II. 6S
JOUBNAI.
J*nvi«r 1666, des registres du parlement tout ce qui s’esloit passé durant les derniers troubles, et luy avoit demandé ce qu’il falloit faire; qu'il avoil parlé des absens de la compagnie, et avoit dit que l'usage estoit de mander des députés du parlement et de leur faire entendre la volonté du roy, et que le parlement donneroit des commissaires pour choisir dans les registres; que, depuis, M. Le Pelletier luy avoit dit que le roy commanderoit au greflier d’oster ce qui se rapportoit aux derniers troubles, et que l'on vouloit des commissaires du conseil; qu'ayant fait entendre les raisons contraires, on les avoit approuvées; mais néantmoins que depuis on ne luy avoit rendu aucune respouse; que l’on avoit eu dessein de le surprendre; mais que ce projet avoit tourné contre eux; <juc tous les députés du parlement estant en présence du roy, il leur avoit dit que M. le cbancelier leur feroit connoistre sa volonté; que M. le chancelier leur avoit dit que le roy vouloit oster les marques des choses qui s’estoient faites contre son autorité, dont les exemples seroient dangereux; que leroy ordonnoit au greffier, qui estoit présent, de luy app>rter les registres du parlement; que luy, premier président, avoit respondu que le parlement recevoit tousjours avec respect les ordres de Sa Majesté, et les cxécuteroil; mais qu’il supplioit le roy de luy dire si Sa Majesté n’entendoit pas que le parlement observast les formes accoustumées, et ordonnast au greffier d’apporter les registres; que M. le chancelier avoit respondu <|u’il avoit donné l'ordre au greffier, et qu’il oc luy en falloit point donner d’autre; que luy, premier président, avoil répliqué que le greffier n'estoil pas le maistre des registres; qu’ils esloieul au parlement, et qu’il ne pouvoit sur cela recevoir d’ordre que du parlement; que M. le chancelier avoit dit que, le parlement estant présent, c’estoil assez; qu’il avoit répliqué que le parlement n’estoit point présent, qu’ils n’estoient que députés pour entendre les ordres du roy et les porter au parlement; que, sur cette contestation, le roy avoil dit qu’il ne soucioit pas de quelle manière la chose se Cst , pourvu qu’elle s’exécutasl et que le parlement en usast à son ordinaire; que ce n’estoii pas qu’il fust fasché contre le parlement; au contraire, il en estoit
D’OUVIER LEFEVRE D ORMESSON.
très content, et luy donneroit tousjours des marques de son estime wirr i66« et de son ail'cction.
Le mercredy 1 8 janvier, relation a esté faite an parlement , et il a passé »lu l)onnet à ordonner que le greffier porteroil les registres au roy; M. de Brillac a dit qu’il falloit demander que ce lussent des commissaires du parlement qui fussent nommés pour examiner ce qu’il falloit oster; mais personne n’a suivi son avis.
Le vendredy îo janvier, la grand’chambre députa ([ualrc conseillers pour assister, chea M. le chancelier, à l’examen des registres, cl ce furent MM. Gilbert, de Reffiige, Granger, sieur de Liverdy', et...’
Le samedv a i janvier, chez le roy, faire ma cour. De là, au Palais, où j’appris que le conseil alloit à Saint-Germain; puis disner chez M. le premier président. Après le disner, chez M. Talon, pour ma cause contre M. le cardinal de Retz cl le grand prieur. Il me dit qu’il devoit aller chez M. le chancelier pour l’examen des registres. De là, aux Jésuites, à l'acte du fils de M. ReschamelL qui avoit desdié à M. Colbert. La thèse estoit du dessin de M. Le Brun, et la plus belle qui ayt esté encore faite*. Toute la cour et la ville y estoient. En revenant, je trouvai M. Colbert à pied, qui n’avoit pu approcher à cause de l’embarras. De là, au Louvre, chez M"* de Nogent. Cette apresdisnée, le roy avoit fait baptiser Madame, qui estoit tenue par Madame douairière et par M. le duc d’Anguien.
