d'une tentative sur Strasbourg et éviter d'être attaqué par Luckner et trahi par le duc de Wurtemberg, lequel s'est vendu aux jacobins dans son dernier voyage à Paris, où il fréquentait beaucoup de ceB scélérats et assistait souvent aux séances de l'Assemblée Nationale. Pendant que toute cette division se cantonne ilans le Bergstran, de l'autre côté du Rhin, en face de Worms, M. le prince do Condé et ses enfants viennent à Cobtentz. Ils y arrivent par un temps affreux et la neige la plus abondante. Ils ont versé & Nastetten et M. le duc de Bourbon s'est blessé à la jambe. Tout le monde s'empresse à témoigner à M. le prince de Condé la vénération qu'inspire sa conduite en dernier lieu, avec toute la noblesse qui est venue se mettre à ses ordres et dont il est autant le père que le chef. Sa cour est ici aussi brillante et aussi nombreuse qu'autrefois au Palais-Bourbon, les jours de grand diner. Ces princes repartent peu de jours après pour aller s'établir à Bensheim, près Hippenheim, dans le voisinage de Darmstadt, sur la rive droite du Rhin....
11 est arrivé depuis quelque temps à Coblentz un certain Suleau, qui s'est fait connaître à Paris par quelques écrits aristocrates très piquants et dans lesquels il a indignement traité le duc d'Orléans et La Fayette. Il fut arrêté et la gaieté de ses interrogatoires ont pendant quelque temps amusé la capitale. C'est une tête vive, ardente et bien disposée à faire des sottises. Quoique royaliste, il est naturellement frondeur. Il a d'abord été assez bien accueili par nos princes qui ont agréé sea offres de service et l'éïa-
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bassement d'un journal aristocrate qu'il doit faire imprimer & Neuwied. Mais à juger par les premiers numéros de cette feuille, je doute que le sieur SuJeau aie longtemps l'approbation de la plus grande partie de ses lecteurs. L'article politique est rempli d'invectives contre les puissances et particulièrement contre l'empereur, qui ne peut qu'être très mécontent de se voir insulté dans un journal fait en apparence sous les yeux de nos princes. Suteau ne se contente pas de ces incartades, 11 fronde trop ouvertement ce qui se passe ici et ne ménage pas Monsieur et ses entours. Cela occasionne le renvoi d'un secrétaire de M. de Calonne qui l'était devenu du conseil des princes. Le sieur Cristin, qui paraissait jouir de toute la confiance de Calonne, a été le distributeur des numéros du journal de Suleau, lequel, mécontentdu traitement dont il est menacé, a abandonné la feuille, quitte Neuwied et retourne à Paris où ii ne manquera pas de clabauder contre Coblentz. Les princes, voulant enfin user d'un moyen que les royalistes ont trop négligé depuis le commencement des troubles, celui d'écrire comme l'ont fait les révolutionnaires, auraient dû faire choix d'une plume plus habile et en même temps plus sage. Leur argent aurait été mieux employé
M. d'Albert de Rions, chef d'escadre, commandeur de l'ordre de Saint-Louis, dont il a été fort question depuis le commencement de la Révolution, soit a cause de son commandement à Toulon, où il a essuyé toutes sortes de persécutions, soit à cause de son commandement de l'escadre de Brest, en 1790, où il pensa être ta victime de l'insurrection des matelots, arrive à Coblentz, venant de Provence, à cheval, et ayant ainsi fait cette longue route par la saison la plus rigoureuse et dans un âge avancé. Il reste peu de temps ici et va rejoindre les cantonnements des officiers de la marine, dont le nombre est très considérable et augmente journellement. Ils se sont formés en compagnies à pied et même à cheval. Ils manœuvrent et s'exercent avec le zèle le plus exemplaire. 11 y a déjà beaucoup d'officiers généraux de ce corps et un grand nombre de capitaines de vaisseau.
M. de Galonné fait quelques voyages soit à Francfort soit à Cologne. 11 court après un million que Léopold a pro-
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LES PRKMIIRS HOIR Bt I79Î 31»
mil aux princes depuis le traité de Pilota. Hais lorsqu'il a été question de toucher cette somme, il s'est continuellement trouvé des obstacles, soit de la part des banquiers, soit de la part du cabinet de Vienne, dont la conduite ne manifeste pas les procédés les plus francs. Les princes attendent encore 1.500.000 livres de l'Espagne et 1.300.000 Livres de Naples. Tous ces retards les mettent dans le plus cruel embarras, ainsi que tous ceux qui ont compté but les appointements qu'ils ont promis par leurs règlements.
