‹ Journal d'Olivier Lefèvre d'Ormesson, et extraits des mémoires d'André Lefèvre d'Ormesson. PubliésChapitre 18 sur 71 · C X XII · texte numérisé non relu

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INTRODUCTION

Clerville dans les ports de Normandie et de Picardie pour consulter les marchands et négociants sur les moyens de «rétablir le commerce, qu’il avoit trouvé entièrement ruiné1.» Partout on répondit à l’envoyé de Colbert «qu’il ne falloit que de l’ordre, et puis encore de l’ordre.» Sans dédaigner ce conseil, qui convenait à ses idées de régularité administrative, Colbert fit preuve de vues plus neuves et plus hardies pour étendre le commerce extérieur de la France. Il réorganisa les consulats2, et demanda à tous les consuls des rapports détaillés sur les produits des divers pays, sur la nature des importations, sur les contrées d’où on les tirait, sur les moyens d’enrichir notre pays de ces branches de commerce. Rien de plus précis et de plus complet que les instructions de Colbert aux représentants de la France pour ouvrir de nouvelles issues aux produits de l’industrie française3. Un grand nombre de dépêches attestent ses efforts pour faciliter le transport à l’étranger des vins et autres denrées de la France. Il écrivait le 1 7 mai 1669 à l’abbé de Gravel, résident près de l’électeur de Mayence4:

« Monsieur,

« Il s’est icy respandu un bruit que les Ilollandois faisoient beaucoup de diligences pour traiter avec tous les princes qui ont des péages sur le Rhin, soit pour s’en rendre leurs fermiers , soit pour les diminuer si considérablement qu’ils pussent tirer les vins qui croissent le long de ce fleuve et s’en servir pour leur commerce au lieu des vins françois. Encore que ce bruit n’ayt aucune apparence de vérité , et mesme quand il seroit vray , que les Hollandois n’en pourroient tirer aucun avantage par diverses raisons qui seroient trop longues à vous desduire, néantmoins, comme il est important au roy de sçavoir les démarches que lesdits Hollandois font de toutes parts, Sa Majesté m’a ordonné de vous escrire ces lignes pour vous dire qu elle désire que vous vous informiez soigneusement et secrètement, si les dits

1 Ms Bibl. imp. des 5oo de Colbert, n° 123. — Voy. aussi, dans les Archives curieuses de l’hist. de France , 2e série, t. X, p. 19, un ouvrage intitulé : Conduite de la cour de France.

Ms. Bibl. imp. n° 20/i , petit fonds de Colbert, f° 2 recto; registre des dépêches concernant le commerce.

3 Voy. dans Forbonnais , Recherches, etc. 1. 1 , p. 4 1 1 , « le Mémoire servant d’instruction au sieur évesque de Béziers s’en allant ambassadeur en Espagne sur le fait du commerce. »

4 Ms. Bibl. imp. des 5oo de Colbert, n° 2 o4 , f° 98 recto.

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Hollandois traitent sur ce point avec les dits princes ou non, et en mesme temps que vous vous informiez aussy de la quantité et qualité des péages qui se lèvent sur cette rivière depuis Brisach jusques à ce qu’elle entre dans les pays de l’obéissance des Etats-Généraux , des noms des princes à qui ils appartiennent , de combien ils sont soit par chacun cent de marchandises ou de foudres ou de tonneaux de vin; que vous fassiez, s’il est possible , la réduction des mesures et des espèces à celles du royaume, et enfin que vous fassiez un tel esclaircissement sur tous ces points que Sa Majesté en puisse estre clairement et seurement informée parles mémoires que vous m’enverrez.

u 11 seroit mesme très-avantageux que vous pussiez sçavoir s’il estoit possible, la quantité de foudres de vin et d’autres marchandises qui passent en chacun péage par chacun an. Vous pouvez vous adresser à trois ou quatre marchands différents pour tirer ces esclaircissemens. Mais , comme il est très-important que qui ce soit ne pénètre pour quelle raison vous les rechercherez, prenez toutes les précautions nécessaires pour vous cacher, et, si vous estimez à propos pour y mieux parvenir que vous fassiez quelque voyage vers le Bas-Rhin, Sa Majesté m’ordonne de vous dire que vous pouvez prendre quelque prétexte spécieux pour le faire.