Les nouvelles se desbitèrent que l’orage qui estoit arrivé le mercredy précédent à Paris avoit esté fort grand vers Senlis; que le tonnerre estoit tombé et avoit bruslé l’église de l’abbaye de Chailly, et deux autres égli.ses, et à Cbaalons en Champagne, et à Cbasteau- I,andon. Cette chute du tonnerre sur toutes les églises est fort extraordinaire.
' • Houuiie 1res })«rticulier, de pou de hruil, foibic et de m^*diocrc crédit; sans interesU; beau frère de M. Catituit, auquel ii est dedérenl. ■ (Tab/cau du fiorlêmênt.)
' Le quatrième nom est omis dans le ms
* Louis Bescliamcl ou IScschaQicil, set* gneur de Nointel , maître des requêtes.
* Il était d'usage de placer au comntencemenl de la Utèse le }>orlrajt du |>ersonnage auquel elle était dédiée.
JOURNAL
Février i66«. I.e (limanclic 2 2 janvier, le roy partit avec toute la cour pour Saint- Germaiu, pour se disposer à son voyage et ne pouvant c|cnieurer plus longtemps à Paris, dont il n’aime pas le séjour.
I.c lundy 3o janvier, M. Le Pelletier me vint dire que le roy luy avoit dit à Sainl-Gcrmain qu’il l’avoit destiné pour estre prévost des marcliands.
Le jeudy 2 février, le roy partit pour son voyage, à cheval, sans carrosses ny esquipages. Il faisoit un secret de sa route ; mais chacun croyoil que c’esloit pour la Franche-Comté; il passa par Paris, monta à cheval 4 Charenton, et alla coucher à Brie Comte-Rohert; de là, à Bray-sur-Seine, à Villemor, à Molesme, etc. il devoit arriver, le mereredy 8 , à Besançon.
Dans ce mesme temps l’on publia la nouvelle que les Anglois, les Hollaiidois et les Suédois avoient fait une ligue pour faire faire la paix’; que \’an Beuuing, ambassadeur des llollaudois, avoit proposé au roy d'obliger les Espagnols de luy donner satisfaction et de donner Saint-Onier, .Aire, Cambray, au lieu des places conquises, et le Luxembourg ou la Franche-Comté, au choix des Espagnols; que le roy estoit demeuré d'accord de ce projet, niais qu’il n'avoit point sçu ce qui s’estoit passé depuis, et avoit esté surpris d’apprendre cette ligue faite, et qu'elle l’eust esté sans sa participation.
Le vendredy lo février, nouvelles arrivèrent que leroy, arrivant à Dijon, avoit appris que Besançon et Salins* s’esloient rendus en son obéissance, et que l’on alloit assiéger Dole*.
Le dimanche i 2 février, on apprit que le roy avoit envoyé M. de Chamilly aux hahitans de Dole, pour les sommer de se rendre, et qu’ils avoient respondu qu’ils estoient résolus de se bien deffendre, comme ils avoient fait autrefois; que le 12, la tranchée se devoit
’ La inpie «tÜitncc (ut signee » la Have. \e 18 janvier i608.
' Cps doua villes se rendirent, le 7 fé* Trier, au prince de CunJe.
' La ville de Dole fui assiégée le 10 fé>
vrier, d’après Y Art <U t-érifier les dates; le I a , d’après le Journal d'Olmer d’Ormesson; \oy. h la date du aS révrier. le résunré de U cairjpagne. (Comp. les (JEurres de bouts XIV, t. Il], p. loi'ioâ )
ouvrir, et Ton croyoit que celle ville seroil prise cinq jours après. L’on Février i608. dil en mesme lemps que M. Le Pellelier-Soucy csloil mandé pour eslre intendanl de jiislice dans celle conquesle, el que M. de Villars- Orondale esloil gouverneur de Besançon, el M. de Noisy-Manpeou de Salins. Les Icllres porlcnl encore que, le roy arrivanl devant Dôle, les murs de deux faces de bastions el d’une demy-lune s’estoient esboulés. L’on cite anssylost les murs de Jéricho, qui tombcnl devant Josué. M. le duc d’Orléans est parti le mardy gras en chaire roulante pour se rendre au siège de Dôle , quoyqu’il n’ayt pas esté mandé.
