‹ Journal d'Olivier Lefèvre d'Ormesson, et extraits des mémoires d'André Lefèvre d'Ormesson. PubliésChapitre 54 sur 71 · Tome I, p. 3gi du Journal d’Olivier d’Ormesson · texte numérisé non relu

Tome I, p. 3gi du Journal d’Olivier d’Ormesson

APPENDICE

MM. Le Lièvre etMorant, au profit de Gourgues. L’on me dit qu’il y avoit Août 1647. force prétendans pour l’intendance de Lyon, et l’on nommoit M. du Gué, beau-frère de M. Le Tellier, M. de Perrigny, et disoit-on qu’il y avoit la meilleure part. L’on me dit un différend arrivé entre M. le premier président et M. de Mesmes : Guy et, greffier du parlement, ayant traité de sa charge avec Nau, procureur de la cour et de M. de Mesmes et de M. d’Émery, moyennant quarante-deux mille escus, avec l’approbation de M. le premier président, M. de Mesmes et M. d’Emery le furent trouver pour le prier de l’agréer. M. de Bernay, rapporteur des lettres, ayant conclu à l’agrément du traité, il passa au contraire, et fut dit que Guyet mettroit sa démission sur le bureau, pour en ordonner par la cour, et ce suivant un complot qui fut pris la veille, chez M. le premier président, parmy les petits commissaires, prétendant que cette charge estoit à la disposition de Messieurs. De ce refus, M. de Mesmes estoit très en colère, comme d’un mespris de sa sollicitation. Sur quoy, Guyet s’est résolu de garder sa charge. L’on dit qu’il devoit reconnoistre quelques-uns de Messieurs et M. le premier président, et que c’est la cause du refus.

« Le mercredy 1 lx aoust, je fus, avec mon frère, à Amboille, y passai la feste , et le vendredy 1 6 , je fus à Chessy, dont je revins, le lundy 1 g, à Paris, et passai par Pomponne.

«Le dimanche 2 5 aoust, feste de Saint-Louis, je fus, aux Jésuites, à la messe du roy. M. Pinon prétendit la place du coin du prie-Dieu, et que les aumosniers dévoient se mettre au-dessus; les aumosniers, au contraire. Sur ce arriva le roy. M. le mareschal de Villeroy et M. de Souvré dirent à M. Pinon que cette place appartenoit à l’aumosnier, et la sienne à costé, audessous, parce que, dans l’église, c’estoit à l’aumosnier à faire prier Dieu le roy, et que, lorsque le roy marchoit, nostre place1 estoit immédiatement devant sa personne. Je ne me meslai point dans toute cette contestation , sçachant que M. Pinon avoit tort, ayant sçu de mon père quelle estoit nostre place. Le roy estoit bien accompagné. Je remenai, après, M. de Collanges chez luy, et luy parlai de la ferme d’Amboille.

«Le lundy 26 aoust, je fus voir mes sœurs de 1 Annonciade de Paris. L’apresdisnée , promener, avec M. de Collanges, chez M. de Rambouillet, chez Durand et Fremin.

1 C’est-à-dire, la place des maîtres des requêtes.

APPENDICE

Août 1647. «Le mardy 27 aoust. l’apresdisnée , travailler chez M. Aubi’y.

« Le dimanche icr septembre, à la Mercy. Le matin, j’entretins manière sur le sujet de la visite que M. de Collanges et moy avions faite à M. Le Laboureur, commissaire du Chastelet. L’apresdisnée, je fus jouer à la longue paulme avec M. Morant, où estoient MM. de Metz, de Joyeuse, chevalier de Guise, de Rouville.

«Le lundy 2 septembre, je fus, le matin, à Amboille et revins le soir, ayant disné à Sucy.

«Le mercredy 4 septembre, au conseil, oùestoitM.le duc d’Orléans. Je fis signer, à la fin, l’arrestde M. Housset. L’on disoit que M. le surintendant vouloit supprimer les conseils des jeudy et samedy, et terminer à la petite direction toutes les affaires des traitans. »

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