« Il sera bon que vous remarquiez aussy dans vos mémoires les lieux où sont les plus grands vignobles et les meilleurs, et les provinces et pays où les dits vins se consomment ordinairement. »

Colbert, dans ses efforts pour ranimer le commerce français et l’élever au-dessus de celui des nations voisines, avait surtout à lutter contre la Hollande et l’Angleterre. Avec ces nations il n’y avait pas de transaction possible. Il protégea l’industrie nationale et la marine française par des tarifs de douane, que la science moderne peut critiquer, mais qui semblaient nécessaires pour favoriser les premiers développements de l’industrie française et en face de peuples qui avaient une supériorité marquée. Les lettres du ministre à Colbert, ambassadeur en Angleterre b à M. de Pomponne, ambassadeur en Hollande2, annoncent une résolution inébranlable de maintenir les tarifs protecteurs. Il n’en est pas de même avec des pays

1 Ms. 2o4 clés 5oo de Colbert, f°* 9, 3 Ms. 204 des 5oo de Colbert, f“* 11,

18, 54, 60, 66, 74, 100, 1 18, etc. 3 1 , 44, 5 1 , 53, 62, 70, 71,93, 99, 124, etc.

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déjà en décadence ou dont l’industrie est encore arriérée. A l’Italie, Colbert s'efforce de ravir son industrie de glaces et de soieries1; il continue l’oeuvre de Sully, et ouvre des débouchés aux produits de l’industrie française2. Mêmes efforts en Espagne et en Portugal 3. Sur les bords du Rhin et en Allemagne, il assure sécurité aux marchands français4. Dans le Levant, il obtient des conditions aussi avantageuses que celles des nations les plus favorisées 5.

L’organisation d’une marine était une des premières conditions de la régénération du commerce. Une ordonnance ennoblit le commerce de mer et permit aux gentilshommes de s’y livrer sans déroger G. Colbert institua des compagnies de commerce, à l imitation de la Hollande et de l’Angleterre. '! fit solliciter partout des souscriptions pour ces établissements et parfois même les imposa , comme le prouve le Journal d’Olivier d’Ormesson1 * . Cinq compagnies se formèrent successivement , sous les auspices de Colbert, pour le commerce des Indes-Occidentales et Orientales, du Levant, du Nord et de l’Afrique (Sénégambie) 8. Jamais les colonies françaises ne furent plus florissantes. Le Canada, l’Acadie, Terre-Neuve, Saint-Pierre et Miquelon formaient la Nouvelle-France , dans l’Amérique septentrionale. Réné-Robert Cavalier delà Salle pénétrait dans la Louisiane , et en prenait possession au nom du roi de France9. Saint-Domingue, la Martinique, la Guadeloupe, Tabago, la Barbade, etc. formaient aux Antilles un empire français, dont il ne nous reste que de faibles débris. Cayenne dans la Guyane, Fort-Louis au Sénégal, Pondichéry aux Grandes-Indes, Bourbon et Madagascar sur la côte orientale d’Afrique , étaient les entrepôts d’un commerce qui soutenait sans désavantage la concurrence de la Hollande et de l’Angleterre.

Une puissante marine militaire protégeait les colonies. La France en dut

1 Ms. 204 des 5oo de Colbert, fos 221 verso, 2 58.

2 Ibid. fos 1 5 , 46,49,68, 118, etc.

' Ibid. foa 5, 71 , 96 , 1 06, 1 09, 1 1 6, etc.

