‹ Journal d'émigration du comte d'Espinchal publié d'après les manuscrits originauxChapitre 6 sur 92 · AVANT-PROPOS VII · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS VII

uues dans les autres. A côté, en effet, du récit proprement dit des événements auxquels il a été mêlé, dont il a été acteur ou témoin, à côté de ces descriptions pittoresques des mœurs observées par lui dans les différents pays, se trouvent des récits de seconde ou de troisième main, rédigés d'après ce qu'il a entendu dire ou ce qu'il a lu dans les écrits divers de l'époque, ainsi que des notes biographiques ou généalogiques, fort importantes souvent, et des descriptions, parfois un peu longues, des régions qu'il traverse.

Ne pouvant publier tout l'ouvrage, nous nous sommes bornés à prendre la première de ces parties, hissant de côté les récits de seconde main, malgré l'intérêt de quelques-uns d'entre eux, les notes biographiques ou généalogiques utiles surtout pour l'histoire d'un personnage en particulier, les descriptions de voyage enfin, quand il ne s'y mâle pas une observation des mœurs. Nous avons estimé plus intéressant de ne donner que les passages où M. d*Espinchal peut dire: c J'ai vu. »

Au nombre de ces passages, signalons un certain nombre de pages, déjà publiées par le commandant de Champflour, dans son livre La coalition rf" Auctrjw, et relatives & la campagne de 1792. Malgré leur publication antérieure, dans leurs parties principales, par M. de Champflour, il nous a paru indispensable de les reproduire ici, en raison de l'intérêt considérable qu'elles présentent pour l'histoire.

Il est inutile, pensons-nous, de dire que si nous avons retranché une partie du texte, faisant, dans Tordre d'idée que nous venons de dire, de larges, de

1. Commandant de Champflour : La Coalition d'Auvergne, Carnet du 'mit fbpmcAaJ, 1 toI., RIom, 1899.

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tris larges coupures', noue n'y avons rien «jouté. Nous avons réduit les notes au minimum. Suivant la juste observation de M. Frédéric Masson ", en pareille matière elles sont inutiles : nous n'avons pas la ridicule prétention d'apprendre au lecteur l'histoire de la dévolution et, du moment qu'il s'agit ici d'un document personnel, * la responsabilité entière du témoignage doit être laissée au narrateur ».

Notre rôle d'éditeur a consisté a choisir les passages du manuscrit qu'il nous a paru intéressant de citer, à les diviser en chapitres, à les relier par quelques notes très brèves, à dresser enfin une table des nome propres pour faciliter les recherches.

Qu'il nous soit permis de nous demander pourquoi on n'a pas encore publié le Journal du comie tfMspinckai. C'est inexplicable. D'assez nombreux travailleurs, cependant, connaissent cet admirable manuscrit \ Peut-être, en dehors de M. de Champflour, quelque revue en a-t-elle reproduit des fragments. Mail» comment n'a-t-on pas encore publié le reste ? Comment a-t-on laissé enseveli, ignoré dans un manuscrit que lit seulement un nombre restreint de gens, d'initiés pourrait-on dire, ce récit si vivant des premières années de l'émigration ? Pourquoi n'avoir pas fait connaître au public ces descriptions si curieuses de

1. Ctwqae foi» que noua bisons une coupure et qoe nous oc reproduisons pas une partie du manuscrit, noua signalons la chose eu terminant ta dernière phrase par plusieurs polaU.

t. Avant- propoi de* Souvenirs MiliUirei <f UippolypOt d£tpimJtal, publiés par MM. Frédéric Masson et François Boyor. Paris, 1901. — Hippolypte d'Espinch&l était le Sis du comte d-'tfipincdsJ.

t. Quelques-uni d'astre eux ont certainement s(,Bg6 * en présenter das extraits au public : j'en veut pour preuve ces marques au crayon, crayon bleu, crayon ronge, crayon noir, que des mains, pou retpeetUMtea des dépôts conttês à nos archives, se sont permis de tracer, de-ci de-là, pour noter les paaaagt» à citer et pour s'éviter la peine de désigner d'autre façon sa besogne au copiste chargé de relever ces passage*.

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