Cependant, à la fin de ce mois, il arrive un courrier de Berlin qui apporte les nouvelles les plus satisfaisantes. Les membres du conseil conviennent d'en garder le secret, mais M. de Calonne ne peut se taire; il en fait part à quelqu'un aussi indiscret que lui et le soir même tout le monde sait à Coblentz que te roi de Prusse destine un corps considérable pour agir avec nos princes et les émigrés. Le commandement en doit être donné au duc de Brunswick, qui a la réputation du meilleur général de l'Europe, dont le grand Frédéric faisait beaucoup de cas et qui, pendant la guerre de Scpt-ans qu'il a faite contre nous avec la plus grande distinction, était connu sous le nom de prince héréditaire de Brunswick.
Le prince de Galles, voulantapparemmentprouverqu'il a. rompu toute espèce de liaison avec le duc d'Orléans et voulant donner à M. le comte d'Artois des marques de son estime, lui a fait présent d'un 1res beau cheval anglais. Il arrive à Coblentz. Monsieur a une forte attaque de goutte dans lu courant de ce mois Uu fils cadet de H. de Laborde, capitaine au service de l'empereur dans les chevaux légers de Kinsk, passe à Coblentz, arrivant de Vienne, Il a l'honneur de rendre ses devoirs à nos princes. Il en est fort bien traité. Ce jeune homme est d'autant plus intéressant par sa manière de penser qu'il a pour frère aîné un des plus grands coupables de la première assemblée. Le sieur de Laborde de Méréville, n'ayant pas eu de peine, vu son énorme fortune, d'être élu député du tiers de la ville d'Etampes, est arrivé aux États Généraux avec les sentiments les plus révolutionnaires. Il s'est intimement lié avec les principaux factieux, qui eu ont tiré beaucoup d'argent pour seconder au commencement leurs atroces projets.
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Laborde a été constamment un des membres les plus zélés du côlé gauche et est encore un jacobin forcené. Son père, dont la fortune eat de plus de 30 millions, n'a pas une fa^on de penser bien nette. L'intérêt, ayant été son guide pendant toute sa vie, le conduit encore en cette circonstance et dirige son opinion.
Dans les derniers jours de ce mois, le ministre Sainte- Croix, après s'être dit malade pendant plusieurs semaines, part de Coblentz, ayant l'air de s'enfuir. Il sort de la ville à pied et déguise, sans même en prévenir son hôte. Sa maison reste éclairée comme s'il y était. Ses voitures vont le rejoindre longtemps après son départ. Cet air de mystère annonce quelque chose d'extraordinaire . Il laisse à Coblentz comme chargé d'affaires son secrétaire, nommé Bordeaux. Ce jeune homme dit à quelques personnes qu'il y aura au commencement de mars un grand événement qui étonnera toute l'Europe
Mars 1792. — Le 6, un courrier de Vienne, arrivant à Coblentz à midi et envoyé aux princes par le duc de Polignac, et trois heures après un autre courrier, dépêché à l'électeur de Trêves, apprennent la nouvelle de la maladie et de la mort de l'empereur Léopold. Ce souverain est tombé malade le 18 février. On l'a saigné. Le lendemain, la maladie paraissait céder à une nouvelle saignée, mais le troisième jour, 4" mars, l'empereur est mort à la suite de vomissements affreux. Le bulletin qu'on reçoit est enrayant. On ne sait que penser de cette mort précipitée. On craint que le poison n'y ait eu part. Au premier moment, cette nouvelle paraît comme un coup de foudre pour les royalistes français. On est d'abord étourdi de ce grand événement, arrivant dans un moment où l'on paraissait se disposer à agir. Mais on ne trouve pas le malheur si grand quand on pense aux torts que nous ont laits les lenteurs de Léopold, au peu d'effet de ses promesses à Mantoue et à Pilnitz, à sa conduite relativement à l'acceptation de la constitution et, en dernier lieu, concernant la division de M. le prince de Condé dans le Brisgau. D'ailleurs, tout le monde s'accorde à dire beaucoup de bien de l'archiduc François, son fils aîné, airourd'hui roi de Bohême et de
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Hongrie et immanquablement empereur. Hais on craint avec raison du retard dans les opérations. Le jeune chef de la maison d'Autriche est fort aimé des troupes. C'est un élevé de son oncle, l'empereur Joseph II, avec lequel il a fait ses premières campagnes. A 24 ans, on doit être avide de gloire. Quel beau rôle pour un jeune souverain, en montant sur le trône, d'être le pacificateur de l'Europe, menacée d'un embrasement universel si la Révolution française prend de la consistance; de pouvoir être le restaurateur d'une grande monarchie dont la puissance est nécessaire à l'équilibre de l'Europe, et de rendre la couronne à Louis XVI, à l'époux de la soeur de son père! Mais une si noble ambition sera malheureusement subordonnée à la fausse politique de la maison, qui n'a d'autre but que son agrandissement et l'abaissement de la maison de Bourbon. Au surplus, j'ai lu en original la lettre que le nouveau roi de Hongrie a écrite à son oncle l'électeur de Trêves. M. Dominique a eu la complaisance de me la montrer. Elle est toute de sa main, très bien peinte, d'un style plein de sensibilité et en très bon français. Elle est du 1" mars au soir, jour de la mort de son père. U aura dû en écrire au moins une douzaine du même genre. Cela annonce une grande présence d'esprit et un caractère que la douleur ne peut abattre. Mais les princes sont d'une autre espèce que les hommes ordinaires. C'est une race particulière.
