‹ Journal d'Olivier Lefèvre d'OrmessonChapitre 47 sur 83 · I. V, p. 1 5 et 1 6. de SatHtSwton , ibid · texte numérisé non relu

I. V, p. 1 5 et 1 6. de SatHtSwton , ibid

de sa requeste. Je fus ensuite remercier M. le premier président, et Janvier 1671. de là disncr chez M. de La Vrlllière, où je sçus que M. de CLasteauneuf avoit l’agrément pour acheter la charge de grelher de l’ordre, de M. Jeannin. Après le disner, je fus voir M. et M"” d’Iluluières, et remercier M. Bignon qui avoit conclu pour moy.

Le matin, avant l'audience, les trois gens du roy entrèrent. M. Talon dit qu’il avoit eu avis que, le mardy dernier, deux hommes, l'un nommé Duval, l'autre Rabustin [ou Rabastin], avoient pris querelle dans l'antichambre de M”“ la Princesse et tiré l'espce; qu’elle, ayant accouru au bruit pour les séparer, avoit esté blessée par l'un d’eux, et qu’un crime de cette quaUté pouvant passer pour estre de lèzemajesté en la personne d’une princesse du sang, ils estoient obb'gés de requérir qu’il plust à la cour commettre deux de Messieurs pour se transporter à l’hostel de Condé, et recevoir la déclaration de M“ la Princesse, interroger ce nommé Duval, qui estoit prisonnier aux prisons du faubourg Saint-Germain, et, à cette (in, ordonner qu’il seroit transféré, continuer les informations commencées, etc. Les gens du roy retirés, M. Hervé auroit lu leur requeste, sur laquelle il fut ordonné suivant les conclusions. L’apresdisnéc, parlant à M. le procureur général de cette aOaire, qui estoit fort différente du premier récit, il me dit qu’elle estoit vraye, sinon que la querelle s’estoit faite dans la chambre et non dans l’antichambre.

Le dimanche ■ 8 janvier, je fus le matin au collège de Clermont prendre le marquis de Mouy. Je le menai chez l’ambassadeur d’Angleterre, qui estoit encore au lit; il nous reçut fort civilement et parla bien françois. De là chez le résident d’Espagne, qui vint me recevoir sur le bas de la montée, et me parut bon homme. Cest un homme de mine fort espagnole, ayant les cheveux très noirs et de grosses moustaches noires, le teint basané et le iront très haut. Nous vismes M“ de Riberpré, M. de Vendosme (le chevaber de Vendosmo estant allé à la chasse), M. le marquis de Créquy chez M"la mareschale sa mère , et par occasion M"* la mareschale de Créquy, que je vis avec M“' Du Plcssis-Bellière pour la première fois, ne les ayant vues au-

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