Le dimanche gras, i a février, au sermon de M. l’évcsque de Noyon.
Le lundy i3 février, à Saint-Nicolas, au sermon du père Mascaron', qui prescha fort bien.
Le mardy 1 4 février, chez M. de Soucy, qui paitit en poste pour son intendance. C’est M. de Louvuis qui l’a proposé, nonobstant la prétention d’un parent de M. Colbert qui est en Alsace, de M. Bouchu, intendant en Bourgogne®, el mesme de M. d’ Avaux, qui a suivi au voyage par ordre du roy.
Les mariages faits durant ces derniers joui'S sont : M. le lieutenant civil avec Mangot ; M. de La Reynie, lieutenant de police, avec M“' de Garibal; M. de Pontcharlrain , conseiller, avec de Maupeou, fille unique du président de la cinquième chambre des enquestes.
Le samedy i8 février, nouvelles arrivèrent que Dôle avoit esté pris*; qu’il y avoit eu trois attaques, l’une par les gardes, la seconde par le régiment de Lyonnois, et la troisième par le régiment de Saint-Vallier; que l’on avoit pris d’abord les demy-lunes, qu’il y avoit eu des officiers des gardes tués et des Lyonnois tués, el que la place s’estoit rendue deux jours après, et que le roy alloit à Gray, qui vouloit se deflendre.
‘ Jules Mascaron, né à Marseille en 1 634 • évêque de Tulle , puis d'Agen , morl en 1703.
* Claude Bouebu , baron de Loisy, reçu
maître des requêtes le s6 j.invicr i654- ’ La ville de Dole fut prise le 1 a février, d'après l'Art de vérifier lei dalet. (Voyei les Œuvres de Louis XIV, t. III, p. io4-)
JOURNAL
W*ricr i66«. Le samcdy a5 février, je fus à Saint-Germain faire ma cour, le roy y estant arrivé le jour précédent à dix heures du matin. Comme cette conqucslc de la Franche-Comté est fort belle et heureuse, il est bon d’en remarquer les circonstances ; M. le Prince, sous prétexte d’estreen Bourgogne aux estais, avoit pris connois-sance exacte que la Franche- Comté estoit sans aucunes troupes et .sans defliance, parreipi’ils ne douloient pas que le roy ne leur accordasl la neutralité comme à la dernière guerre, les habitans ayant envoyé devers luy pour Ir. luy demander. Il les amusa. Ce pendant le roy a fait mareber son armée sans descouvrir son dessein, et les habitans de la Franche-(iomté .se sont vu attaquer sans avoir sçu qu’ils le dévoient estre. Besançon et Salins se sont rendus à la vue des troupes. Le roy, en arrivant, est allé à Dole, a fait installer les contrescarpes et ([uelques demy-luncs, où il y a eu quatre ou cinq cens hommes tués. Les habitans estonnés, se voyant sans troupes et sans espérance d’estre secourus , se sont rendus le mardy gras, i4 février. Le roy a marché en mesnie temps à Gray. Le gouverneur a fait mine de se voidoir delfendre ; mais le marquis de Dien ', gouverneur général sous Castel Rodrigo, qui est du pays et y a tout son bien, s’est venu rendre au roy, et, estant allé à Gray, a persuadé au gouverneur de se rendre. .Ainsy le roy v est entré le dimanche i g février, et y a fait chanter le Te Deam, ayant à sa droite le gouverneur général , et à sa gauche le gouverneur particulier de la ville, et le mesme jour il est parti pour le revenir. Ainsy le roy est parti de Saint-Germain le 3 février, est arrivé le 8 à Dijon, a sçu en arrivant que, le 6, Besançon et Salins avoient esté pris*; il a attaqué Dole le i3, et l’a pris le i4; est allé à Gray et l’a pris le 19, est parti aussytost et est arrivé 4 Saint -Germain le a4 février. Ainsy, en vingt-deux jours du mois de février, il est part! de Saint-Germain, a esté en Franche-Comté, l’a prise entièrement,
’ Voltaire (&«c{e toute cette campagne, les Œuvres Je le marqait d'Yenite. Louis XIV, t. lll.p. Ôâ et auiv. el les
* 11 y a une légère diffL^reocc avec l'/4rf goctations relatives à la suecetsion <t Espagne ,
de vérifier les dates, qui dit que ces villes par M. Mignot, 1. II. {Collection des doen-
SC rendirent le 7 février. Comparer , pour ments inédits.)
