II. ^ toi
802 APPENDICE
rer.-vou9 bien? » Il rappela Brissac et luy commanda de remener cet homme quelque part, où tout de suite il le laissas! aller en liberté. C'est cet homme luy-mesme qui l'a conté, longues années depuis, à M. Joly de Fleury, procureur général du parlement, duquel je tiens cette anecdote.»
Quiconque ne se laisse pas prendre à l'amour de l'extraordinaire et du dramatique trouvera ce récit peu vraisemblable. Comment Louis XIV, instruit du crime du marquis d'ElBat et du comte de Beuvron , leur aurait-il si facilement pardonné, et même les aurait-il laissés prés de son frère, au milieu de sa cour? On comprendrait è |>eine que le roi eût fermé les yeux sur un pareil attentat dans le cas où son frère en eût été complice-, mais l'impunité d'empoisonneurs subalternes est tout è fait inadmissible. D'ailleurs le récit de Saint-Simon est en opposition avec le témoignage des contemporains. Il écrivait plus de cinquante ans après les événements , sur des ondit, tandis que M*' de I.at Fayette, M"* de Montpensier, Bossuet, Daniel de Cosnac, Gui Patin, Olivier d'Ormesson, vivaient h l'époque même de la mort de Madame, et que les trois premiers avaient assisté à ses derniers moments. Je laisse de côté le procès-verbal officiel des médecins*, que l'on pourrait croire dicté par l'autorité royale pour imposer i la postérité; mais il n'en est pas de meme des mémoires, qui ont été écrits sous des influences très-diverses, et dont plusieurs, comme le Joamal d'Olivier d'Ormesson, n'étaient pas destines à la publicité.
Le premier point du récit de Saint-Simon , qui est détruit par les témoignages les plus irrécusables , est son assertion sur la bonne santé de Madame , à son retour du voyage d'Angleterre. Gui Patin, qui n'est pas un médecin de cour, écrivait h son ami Falconct, dès le i6 septembre i66é, six ans avant la mort de Madame ; « M*' la duchesse d'Orléans est lluette , délicate et du nombre de ceux qu'Ilippocrate dit avoir du penchant à phthisie. Les Anglois sont sujets k leur maladie de consomption, qui en est une espèce, une pbtliisie sèche ou un flétrissement de poumon.» M''* de Montpensier,
' Voj. U Hûlation <U ia tnalaJiet mort et ouveiiare (la corfis de Madame , par l'«bbé Bourdelot» dAiis le» Mdmoira mtéressanU pour servir à fhistoire de France, par Pon* cet de La Grave, t. 111, p. 4t i i — nton de Valot iSar ie$ causes de la mort de
Madame, dans le» manuscrit» Conrert, l. Xll], tn>r*, p. 779» À la bibliothèque de l'Arsenal; — enfin, le pmoès- verbal de l'autopsie dans les Né^ocialiont rtlatives à la mcceuion d'EsftayHe, par M. Mi^rnct, I. III, p. 207 etsuiv.
APPENmCK.
dont on ne saurait soupçonner la bonne fui quand elle parle des faits étrangers é ses passions politiques et à ses amours, raconte une visite de Madame é Versailles, peu de temps avant sa mort, et l'impression quelle produisit ; «Elle entra chez la reync comme une morte habillée, i qui on aurait mis du rouge, et, comme elle fut partie, tout le monde le dit, et la reyne et moy nous nous souvinsmes que nous avions dit : Madame a la mort peinte sur le visage *. n Comment s’expliquer, après un passage aussi explicite, l'assertion de Saint-Simon? Evidemment il a avancé cette erreur pour rendre son récit plus frappant par le contraste de la bonne santé de Madame et de sa mort subite.
