II
JOURNAL
Fé*rier 1666, renvoyé l’affaire aux juges, et l'on disoit que les amis taschoient de l’accommoder.
Le lundy 1 4 février, la cau.se où mon fils avoil plaidé fut jugée au parlement, et il la perdit, tous ayant dit qu’il avoit gagné la sienne, ayant très bien plaidé. Ce mesme matin, je fus au service de M. de Klamanville, à Saint-Paul; il avoit cspousé en secondes noces la fille aisnée du feu président Molé, sœur aisnéc de M“ d’IIocquincourt.
Le mardy i.S février, je fus, le soir, chez \f. le premier président, qui estoit revenu de Saint-Germain, et il me tesmoigna avoir entretenu le roy trois quarts d'heure fort agréablement. M. le chancelier revint ce jour-là de Saint-Germain coucher à Versailles, et le lendemain à Paris.
Le mercredy i6 février, après midy, travailler chez M. d’Abgrc, où j’appris que M. Hotman estoit intendant des finances en place de M. Colbert, qui se contentoit du contrôle général des finances. M. d’Herbigny me vint voir, estant de retour de Champagne; il me dit bien des choses de M. de Machault et de M. Hotman.
Le vendredy 18 février, après midy, conseil des parties, où fut jugée l’instance entre M“® d’Asserac et la dame de Montafilan, prétendue femme du sieur de Rosmadec. Le procès fut évoqué de Paris, renvoyé à Dijon, sans provision pour la fille de la Montafilan, prétendue issue de ce mariage. Le conseil ayant ordonné la communication d’une requeste, dont je suis le rapporteur, à MM. Boucherat et La Marguerie, le premier n’avoit point fait dilüculté de venir chez moy, qui suis leur ancien; mais La Marguerie en fit difficulté.
Le lundy ', les chambres du parlement furent assemblées
' La date exacte n'est marquée ni pour ce paragraphe ni pour le suivant. Louis XIV parle, dans scs Mémoires (l. II , p. 53-6Û) , de ce diiïérend entre le clergé et le parlement. On peut, en comparant ce passage avec la relation des gens du roi , se convaincre qu'ils atténuèrent singulièrement ce que le langage du roi avait de blessant.
Je ne citerai que la fin : • Pour conclusion , respondant è ce que le parlement m'avoit proposé de ne point aller à la cérémonie , je dis positivement que je voulois qu'on s'j trouvasl. cl incsmc qu'il n'y maiiquast personne; et je fus obéi ponctuellement, mon dessein estant de faire voir à celle compagnie que je ne prononçois entre
pour résoudre ce qui estoit é faire au service de la reyne mère, qui M>r< i«C6. se devoit faire le lendemain, à cause des révérences. Les gens du roy furent députés pour aller & Saint-Germain représenter au roy Ic.s raisons de la compagnie, le supplier qu'il en fust usé en la manière accoustumée, sinon trouver bon qti'iU s'abstinssent d'aller à celte cérémonie. L’on convint que, le lendemain, chacun se trouveroil à sept heures à la grand'chambre pour entendre la response et voir ce qui seroit à faire.
Le mardy les gens du roy firent rapport au parlement de
la response du roy ; qu'il entendoit leurs raisons très volontiers, qu'il leur feroit raison (iié), mais qu'en attendant, il ne pouvoit changer; désiroit que, sans leur faire préjudice, les cérémonies se fissent de mesme qu'à Saint-Denys, et trouvoit bon qu’ils fissent tel registre qu’ils voudroient, et mesme qu'ils ne reçussent point les révérences de Sainctot. Après ces rapports, le parlement fut à Nostre-Dame.