4 Ibid. f” i5o, 182, 192, 21 4, 228, 24 1 , 243 , etc.

5 Ibid. f°* 42 , 77, 120, 12 1, 263, 264,

307, 3o8, 309, etc.

8 Ane. lois françaises , t. XVIII, p. 217.

7 Journal d'Olivier d'Ormesson, t. II, p. 196. — Voy. encore p. 299, 3oo , 333 ,

8 Ane. lois françaises , t. XVIII, p. 35, 38, 211.

9 Life of La Salle, by M. Sparkes of Cambridge, Massacbusets. — Hist. et description de la Nouvelle-France, par Charlevoix ( 1744).

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surtout l’organisation au gouvernement de Louis XIV et à l’influence de Colbert. A la mort de Mazarin , la marine française était dans un état déplorable. Il n’y avait dans les ports que dix-huit bâtiments de trente à soixante et dix canons. Avant de créer une marine, il fallait réparer le désordre des finances. Mais Louis XIV avait le cœur trop haut pour subir l’outrage qu’avait toléré Sully h et abaisser le pavillon de la France devant des vaisseaux anglais. On ne saurait trop rappeler la lettre qu’il écrivit à son ambassadeur à Londres , et où respirent de si nobles sentiments1 2 : « Ce que j’ai remarqué dans toute la teneur de votre dépesche, c’est que le roi mon frère ni ceux dont il prend conseil ne me commissent pas encore bien, quand ils prennent avec moi des voies de hauteur et d’une certaine fermeté qui sent la menace. Je ne connois puissance sous le ciel qui soit capable de me faire avancer un pas par un chemin de cette sorte -, il me peut bien arriver du mal , mais non pas une impression de crainte. Le roi d’Angleterre et son chancelier peuvent bien voir à peu près quelles sont mes forces ; mais ils ne voient pas mon cœur. Moi, qui sens et connois fort bien l’un et l’autre, je désire que, pour toute response à une déclaration si hautaine, ils sachent par votre bouche, au retour de ce courrier, que je ne demande ni ne cherche d’accommodement en l'affaire du pavillon, parce que je saurai bien soutenir mon droit, quoiqu’il en puisse arriver. » Pour que ces grands sentiments ne fussent pas une fanfaronnade, il fallait une puissante marine. Louis XIV s’occupait de l’organiser. «Je prétends, dit-il dans la même lettre3, mettre bientôt mes forces de mer en tel estât que les Anglois tiendront à grâce, que je veuille bien alors entendre à des tempéramens touchant un droit qui m’est dû plus légitimement qu’à eux. «

Les pensées du roi furent admirablement comprises et réalisées par Colbert, qui, sans avoir la marine dans ses attributions avant 1669, s’en occupait cependant avec activité. On trouve dans sa correspondance un grand nombre de lettres qui en sont la preuve4. Les vieux vaisseaux

1 «Ce que vous couvrisles sagement,»

disent à Sully les secrétaires qui écrivent sous sa dictée ( Economies royales, édition Petitot , t. IV, p. 297) •

2 Voy. dans les Œuvres de Louis XIV,

t. III, p. 67 et suiv. la lettre au comte

d’Estrades, en date du 25 janvier 1662. 3 Œuvres de Louis XIV, t. III, p. 69.

* Bibl. imp. collect. verte. — Voy. entre autres les lettres de M. de La Guette, de Toulon, 8 et 22 janvier 1 664 ; de M. Du Terron, 7 et 24 janvier 1 664 ; une lettre