Plus loin, il prétend que Madame fut empoisonnée par l'eau de chicorée, dont elle avait coutume de boire. Les contemporains parlent aussi de cette eau de chicorée; mais Olivier d'Ormesson dit gae les dames gai estoient avec elle avaient 6a de cette mesme eau et l'aroienf point trouvée si mauvaise Bossuet, qui assista Madame éses derniers moments, est encore plus explicite. Dans une lettre adressée probablement é un de ses frères, il donne des détails précis sur la mort de Madame’ : «Je crois que vous ares sçu que je fus esvcillé, la nuit du dimanche au lundy, par ordre de Monsieur, pour aller assister Madame, qui estoit è l'extrémité, à Saint-Cloud, et qui me demaudoit avec empressement. Je la trouvai daas une pleine counoissance , parlant et faisant toutes choses sans trouble , sans ostentation , sans effort et sans violence, mais si bien et si à propos, avec tant de courage et de piété, que j'en suis encore hors de moy. Elle avoit dcsjà receu tous les sacremens, mesme l'extresme- onction, qu'elle avoit demandée au curé, qui luy avoit apporté le viatique et quelle pressoit tousjours, afm de les recevoir avec connoissance. Je fus une heure auprès d'elle, et luy vis rendre les derniers soupirs en baisant le crucifix, quelle tint i la main, attaché à la bouche , tant qu'il luy resta de force. Elle ne fut qu'un moment sans connoissance. Tout ce qu'elle a dit au roy, à Monsieur et è tous ceux qui l'cnviron-
‘ Voy. Mémoires de Mademoiselle, édit.
Charpentier (t. IV. p. lié). Ce passage ne se trouve pas dans les anciennes éditions; je ]*ai donné d'après le manuscrit autographe de Madcmoiaclle conservé à la bihliolbéque impériale.
loi .
• Jotutusl d'Olivier tTOrmessoN, I. 11.
* Cette lettre a été publiée par M. Finquel. Etudes sur la vie de Bosruet, I. III, p. il6 cl suiv.
APPENDICE
noient, estoit court, précis et d'un sens admirable. Jamais princesse n'a esté plus regrettée , ny plus admirée; et ce qui est plus merveilleux est que, se sentant frappée, d'abord elle ne parla que de Dieu, sans tesmoigner le moindre regret. Quovqucllc sçust que sa mort alloit estre asseurément très-agréable 4 Dieu, comme sa vie avoit esté très-glorieuse par l'amitié et coiiliance de deux grands rovs, elle s'ayda autant qu'elle put, en prenant tous les remèdes avec cœur; mais elle n'a jamais dit un mot de plainte de ce qu'ils n'opéroicnl pas, disant seulement qu’il fallait mourir dans les formes.
«On a ouveii son corps avec un grand concours de médecins, chirurgiens et de toute sorte de gens, à cause qu'ayant commencé à sentir des douleurs extresmes, en buvant trois gorgées d'eau de chicorée, que luy donna la plus intime et la plus chère de scs femmes, elle avoit dit qu'ef/e estait empoisonnée. M. l'ambassadeur et tous les Aiiglois qui sont icy l'avoient presque creu; mais l'osiverture do corps fut une manifeste conviction du contraire, puisque l'on n'y trouva rien de sain que l'estomac e"t le excur, qui sont les premières parties attaquées par le poison, joint que Monsieur, qui avoit donné 4 boire 4 M"* la duchesse de Meckelbourg', qui s'y trouva, acheva le n-sle de la bouteille pour rasscurer Madame; ce qui fut cause que .son esprit se remit aussytost, et qu'elle ne |>arla plus de poison que pour dire qu'elle aioit créa d'abord estre empoisonnée par mesprise. Ce sont les propres mots qu'elle dit 4 M. le mareschai de fîramont’. » Ainsi, d'après la lettre de Bossuet, non-seulement les femmes de Madame, mais le duc d'Orléans et la duchesse de Mectlenhourg burent de la même eau de chicorée que la princesse. Comment admettre que cette boisson n'ait été mortelle que pour .Madame?