M. l'archevesque de Paris y fit le service. M. l'arcbevesque de Rouen ' y prononça l’oraison funèbre avec l’applaudissement de toute la compagnie. Le clergé fut salué comme à Saint-Denys, mais il n’esloit pas sur un cschafTaut, et le parlement demeura couvert lorsque le maistre des cérémonies luy fit les révérences
I.Æ samedy 1 3 mars, le roy partit avec la reyne , Madame et toutes les dames de la cour, pour aller à Mouchy voir la revue de toutes les troupes’. Tout le monde crie fort contre la despensc que le roy fait faire aux officiers pour estre braves, voulant des choses fort inutiles pour le service , les compagnies de cavalerie constant plus de vingt mille livres d’argent aux capitaines, outre les deux mille escus donnés par le roy.
die ei le clergé que conuno entir deux particulier», «ans autre cunkidérationque celle de l’ordre public et do la juatico de leur cau»e. •
' De Harlaj de Chanvalon, qui devint erebevéque do Pari» apré» la mort d'Har* douin de Péréfixe.
* Le journal uute inuDédialemcnt au iSnkan 1666. L'explication de celle la* cunc M trouve au mob raivant. p. 4Sa.
* Vojf. kur ce camp et le» revue» pa»> fiée» par le roi . le» Mémoires de Louis XI V, L II, p. 8a-â4- Ces mameuvre» durêreoi troU jour»-
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M«r> 1666. Le lundy 1 5 mars, l’on me dit que le roy avoit donné à M. de Verneuil, pour trois ans le gouvernement de Languedoc, vacant par la mort de M. le prince de Conty, et que M. de Vcmeuil ayant esté à Senlis trouver le roy (avec le cardinal Ursin, que M. le commandeur de Souvré y avoit mené, et à Chantilly), il reçut ce présent. L’on me dit que M. le duc d’Orléans avoit demandé ce gouvernement au roy, et avoit tesnioigné mesconteutement du refusé et, en effet, il estoit venu de Saint-Germain à cause de la maladie de sa fille, soit que ce fusl la cause véritable ou le prétexte. On dit que M. le duc de Luxembourg’ est soupçonné d’avoir donné ce conseil* et travaillé à une lettre que Monsieur avoit escrite, et qu'il est renvoyé doucement à Ligny, et que, sans l’assemblée du clergé, M. l’arclicvesque de Sens seroit aussy renvoyé.
Le jeudy 18 mars, au conseil des iinanccs, M. Colbert y estant, je rapportai mi procès d’un nommé Billon contre les courtiers de Bordeaux. Il parut qu’il changea trois fois d’avis pour prendre le contraire du mien. M. Hotman y prit place comme intendant des finances, au beu de M. Colbert. MM. de Breleuil et Hervart s’y trouvèrent aussy, pareeque leur remboursement n’estoit pas achevé; car M. Hotman a trouvé moyen de faire avancer les payemeus des assignations, afin de les oster l’un et l’autre, pareequ’ils ne s’y doivent plus trouver après leur remboursement. L’on dit que cette charge ne couste rien à M. Hotman, et que le roy rembourse M. Colbert, dont le crédit est plus grand qu’il n’a jamais esté, et qui est le maistre.
Tay omis durant un mois, i cause de l’occupation de mon quartier, à cscrire exactement ce qui est arrivé de remarquable. J’en ay regret. Ainsy je ne remarquerai qu’en gros les choses arrivées.
' Mémoires de Loua XIV, l. Il , p. 97.
« L'on peut joindre qu'ajant résolu de ne plus donner les gourernemens que pour trois au, etc. ■
* Voy. Mémoires de Louis XIV, I. II.
p. 96 et Buiv. Comparée les Mésssoires de M‘'’ de Montpeuier, à l'année 1666.
* François-Henri de Montmorenci-Bouteville, duc de Luxembourg, maréchal en 1675, mort en 1695.
* • Mon frère el ma sceur estant peutestre encore aigris par les discours de quelques brouillons, etc. > (A/émoirss de Louis XI V, I. II . p. 97.)
•crrr^iogle
Le roy fut avec toute la cour voir la revue des troupes, près de Avril i66C. Moucby ; elle dura trois jours : le premier, à les mettre en bataille , et les deux autres à les faire delFder. 11 y avoit quiiixc mille hommes.