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furent réparés, trente-deux achetés des Provinces-Unies et douze construits en France. Le vénal Charles II abandonna à Louis XIV les conquêtes de Cromwell , Dunkerque et Mardick. Une fonderie de canons fut établie à Amsterdam pour le compte de la France; on attira des constructeurs bollandais, des tisserands et des cordiers de Hambourg, Dantzig et Riga. Trente mille marins furent classés, le port de Brest agrandi, celui de Toulon creusé. Dès i 665 , le duc de Beaufort parcourut la Méditerranée à la tête d’une flotte française et détruisit les flottes de Tunis et d’Alger1. En 1 666, il commanda sur l’Océan une flotte de trente-quatre vaisseaux montée par dix mille cinq cent cinquante-six hommes; il devait se joindre aux Hollandais, alliés de la France, pour combattre la flotte anglaise. Le Journal d’Olivier d’Ormesson parle souvent de cette flotte2, et les détails qu’il donne prouvent avec quel intérêt la France en suivait les mouvements. Il nous apprend que Beaufort n’osait pas encore tenir la mer en présence des Anglais, et qu’il était réduit à longer timidement les côtes pour échapper à leurs attaques.

On était bien loin de l’époque où les amiraux français lutteront contre les Anglais et les Hollandais réunis. La France ne parvint à ce degré de puissance navale que par des progrès successifs. En 1667, le nombre des vaisseaux s’éleva à cinquante-neuf, dont deux, de quatre-vingts canons , étaient montés par six cents hommes d’équipage; les autres, de soixante-six à trente canons, avaient cinq cents à deux cents hommes d’équipage. Il y avait cinq autres vaisseaux en construction, cinq frégates de moyenne grandeur, vingt de quatorze canons ; en tout cent dix vaisseaux portant deux mille sept cent treize canons et vingt et un mille neuf cent quinze hommes d’équipage3. La marine française ne prit tout son essor qu'à l’époque où elle passa, en droit comme en fait, sous la direction de Colbert ( 1669). En trois années, de 1669 à 1672, le nombre des vaisseaux s’éleva à cent quatre-vingt-seize, dont cent dix-neuf gros vaisseaux, vingt-deux frégates et cinquante-cinq bâtiments légers. Cent soixante mille matelots furent classés, l’école des gardes-marines créée, et le port de Rochefort creusé, malgré les prédictions des ennemis de Colbert, qui prétendaient qu’on faisait une tentative insensée

des éclievins de Dieppe (février 1 G 64 ) sur les travaux à faire à leur port, etc.

1 Miguel, Négociations relatives à la succession d’Espagne, t. II, p. 48-49, dans la

collection des Documents inédits de l’histoire, de France.

2 Journal, etc. t. II, p.

1 Mignet, Négociât, etc. t. II, p. 48-4p.

INTRODUCTION

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pour forcer la nature 1. Colbert obtint, en 1672, que son fils Seignelay lui fût adjoint au département de la marine, avec droit de survivance. Il avait pris le plus grand soin de l’éducation de ce fds, et n’avait rien négligé pour le rendre digne des fonctions auxquelles il était destiné2. Il surveilla constamment son administration et 11e cessa de l’animer de son esprit. [lien rie montre mieux l’activité, l’intelligence, l'esprit pratique de Colbert que sa correspondance avec Seignelay et avec l’intendant de marine Du Tenon. On y voit poindre la plupart des améliorations réalisées dans la suite. Un conseil de marine3 et un conseil de constructions navales4 furent institués à Paris pour éclairer le ministre de leurs avis. Dans les ports, l’administration fut séparée du commandement militaire et confiée à deux intendants, qui résidaient, l’un à Rochefort pour l’Océan, l’autre à Toulon pour la Méditerranée. L’unité de poids et de mesure fut établie dans les arsenaux de marine5. Des ordonnances multipliées et entrant dans les détails les plus minutieux organisèrent le personnel et le matériel des vaisseaux. Colbert et Seignelay complétèrent cetle active et féconde administration par un véritable code maritime6, qui a été copié par l’amirauté anglaise 7. C’est le plus bel éloge qu’on puisse en faire.