En résumé, le récit peu vraisemblable de Saint-Simon est réfuté par le témoignage de contem[>orains qu'on ne jicut sou|)çunner d'avoir altéré la vérité. Nous dirons en terminant avec Gui Patin*, qui ne manquait ni de
a tirée des papiers de Philibert de La Mare (œs. de la Bibl. imp.) ; mais la critique de M. Walkenaér ne parait pas suflisauimcnl justiGée. (Voy. la note de M. Floquet, à la p. 4i6 du L III de ses Eludes sur Bossuet.^ ‘ Lettre du 3o juillet 1670; celle lettre a été omise dans l'édition récente dos
* On a déjà vu que la ducbeasc de Qiàtillon (Élisabetli Angélique de Montmo.
runcy-Boutcville] avait épousé en secondes noces Christian - Louis , due de Mevklcn- Isourg.
’ M. Wallenaér (1. c.) a conuta'.é l'auihcnlieité de cette lettre, que àl. Floquet
APPENDICE
lumières ni d'indépendance ; ully en a qui prétendeni, par une fausse opinion, que Madame a esté empoisonnée i mais la cause de sa mon ne vient que d'un mauvais régime de vivre, et de la mauvaise eonstilutiori de
ses entrailles Il est certain qtic le peuple, qui aime à se plaindre et 4
juger de ce qu'il ne connoist pas, ne doit pas estre creu en pareille matière. s Saint-Simon , si lier de sa noblesse , est souvent peuple par ses préjugés et par sa prédilection [Wur expbquer les événements les plus simples par des rauses mystérieuses.
PASSAGES ERTRASGHés DASS I.E TOME l" DU JOURNAL U-OLIVIEH D'ORMESStlN.
Ce comité chargé de diiiger la publication des Dommenls inédits relatifs à l'histoire de France avait, en adoptant le projet de publier le Journal d Otnier d'Ormesson, imposé 4 l'éditeur la condition de retrancher tout ce qui ne présenterait pas un intérêt réel pour l'histoire '. On avait même proposé de supprimer entièrement la (iremièrc partie, comme n'ayant pas asseï d'importance historique*. J'ai dii. pour me confonner aux prescrip tions du comité, sacrifier un certain nombre de morceaux qui faisaient double emploi ou qui ne renfermaient que des détails insigniliants. Ces retranchements, que j'ai subis, m'inspirent aujourd'hui des scrupules, et, tout en reconnaissant qu'il y a, dans le Journal d'Otirier d^Ormesson, des répétitions fréquentes , des longueurs fastidieuses, des nouvelles controuvées ou ridicules, je regrette d'avoir été forcé de laisser de côté un grand nombre de passages dans la partie qui s'étend de 1 643 4 1 648. J'ai pensé qu'il serait utile de rétablir, au moins en appendice, quelques uns des morceaux qui ont été retranchés.
Le premier de ces passages reti acc les démarches d'Olivier d'Ormesson pour l’achat d’une chaige de maitre des requêtes. 11 fait double emploi avec le commencement du Journal imprimé, et c'était ce qui en avait fait
lettres de Gui Patin, par M. Hcvcillé- ' Voyee Bullettn àa comité historitfoe , Parise; mais elle a été publiée dans l'édi- I. Il , p. 6g. lion de La Haye (lyab, 3 vol. in lal. * /t*d.
APPENDICE
adopter la suppression; mais, comme on y trouve certaines particularités sur les mœurs parlementaires, j'ai cru devoir le publier.
Le second morceau fournit des renseignements sur la juridiction du Conseil d'Élat, sur les attributions des maîtres des requêtes, le traOc des cliarges de judicaturc, les relations d'Olivier d'Ormesson avec le comte d'Avaux, etc.
Dans le troisième extrait, nous voyons André d'Ormesson, conseiller d'Élat, et son fils Olivier d'Ormesson, solliciter le grand conseil pour obtenir l'admission de leurs parents dans ce tribunal.
Vient ensuite un passage qui annonce le futur rapporteur du procès de Fouquet. Olivier d'Ormesson, chaigé de rendre compte d'une affaire à laquelle s'intéresse M. le Prince (Henri de Bourbon), est d'abord sollicité et pressé , puis gourmandé par ce prince avide et tyrannique , parce qu'il a suivi les conseils de sa conscience de préférence à d'injustes suggestions.
Les quesdons de règlement pour le Conseil d'État avaient une telle importance au xtii* siècle, que j'ai rétabli, dans le paragraphe V, plusieurs passages qui font double emploi avec le texte du Journal.