L’on convient qu’il ne se peut voir des troupes plus belles et plu.s magnifiques , les officiers ayant fait des despenses extresmes. La compagnie de M. de La Trousse' fut trouvée l’une des plus belles. Le roy luy a donné cinq cens escus. L’on prend occasion de cette grande despense pour murmurer, et de la foule que les peuples souffrent de cette marche inutile. L’on dit que dans les pays estrangers et ennemis on appelle le roy le cadet de la revue.
Le jeudy, le (ils de M. le premier président prit sa loy et la rendit le samedy. 11 fit fort bien et fut reçu fort agréablement dans la compagnie. M. le président de Maisons, qui n’estoit pas bien avec M. le premier président depuis la réception de .M. de Nesmond , prit cette occasion pour se raccommoder, et en usa de fort bonne grâce.
M. le chancelier n’ayant pu entrer un jour é la chambre de justice , les rapporteurs adressèrent la parole à M. Besnard, qui estoit l’ancien. M. Pussort prétendit qu’il devoit présider. 11 y eut quelques paroles, M. Pussort disant qu’il s’estonnoit et qu’aucun de M.M. les maistres des requestes ne luy avoit disputé. Besnard répliqua assez fortement, et dit: «Croyez-vous, parccque vous avez porté la parole à la cour des aydes, audessus de vostre ancien, que vous le deviez faire partout? • La possession demeura à M. Besnard; l'affaire n’a pas eu de suites.
Le jeudy lô avril, je donnai à disner à M. de Brillac et à M. Parmentier, pour faire dresser les procès-verbaux de visite de l’hostel de Saint-Dcnys, que j’achète. J’en avois dressé les lettres patentes, et M. le cbanccbcr me les scella le lundy matin, 1 3 avril , extraordinairement et fort obligeamment ^ M. Vigneron, secrétaire du roy,
' Philippe-Auguite Le Hardi, marquii ’ On trouve dans le tome XLIl de la de La Trousse , sous-lieutenant des gen- correspondance du cliancelier S^guier, darmes.daupbiDS. (Cf. M** de Sivigni.) f* i3, une lettre,autographc d'Olivier d'ür-
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Avril i6b6. inc les signa le lundy apres niidy; je les portai cliei M. de llarlay, qui avoit refuse le matin de me donner des conclusions sur une copie. Le mardy |3 avril, M. de Brillac me donna arrest, et le lendemain je fis entendre les tesnioins cl fis faire le procès -verlial de visite.
Le vendredy iG avril, le sieur Del Campe, maistre d’académie' fort estimé, accusé de fausse motmoye, et qui avoit esté pris par des compagnies des gardes que le roy avoit commandées (ce qui fut fait fort adroitement), fut exécuté à la Croix-du-Tirouer, par couilamnation de la cour des monnoyes, et eut la teste tranchée. Les archers, ayant cru sans raison qu’on vouloit le sauver, tirèrent et firent grand désordre; en sorte qu’il y eut un homme crevé dans la presse, et qui fut porté au Chastelet, et d’autres tués cl blessés.
L’on dit que le roy a accepté la médiation entre Espagne et Portugal, pour faire la paix. L’on dit que c’est par honneur, et qu’il la souhaite parccqu’il ne peut l’cmpcscher’. L’on prétend que la paix de Munster^ s’avance, et que les Allemands ne veulent point attirer la guerre chez eux. L’on n’espère pas la paix avec l’Angleteire*; néantmoins l’on ne croit pas que la guerre dure.
M. de Breteuil, ayant reçu son remboursement, ne va plus au conseil.
Sur les plaintes du clergé contre le plaidoyer de M. Talon, le roy
messon au cbancciicr, pour lui dciBandtT d'accorder l'aliénalion de cette maî»on , qui dépendait de l'abbuve de Saint-Denis. Cette lettre, d'une authenticité incontestable, List de la même écriture que le journal.
^ Le mot acaddmit désignait surtout alor» le lieu où les jeunes nobles apprenaient à monter k cheval.