et est revenu à Sainl-Gennain. CcUc conquesle est grande et admi- iC6«. l'able dans ses circonstances.
Van Beuning est arrivé, ambassadeur extraordinaire de Hollande, pour la paix. L’on dit que les députés des Sept Electeurs arrivent aussy ensemble. Je disnai, à Saint-Germain, chez M. le chancelier, où estoient MM. d’.Vligre, d’Estampes, de Sève, l’évesque de Meaux,
La Margucric, Nogucs, Le Féron et autres.
Le 5 mars, je fus à Saint-Germain, avec mon fils, pour saluer M. le Prince, que je n’avois pu rencontrer à Paris. M. de Turenne me parla d’abord de quelques nouvelles. De là, je fus chez M. le Prince, qui me reçut très obligeamment, et me dit qu’il ne recevoit point mes complimens, pareequ’il esloit fort assuré de mes sentimens pour luy, et qu’il n’y avoil personne dans le royaume pour qui il eust plus d’estime, cl raille autres choses obligeantes. 11 parla du siège de Dole; et, luy ayant dit que la gloire qu’il y avoit acquise luy avoit cousté, et qu’il y avoit perdu ses souliers, il dit, en riant, qu’on l’avoit dit; mais que la vérité estoit qu’estant à l’attaque des gardes, on luy vint dire que le roy s’esloil avancé & l’attaque de M. de Gadaignes, et qu’il y avoil couru à toute bride pour faire retirer le roy, qui s’esloil trop rais en péril, et qu’ayant mis pied à terre dans un lieu fort humide, son soulier y estoit demeuré, et qu’il avoit esté oblige de se rechausser devant le roy. De là, au lever du roy; apres le disner, chez M. le chancelier, et revenir à Paris.
Le mardy i3 mars, j’assistai avec le parlement, en robe ronge, au Te Deum qui fut chanté à Nostre-Dame pour la compeste de la Franche-Comté. Le roy y vint en justaucorps bleu en broderie;
Monsieur, M. le Prince et M. le Duc y estoient. Le parlement y frit à pied eu robes, fourrures et bonnets. M. le maresclial d'Aumont y estoit comme gouverneur de la ville, et il marcha après les présidens jusques sur le haut du grand escalier, où il se mit entre le premier président et le deuxième président, et il conserva cette place jusques au .sortir de l’église. Y estoient MM. d’Oigeval, Pinou et moy, mais- Ires des requcsles honoraires, et M. Bignon, titulaire.
JOURNAL
Mai i6«fi. Le jeud)' i5 mars, M. Boucherai m’avertit que M. de Mauroy, conseiller d'Estal semestre, estoit abandonné des médecins, et ensuite il m'apprit qu'il estoit mort 4 midy.
Le vendredy i G mars, je fus à Saint-Germain au lever du roy et à la messe, et ayant suivi le roy pour aller disner avec M. de Noailles à la table du grand maistre, je vis M. Noguès, qui demanda cette place au roy et biy donna son placet. C’estoit le jour des placcts, et, apres le disner du roy, je luy présentai le mien avec tous les autres. Je vis ensuite M. \j: Tcllier, qui me tesmoigna beaucoup de bonne volonté, me disant qu’il ne voyoit rien ny pour ny contre moy.