Le sixième morceau retrace une de ces luttes de préséance si b^uentes dans les parlements.
Le septième complète les renseignements sur les procès jugés au Conseil d'État en i6é6 et i6ùy.
Enfin, dans un dernier extrait, j'ai réuni quelques articles où le nom de Chantal et de Sévigné suHit pour appeler l'attention. J'avais donné dans le Journal tous les passages essentiels qui prouvent que, dans les premiers mois de l'année 1 647, Olivier d'Ormesson s’occupa avec lèle des affaires de M. et de M'“ de Sévigné; mais, comme en pareille matière rien n'est indiH'érent pour les personnes qui s'occupent de recherches spéciales sur M'" de Sévigné, j'ai rétabli tous les textes où se trouve son nom (Marie de Rabutin-Cbantal) ou celui de son mari.
APPENDICE
OLIVIER D’ORUESSOR ACflèTE USE CHARGE DE MAÎTRE DES REQGÊTIS (Journal, 1. 1, p. i al iui«.).
«Le dimanche 8 febvrier i643, Pittes, courtier de charges, me vint F<«ner if.4J. avertir 4 sept heures du matin que M. d’Irval • avoit vendu sa charge le samedy au soir. Je l'envoyai aussytost sçavoir de M. d'Algoèt, gendre de M. de La Bistrade, s'il vouloit traiter de son office, selon le prix fait par M, d'Irval, comme il m'avoil promis par la bouche de Pittes. J'envoyai à M. Richer, notaire, qui m'asseura qu'il avoit escrit le compromis d'entre M. d'Irval et M. de Bernières, pour la charge de maistre des requestes, moyennant soixante mille cscus, et cent pistoles par une promesse séparée.
J'allai au mesme temps chez M. Godart de Petit-Marest’, amy particulier de M. Fabry^ et iDOD parent et amys pour le prier de vouloir aller conclure avec ledit sieur Fabry de sa charge pour moy. Il inc dit que M. Fabry venoit de sortir de chez luy, qui luy avoit dit que M. de Ilcraières avoit acheté de M. d'Irval moyennant soixante mille escus, luy avoit aussy parlé d'une autre affaire et qu'il le veiroit avant midy. Ce qu'il 6ti mau ne put tirer autre conclusion dudit sieur Fabry. sinon qu'il n'estoit engagé avec per* sonne, n’avoit promis aucune préférence, et que, le lendemain à midy, il pourroit conclure. Ce que je sçus une heure après, ledit sieur de Petit*
Mare-st m'estant venu rendre ladite responso.
O Ce jour me vint visiter M. de Montclial. et me fit reproche de ne l'avoir pas voulu croire et que M. d'Irval m'eust donné la charge à soixante mille escus , toute expédiée, si je les luy eusse offerts lorsque je le fus visiter, et noua nous entretinsmes de la folie des acheteurs , et qu'en matière d'achat de charges il ne falloit point de prudence.
O Le lundy 9, M. de Petit-Marest me vint voii‘ è onze heures et me dit
^ Voyes. sur ce p«r»onnage, le tome 1 du Journal d'Olic. d'Ormenon. p. 4, Dolea.
’ Il a été plusieurs fois question de Godard de Petit-Marest, on Petit-Marais,
dans le Joamal d'Oliv. d’OrmMon. Il était conseiller au paHement de Paris.
* Jean Fabry était beau-frère du chancelier Seguier
APPENDICE
févriiT i64î. qu’il venoit de voir M. Eabry, i qui l'on avoit oITert mille cscus de plus que de la eliarge de M. d'Irval et qu’il en avoit vu la lettre, et que ledit sieur Eabry en vouloit encore mille. Ma mère et ma femme ayant sçu ce discours SC résolurent de l’avoir à quelque prix que ce fust. Je priai ledit sieur de Pciit-Marest de retourner et voir si cent pistoles oc. cinq cens cscus ne feroient point conclure; ce qu’il fit. et, estant demeuré chez ledit sieur Eabry, il m'cscrivit un mot incontinent après, que ledit sieur Eabry ne se despartoit point de deux mille escus. Je luy fis response qu'il conclust avant que sortir; mais, son laquais ne luy ayant pas rendu ma response, il me ;;;uva cinq cens cscus, croyant que ledit sieur de Pctil-Mare.st, estant plus aniy dudit sieur Eabrx que de moy, seroit bien aysc de procurer son avantage. A l'issue du disner, ledit sieur de Petit-Marest vint et m’apporta la procuration dudit sieur Eabry, et inoy è niesme temps luy fis ma promesse de cent quatrevingt-quatre mille cinq cens livres payables è sa volonté.