* laesA/éffloovx/a II, p.95- 100 , prouvent qu'il nietlail peu de loyauté dans eette négociation. 11 s'eflbr^t d'entretenir la guerre entre le Portugal et l'Eapagne, en promeUanl au roi de Portu-
gal des secours qu'il ne pouvait pa.« ou ne voulait pas lui fournir. < Je iravaillois seulement, dit-ii, k l’entretenir d'espérance, sans m'engager à rompre avant le tempA les mesures que j'avois prises. » (Cf. les A'éÿocmlaooj pottr h tacctssion (TErpu^Nc.)
* Il s'agit de la paix avec l'évéque de Munster, van Cialen, contre lequel Louis XIV avait envoyé des troupes commandées par Pradel.
* Voy. sur les négociations avec l'Angleterre les Mémotru dt Lcai$ t II, p. 107-109.
avoit donné des commissaires pour rcxamincr : MM. de Morangis, Atrii i666 Poncet cl Boucherai. L’on dil que ces messieurs eslanl allés pour conférer avec M. Talon, chez luy, par ordre de M. Colberl, M. Talon s’esloil excusé de les voir, Icignanl d’avoir pris un remède, el ce, parccqu’il ne vouloit rendre comple de son discours qu’à M. le chancelier, el vouloil en faire une aifairc commune du pnrqucl, el, depuis, il n’a pas fail une visite à aucun de ces messieurs. Chacun censure cette desmarclie de trois conseillers d'Estal chez M. Talon; mais l'on dit qu'il faut obéir en toutes choses. M. Talon a donné un escrit qui explique son plaidoyer; j’en ay copie.
L’assejnblée du clcq'é est finie, ayant donné deux millions quatre cent mille livres fort honnestemenl.
Le dimanche i8 avril, le matin et après le disncr, au service à la paroisse, où M. Amclot-Chaillou ' , maislre des requesles, fut eslu marguillier, au lieu de M. Tallemant.
Le lundy ig avril, le matin au Palais, pour retirer des conclusions sur les lettres patentes pour l’acquisition de l’hostcl Saint-Dcnys *.
.M. le procureur général en fit une grande affaire, avec beaucoup de difficultés, cl me donna luy-mesme de sa main ses conclusions, ayant fail rappeler M. de La Fons exprès, pour luy dire qu’il avoit dit à son secrétaire dé ne rien prendre, et, en effet, je luy avois présenté deux pjstoles qu’il refusa.
Le mardy qo avril, M. de Brillac me donna arrest, qui fut signé, expédié et deslivré le niesme matin. Je dois icy remartpier, pour m’obliger à la reconnoissance, que, dans cette affaire, j’ay trouvé toutes les honnestetés que je pouvois souhaiter, chacun se prcs.sant de me faire plaisir, et ny les experts, ny Perault, le greffier de l’escritoire, iiy le sieur Charpy, secrétaire de M. de Brillac, ny mcsnie son copiste, n'ayant pas voulu prendre mon argent, quelque instance que j’aye
' Jacques Amolot, seigneur de Chaillou , rc^u uiatlre des requütcs en juillet i6ài. Le Potirail det madm dej rt^aétes le camciériae ainsi : ■ A bien de l'esprit et
sçait mcaler scs divertisscniens avec ses inléreats. t
’ Cet hôtel était situé rue des Quatre. Fib.
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Avril i6r,f>. faite pour les y engager, me faisant tous entendre l’estime qu’ils avoient pour moy depuis l’alTaire de M. Fouquet.
j Le mcrcredy 2 1 avril, je fus voir, avec M. Le Laboureur, M. le
' Prince. Il me reçut fort obligeamment, et luy ayant parlé de l’adaire
que je faisois sous sa protection avec M. le cardinal de Retz’, il me tesmoigna estre fort ayse de m’obliger, et convint de tout ce que • je souhaiterois pour ma sûreté, qui est de me donner quittance de
J l’indemnité et des droits seigneuriaux, comme s’il les avolt reçus
J de moy.
f Cette apresdisnée, j’achevai l’accommodement de M. le président
I de Pommereu avec sa sœur, et il luy fut compté quarante mille
,1 ' livres.