C'est dans des circonstances aussi intéressantes que nos princes auraient beaoin d'envoyer de bons et prudents négociateurs dans les différentes cours, dont les cabinets doivent être en agitation depuis la mort de Léopold. En se donnant la peine d'eu chercher dans cette foule de braves gentilshommes qui sont venus les rejoindre, il pourrait s'en trouver de très capables. Mais l'habitude du ne donner des commissions qu'à ceux qui jouissent de leur faveur est touto aussi forte ici qu'à Versailles. Ils croient ne devoir employer que les courtisans de leur société particulière, ceux qui, témoins continuels de leurs faiblesses, les y entretiennent par leurs basses complaisances et les flattent sans cesse. 11 s'agit en ce moment d'envoyer complimenter à Bonn le frère de Léopold, l'électeur de Cologne, dont on peut avoir besoin d'uu moment à l'autre. On en
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charge le frère de M"" de Balbi, le duc de La Force, qui est trop connu pour que j'en parle. Celui qui est ehargé de pareille commission auprès de la gouvernante des Pays- Bas est le jeune Lamoignon, second fils du feu garde des sceaux, que Monsieur a fait son aide de camp et qui est de la société intime de La favorite. On fait partir pour Naples. un le défrayant pour cotte longue course, le comte Boaoo de Périgord, dont on n'a pas eu lieu d'être content au commencement de la Révolution. Serait-ce donc un titre pour être bien traité que d'être le frère de f'évèque d'Autun ?
C'est avec peine que je vois que tout se fait encore comme autrefois, par intrigue, par faveur et par les femmes. Bien plus, les premiers aventuriers, qui viennent proposer les choses les plus ridicules, sont écoutés de préférence a toutes les représentations d'un homme raisonnable. Depuis quelques mois, il y a ici un prétendu polonais, se disant comte de Wilts, que l'on sait être fils d'un viceconsul vénitien à Trieste. Il est décoré d'un ordre qu'il a obtenu je ne sais comment en Pologne. Après être resté quelque temps à Paris, où il cherchait à taire ressource en proposant la levée d'un corps pour la nation, il y fut par hasard rencontré par quelqu'un qui venait à Coblenlz et qui lui conseilla de venir faire ses propositions à nos princes. Cela lui a en eflet réussi. Il a offert un corps de (i 000 illyriens ou albanais. On a accepté des projets et sur le champ on a fait avec lui une capitulation. Ces illyriens, dont on n'entendra jamais parler, formeront cinq régiments de 1.200 hommes chacun, dont le comte do WUts sera le généralissime. Les colonels sont déjà nommés et il y en a qui, en vertu d'un brevet des princes, en portent déjà les marques distinctives. Le fils de Galonné eo est un. Malgré le peu d'argent qu'ont les princes en ce moment, on en donne à cet aventurier, qui part pour la Dalmatie pour lever ses illyriens, ayant aussi regu quelque argent de plusieurs étourdis qui ont cru y gagner la permission de porter des épaulettos de grades supérieurs. C'est ainsi qu'on abuse journellement nos princes qui, de leur côté, ont la perpétuelle faiblesse de ne vouloir jamais être éclairés,
M. le prince de Condé n'a pas été longtemps tranquille dans son nouvel établissement dans le BergBtran. Le land-
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grave de Hesse-Darmstadt a témoigné de l'inquiétude de sas nouveaux voisins et a même déjà fait des malhonnêtetés à cet égard à M. le prince de Condé. Que de triâtes et pénibles réflexions nous sommes dans le cas de faire tous les jours, en voyant la noblesse française malheureuse, expatriée, errante à cause de son attachement à Bon souverain, à sa religion, à son antique monarchie persécutée, humiliée par de petits princea qui devraient s'honorer de trouver l'occasion, unique en leur vie, d'en être les protecteurs, et qui oublient en ce moment qu'ils mendiaient et obtenaient, il y a peu d'années, des bienfaits de la cour de France ! Mais comment ces petits souverains ne seraientils paa ingrats, étant si opiniâtrement aveugles sur leurs véritables intérêts? 11 semble qu'ils soient les admirateurs d'une Révolution qui ne peut manquer de les atteindre si toutes les puissances ne concourent pas de bonne foi à en détruire les funestes principes.