Le samedy 17 mars, je fus voir M. l'abbé d'Efliat pour que M. de Mar.arin parlast h M. Colbert. Il me dit que M. de Mazarin estoit allé à Saint-Germain, et qu’il devoit parler de moy i M. Colbert.
l.c dimanche 18 mars, M. l’abbé d’ElTiat mu vint dire, le soir, que M. de Mazarin avoit parlé; que M. Colbert avoit dit qu’il avoit beaucoup d’estime pour moy, et qu’il estoit bien ayse que je voidusse estre de ses amis, et y ajouta toutes les bonnestetés possibles, et trop grandes pour estre vraysemblablcs.
Le bindy 19 mars, je fus à Saint-Germain exprès pour voir M. Colbert, auquel ayant fait mon compliment pour la place, il m’a dit que M. de Mazarin luy avoit parlé et qu’il estoit mon serviteur, .sans me faire accueil nv ouverture approchant de ce que m’avoil dit .M. l’abbé d'Elbat. Ainsy je n’ay pas encore sujet de le croire de mes amis.
L’on prépare tous les escbalfauts pour le baptesme de M. le Dauphin, qui est remis à vendredy. M. Colbert, maistre des requestes, part pour la paix. L’on parle de guerre fortement. L’on croit néantmoins que la paix se fera, 4 cause de la ligue d'Angleterre, Hollande et Suède.
Le inardy 8 mai, M. de Ba,sville arriva d’Aix-la-Chapelle, où il estoit allé avec M. Colbert, l’ambassadeur, et apporta le traité de paix signé des ambassadeurs’. Ce traité avoit esté fait et conclu 4 ‘ Le traite d’Ain'ltwCliapeHe fut signé, entre la France et l’Espagne, le 2 niai. L»
Paris avec Van Bcuning, ambassadeur de Hollande, et envoyé tout Moi i6fis. aiTcslé aux ambassadeurs pour la cérémonie. Ainsy voilà la paix conclue, au grand regret de beaucoup de gens, qui craignent le.s .suites, c'est-à-dire les reflbrmalions, les rctranchemens, les suppressions. Ceux qui raisonnent en politiques croient que cette paix est laite .sans raison. Le roy avant tous les avantages qu’il peut désirer par ses con(|uestes, ses grandes troupes, et, selon toutes les apparences, pouvant espérer de très grands succès de cette campagne, renonçoit à toutes ces espérances et restituoit la Franche-Comté contre toutes les règles. On disoit que c’estoit une marque que le roy aimoit mieux la paix que la guerre, et que les ministres avoient préféré leur iutérest particulier à ccluy de l'Estat et à la gloire du roy; qtic jamais le roy ne trouveroit une occasion pareille de conquérir la Franebe-Comté, la foiblesse des Espagnols, l’aveuglement des peuples, l’assoupissement des Suisses, et la facilité de prendre une grande province ou dix jours, etc. D’autres, au contraire, croient que fon a fait très sagement de conclure la paix, la Ugue faite contre la France estant trop forte pour y pouvoir résister, outre que le dedans du royaume est sy mal disposé, que tout est à craindre dans la moindre disgrâce que les armes du roy auroient reçue. Mais aussy ceux-la incsines blasment les ministres d'avoir négligé la conservation de l'alliance avec les Suédois pour un inlérest médiocre d’argent, pareeque, sy les Suédois fussent demeurés unis à la France, la ligue n’eust jamais esté faite, et encore de n’avoir pris aucun soin de s’acquérir des alliés; car il estoit fort aysé d'abord de prévenir celte ligue.
Le mercredy 3o mai, la paix fut publiée à Paris, et le roy assista au Te Deum qui fut chanté à Nostre-Daïue, à une heure après midy.
M. l'abbé Le Tellier est coadjuteur de M. l’évesque et duc de Langres.
Le jeudy 3i mai, après le disner, à Basville, voir M. le premier président, qui y estoit pour restablir sa santé. J’en revins avec luy et M. l’évesque de Vannes, le dimanche 3 juin,
Pr^mee conservait toutes scs conquête» en Flandre et rendait a l'Espagne la Kranclie- Comte.