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que d'avoir un denier d'intdriuK. • Malgré la vivacité des plaintes de Masarin , on peut être rassuré sur les remboursements qui lui étaient dus. lai fortune itmiiense qu'il a laissée suflit pour attester que le surintendant ne se montra pat trop cruel é son égard
En faisant les aflutres du rardiual. Nicolas Eouquel ne négligeait pas les siennes. Colbert, qui, dés celle é|>oque , surveillait sa conduite, nous apprend comment Eoiiquet tronipail la vigilance de son collègue Scrvicn. Il accuse surtout un coiimiis de Scrvicn, nommé Delorme, (Tavnir été complice de Fouquet , mais en couvrant babilenient ta coniiivenee sous le mastpie de fopftosition. I Delorme répéloit i Servien, dit Colbert’, qu'il devoit lousjouri estre en garde contre les actes d'un esprit entreprenant et de grande cabale, et ne laissoit pas de lui faire faire tout ce que le sieur Fouquet désirait. La première allairc considérable qu'il fit par cette inlr%iie fui la ferme générale des galM'Iles. Deiu rompagnies se |>ré,senlèrent pour celte grande ferme : la première, celle du sieur Cuaot, qui estoit plus agréable à M. Servien, et celle du sieur Girardin, qui estoit accommodé surtout avec Fouquet. Dca la première direction’ où l'on paria de celte allàire, avant que M. Servien se fus! déclaré, le sieur Fouquet se déclara pour Cusot, dit que celte ferme ne pouvoil estre mieux régie que par lui et qu'il la lui touloil donuer. Delorme exagéra le desplaisir que M. Servien rcccrroil de cette déclaration du sieur Fouquet, en lui faisant connoistre que. s'il ne s'opposoit fortement aux comnirnccmens, faulre s'altiroroit toute l'autorité; iJ le fit résoudre i donner fciclusion à Cusot et ù faire tomber la ferme à Girantin,
U Celle déclaration connue, Fouquet l'j oppose fortement et veut lousjours que Cusot soit préféré. Lorsque ces contrariétés furent asaei ressenties pour en faire une alfairc considérable entre les deux surinlendans, le .sieur de Lyonne, neveu du sieur Servien, qui s'estoit accommodé aver le sieur Fouquet (tour jouer un rôle en cette comédie , est proposé psm Delorme pour s'entremettre de l'accommodement dans lequel le sieur Servien avoit la .satisfaction de donner la ferme au sieur Girardin, qui estoit l'homme dudit Fouquet; mais .aus.si le sieur Servien fit une affaire cunsidéniblc pour
' de fea^aet, 1. 1, gantai.
’ Mémoire de Colbert â Louis XIV, ms de la Düil. împ. S. F. n' X99S. f* 3. J'ai publié la plus grande partie de ce né.
moire dans mon HtMttirtJt Fadmiimtruhon mOfHinéifue en Fronce.
' Conioil de finaiKci
INTRODUCTION