I Le jeudy saint 22 avril, je fis mes pasques à la paroisse, à cause
que je faisois estât d’aller à Salnt-Denys le samedy matin, après le disncr, avec MM. Le Laboureur, La Fons, Desnot et RouUard, notaires. Nous nous trouvasmes chez M. Caillet, où nous arrestasmes tous nos contrats pour les signer le samedy.
Le vendredy 28 avril, le matin, à la Passion et au service à Saint- Nicolas. Le soir, je fus lire tous les actes que je devois signer pour mon affaire è MM. .Auzanet et Isalis, et je les fis rire en leur disant que tous les gens ne vouloicnt point de mon argent, et que je n’osois leur en présenter, de crainte qu’ils ne fissent de mesme.
Le samedy 24 avril, je fus dès le matin avec M. Le Laboureur, sa femme et M. Desnot, à Saint-Dcnys. Je fis signer par le supérieur et par le secrétaire tous les actes capitulaires que j’avois corrigés, et j’achevai tout avec dom Laumer, le premier mobile de toute cette alfaire. Je fus à cheval à Ormesson, et revins disner à Paris.
Ap rès le disner, je fus chez M. de Bermond, où nous siguasmes tous nos contrats, et M. Le Laboureur les emporta pour les faire signer à M. le Prince, à Chantilly. M. de Lomeau, avocat, y estoit, qui trouva toutes mes formalités en bon estât. M. de Bermond me fit voir
' L(t cardinal de Rcli était abbé conunendatairc de Saiut-Dcni*.
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sa maison, qui estoit fort belle, avec une vue admirable et fort bien iGss. disposée. Ainsy voilà l’acquisition de l’hostel -Saint-Dcnys achevée; chacim trouve que c’est à grand marché. Cela despeiid des réparations qui sont à faire, et pourvu que la despense n’en soit pas trop grande. Je prie Dieu qu’il agrée et besnisse cette acquisition, dans laquelle j’ay tasclié de prendre toutes les précautions pour la rendre sure.
Le diroanclic de Pasques, a5 avril, le matin, au service de la paroisse; après le disner, à Nostre-Dame et au Temple, à l’ordinaire.
M. d'Heudicourl disna avec nous; il revenoit de Saint-Germain.
Le liindy 26 avril, le matin, chez M. de Lezeau, avec MM. d’Estampes et La Fo.sse, pour le procès de M. l’archevcsque de Borde.aux contre M. le marquis de Sourdis. Là, j’appris que M. le chancelier n’avoit point tenu les remissions, le vendredy saint, avec les conseillers d’Estat et inaislrcs des requesles, comme il avoit accoustumé, dont on .se plaignoit, et qu’il avoit donné le sceau le jeudy saint, où il avoit expédié seul toutes les rémissions.
Après le disner, je fus à Amboillc avec toute la famille. Le mercredy 28 avril, M" Pradel vint disner avec nous, <|ui nous dit la paix faite entre les Ilollandois et l’évcsque de Munster, et que la reync d’Angleterre travailloit à celle de France et d’ .Angleterre '.
Le samedy 1" mai, MVl. Pellctier-Soucy, Cordemoy et Fleury me vinrent voir, et nous revinsmes ensemble, dimanche au soir, ,à Paris.
Le timon du carrosse rompit à la montagne de Champigny, et MM. de Cordemoy et Fleury, par une besvue, revinrent à Paris à pied.
Le lundy 3 mai , M. Desnot m’apporta tous les contrats de l’hostel de Saint-Denys signés de M. le Prince. Je fus travailler chez M. de Lezeau avec MM. do Mesgrigny et La Margucrie. J’appris les éveschés donnés ; Autun, à M. l’abbé Roquette; Périgueux, à M. de Mascon,
(le père Le Bouitz, cy-devant évesque d’Acqs; l’on estoit fort scandalisé de ce changement par pur intérest et avarice); Mascon, à M. l’abbé de Sainl-Pouanges, et .Acqs, à .M. l’abbé de Bar.
' Voy. Mémeira dt Lotis XIV, 1. Il . p. 107-109.