Sous l’impulsion puissante de Colbert et de Seignelay, la marine française devint la première du monde. Duquesne triompha de Ruyter, et nos vaisseaux, non contents de refuser le salut aux autres nations l’exigèrent des Espagnols, bombardèrent Gênes et forcèrent Alger de rendre les prisonniers français. Quel progrès depuis l’époque où 1 e Journal de d’Ormesson nous montre la Hotte de Beaufort se dérobant timidement aux attaques des Anglais et cherchant un asile dans le port de Brest ! Colbert laissa à sa mort deux cent soixante et seize vaisseaux de tout rang. Seignelay continua l’œuvre de son père, et, en 1690, la France avait sept cent soixante-trois bâtiments de guerre, de toute grandeur, en mer ou sur les chantiers 3.

1 Voy. le Journal d’Oliviei d'Ormesson , t. II, p. 612.

2 Voy. les mémoires rédigés par Col¬

bert pour Seignelay : Documents inédits de

l’histoire de France, t. IV des Documents ex¬

traits de la Bibl. imp. p. 5o8, 5 1 3 , 528,

536 , 54 1 , etc.

3 Ane. lois franç. t. XIX, p. i65.

4 Ibid. p. j 18.

1 Ibid. t. XVIII, p. 436.

c Ibid. t.XIX, p. i57.

7 Hénault , A bréqé chronologique de l'hist. de France, année 1 68 1 .

8 Ces chiffres sont, tirés d’un manuscrit

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L’activité de Colbert suffisait à plusieurs de nos ministères actuels : finances, commerce, marine, législation, travaux publics et agriculture, il embrassait et fécondait toutes ces branches d’administration par l’étendue de son génie et l’ardeur opiniâtre de son travail. On lui a reproché d’avoir négligé l’agriculture; c’est une erreur. Colbert maintint, à la vérité, des mesures prohibitives, qu’on a justement critiquées : ainsi le transport des grains d’une province à l’autre était interdit. Mais on ne peut rendre ce ministre responsable d’ordonnances qui remontent à une époque fort ancienne; il en adoucit même la rigueur en plusieurs circonstances1. Les paysans furent une des classes qu’il désigna, dans son mémoire au roi, comme dignes de la sollicitude et des encouragements de l’Etat. Il défendit de saisir les bestiaux pour le payement des impôts; enfin, ce qui valait mieux que les plus sages ordonnances, c’était l’ordre rétabli dans la France, la diminution des tailles, qui pesaient principalement sur les paysans, et la protection assurée aux laboureurs contre les violences des gens de guerre. Aussi William Temple a-t-il signalé, dans un passage de ses mémoires que j’ai indiqué, l’abondance des produits agricoles de la France : uLa richesse de ce pays, dit-il, résulte de la consommation prodigieuse, faite par les pays qui l’environnent, des produits si nombreux et si riches de son sol et de son climat, ou du travail ingénieux de ses habitants. Au moyen de leurs vins, de leurs sels, de leurs modes d’habillement et d’équipage, les François font venir de grosses sommes d’argent dans ce fertile et noble royaume, le plus favorisé parla nature, suivant mon opinion, de tous ceux qui sont au monde, r

La police, dans le sens le plus élevé du mot, rentrait aussi dans les attributions de Colbert. Dès 1666, il fit tenir des conseils pour rechercher les moyens de donner à Paris la clarté, la propreté et la salubrité. La satire de Boileau sur les embarras de Paris n’était pas alors une exagération poétique. Il n’y avait ni propreté, ni sûreté dans les rues de cette ville. Le conseil de police fut placé sous la direction de Pussort qu’assistèrent les conseillers d’Etat Poncet, Boucherat, La Marguerie2. Il s’occupa immédia-

provenant du cabinet de Louis XIV, et donnant un tableau complet des forces maritimes de la France à la mort de Sei gnelaj. Ce manuscrit se trouve à la bibliot.

publ. de Rouen, fonds Le Ber, n° 5y86.

1 Hist. de Colbert, par M. P. Clément, p. 277.

2 tournai d’Ol. d’Ormesson , t. II, p. 475.

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