H. le prince de Condé vient te 8 à Coblentz et nous apprend que toute sa division va s'établir avec lui à Bingen, sur la rive gauche du Rhin, dans l'électorat do Mayence, mais dépendant du chapitre de Mayence. La légion de Mirabeau a été obligée de s'éloigner et de s'en, foncer dans l'Allemagne et, après avoir éprouvé beaucoup de difficultés, te vicomte est enfin parvenu à l'établir dans les possessions des princes de Hohenlohe, qui sont les seuls qui, jusqu'à ce moment, paraissent prendre un véritable intérêt à notre cause. Cette légion, après avoir énorme. ment coûté, est en ce moment très bien dans tous les points. M. le prince de Condé en est parfaitement content et il serait fâcheux que les frais qu'elle a pu occasionner fussent en pure perte.
Hippolyte, le plus jeune de mes fils, arrive aujourd'hui, 18, à Coblents- En partant de Paris, en 1789, j'y avais laissé cet enfant. Sa mère le mena en Auvergne ot l'y laissa lorsqu'elle sortit de France pour se rendre à Turin. A cette époque, le destinant à la marine, je l'avais fait conduire au collège d'Alais en Languedoc. Mais cette maison ayant été supprimée par les arrangements de l'Assemblée, mon fils fut conduit à Marseille et confié & un professeur de mathématiques, que j'ai su être démocrate.
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J'ai désiré alors le retirer et le faire venir auprès de moi, ne pouvant plus penser à le faire entrer dans un corps que tous les officiers quittent. Un de mes amis, le marquis de Floîrac, se trouvant dans le même cas que moi, veut bien se charger de faire voyager mon fila avec le sien. En effet, on les retire des mains du professeur et les voilà en route, au mois de janvier, de Marseille à Nîmes, Montpellier, Narbonne. Toulouse, Cahors où ils séjournent trois semaines. De là on les envoie à Paris, par Limoges et Orléans. Le vertueux abbé de Floîrac, grand vicaire du diocèse de Paris, a la bonté de se charger de mon fils et le place, au bout de quelques jours, dans une voiture pour Tournai. Le malheur a voulu que le jour de son départ il ait couru les faux bruits d'évasion du Roi, qui ont fait arrêter à Senlis tous les voyageurs. Il s'est trouvé une trentaine d'émigrants qui ont été mis en prison. Mon jeune fils a été de ce nombre. Ils ont été maltraités et détenus pendant onze jours, puis reconduits à Paris. Le Moniteur ayant rendu compte de cette arrestation et sachant mon fils en roule, j'ai été, comme on peut le penser, dans de vives inquiétudes. Enfin, l'abbé de Floîrac l'a fait partir une seconde fois pour Tournai. A la frontière, près Orchies, il a encore pensé être arrêté et il lui en a coûté deux louis pour se mettre en sûreté. Enfin, après toutes ces contrariétés, dont cet enfant, âgé de 14 ans et demi, s'est tiré avec intelligence, il m'est arrivé sain et sauf à Coblentz, fort content d'être réuni à son père et à son frère aine et dans l'enchantement d'imaginer qu'il va guerroyer. On peut juger de ma satisfaction. J'espère qu'avant peu je verrai également arriver mon second fils qui, étant élève de la marine et embarqué pour le Levant, doit bientôt rentrer à Toulon et ne manquera pas de suivre l'exemple de tous ses camarades.
Mon épouse, après avoir passé cinq à six mois aux eaux d'Aix en Savoie, est venue s'établir à Chambéry où, quoique la société soit assez nombreuse, elle n'est pas à beaucoup près aussi agréable que l'année précédente. Il parait décidé que Madame va aller à Turin pendant que nous agirons. Le roi son père consent à la recevoir, mais avec peu de monde et sans être chargé de sa dépense.
La crainte que la confiscation des biens ne suive de près
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