‹ Journal d'Olivier Lefèvre d'OrmessonChapitre 56 sur 83 · ço · texte numérisé non relu

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APPKNDICE.

d’arliTicc, moins de scandale, pins de couverture et do longueur. Ils ont esprouvd, entre autres Inus ceux de médiocre condition, et les peuples s'en souviennent encore, (pic les Fraiu;ois ne peuvent oublier leur nature libre et leur ramiliaritc trop grande dans la pratiipie de leurs rcmnics, cl la con vcrsatioii que l’on ne leur peut oster, point si sensible aux regnicoles et à toute rilalie, que la moindn^ ebose en cela les oITeiise dans l'honneur et la réputation, pour la<piellc plusieurs provinces dudit royaume, et entre autres la Calabre , ne laissent jamais aller leurs femmes et filles tpie une ou deux fois l'année A la messe. Ils croient, pour ce sujet, que, s'ils estoient gouvernés par un vnce-roy français. Icurbonneur, leurs biens et leurs personnes mesmes ne seroient pas en seureté.

« Il est certain que les Napolitains veulent un roy particulier cl résidant. Que si on le leur |)orle, ils résisteront; mais toutes les fois qu’ils se pourront asseurer de l'avoir, ils y contribueront tous en général et en particulier ; mais comme il est impassible qu'il se puissent jamais résoudre é choisir un roy d'cnti'c eux pour la puissante compétence (compétition) des mai.sons grandes, qui ont tousjoiirs esté trop [nombreuses] à proportion de la petitesse du royaume, c’est pourquoy ils veulent un roy estranger. Pour cette mesme raison, ils n'accepteront ny ne soulTriront jamais de roy i[ui ne soit de haulle et auguste extraction, et d'autant plus volontiers s'il est par sa personne en grande estime cl réputation; mais surtout ils veulent un prince qui n'ayt ny suite, ny Estats. desquels ils puissent appréhender qu'il tire des créatures, des affidés, dcsconfidcns et des familiers plus qu'eux pour l'aydcr de conseil et d’assistance A les régir et dominer; ce qu'ils sont résolus de ne voir ny souffrir jamai.s. C'est pourquoy ils veulent un roy sans suite et sans autres vassaux (pi’eux, (pii, du premier jour, n’ayt ny ne puisse avoir autre auprès de luy pour le maintenir, servir, conseiller et ayder qu'eux-mesnies, et enfin devienne N.apolilain; et il n'y a nul doute, ce point IA asscuré, que rentreprise ne soit plus que la moitié indubitable, et, en ce cas li, je crois qu'à la teste et dans les parties du royaume, on trouvera une grande facilité; néanlinoins de cecy, il en faut parler en particulier et de l'intelligence

qu on y peut avoir.

«La descente à l’entour de la ville de Naples se peut faire en plusieurs endroits seurs, non-seulement pour mettre des gens en terre, mais pour 1(M vaisseaux qui demeureront en mer, ainsy qu'il se dira à bouche , et ne se peut

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