«Au mesme temps j'envoyai nia procuration aux parties casuelles, et je fus avec mon père chez M. le cbancclier, auquel nous ne sçusmes parler que sur les quatre heures, et allasmes ce pendant auxTuilloricset cnirasmesdans le jardin de Renard d’où estant retournés clicz M. le chancelier, mon père me présenta à luy dans sa chambre, et luy dit quej'avois traité avec M. E,ibry, luy venois rendre mes premiers complimens et le prier de me vouloir acrorder la préférence avec .M. de Bemières, qui avoit traité auparavant moy, ayant cet avantage d'avoir six mois de service au delà de mes six ans vu que ledit de Bernières n’auroit achevé ses six ans que dans le mois d'avril. Sur quoy M. le chancelier respondit qu'il estoit bien ayse que j'eusse traité; que je setois le bien venu chez luy et au conseil, et que M. de Bernières n’auroit point de lettres qu’après scs six ans. Après quoy nous nous retirasmes. Auprès de M. le chancelier estoient M. de Meaux . son frère, et M. de Marca.
*i I.C mardy i o febvrier, je lus avec mon père chez M. le premier président et je rencontrai, en y entrant, M. Amelot de Beaulieu, qui avoit acheté la charge de premier président à la cour des aydes, qui venoit de conclure, avec M. de Champlastreux, de sa charge de maistre des requestes
' U a été question, dans le tome I du ' Il s'agit des six années de senrtee dans Journal d*Otirter d'Omeuon, p. gq (texte le parlement, qui étaient nécessaires pour et note) . de ce jardin HeiiarJ. être noinnie maître des requêtes.
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à souante mille escus tout expédié. M. de ik'rnièi'eii, xoii beau-frère, y Fé«mr >•>13. cstoitauxsy. M. le premier président, voyant mon père, se plaignit i luy que j'estois cause de la cherté des charges, et que je n’avois pas gardé parole à sou fils de ne passer cinquante-quatre mille escus. Je luy respondis que ma parole esloit rouverte par M. deBernières, qui avoit acheté le premier et avoit mis le prix. Cela ne le pouvoit contenter, estant en colère d'estre obligé de l’acheler plu.s cher qu'il n'avoil pensé, mais encore pins, comme je crois, d'avoir esté frustré de la charge de .\l. Fabry, du quartier de janvier, et réduit è M. Ainelot , du quartier de juillet. Sur ce, voyant que .M. de Champlastreux avait traité et que je ne le pourrois pas cnipescher de passer le premier au parlement, je fis de bonne grâce ce que je ne pouvois empeschcr, m'obligeant an président et è son fils de le laisser pa.sscr devant par civilité; de quoy ledit sieur me tesmoigna avoir obligation, et nous sortismes avec bonnes paroles, et en sortant M. dd Champla.streux me dit que M. de Bernières estoit arresté par M. le chancelier, pour n'avoir pas .son sen’ice, dont je tesmoignai estre bien fasché.
«De lé cher M. Cretpin, et puis cher M. de La Native pour le prier de vouloir estre mon rapporteur; ce qu'il reçut avec sentiment d'honneur. De là cher M. de Nesmond, président, et après cher .M. de Novion, aussy président, qui reçut mon père avec tous les tesmoignages d'amitié possibles.
Ce jour. M. Pichotcl eut toutes mes quittances aux parties casuelles et mare d'or, ayant donné mes promesses au lieu, les fit contrôler et signer extraordinairement, et le tout fut misés mains de ,M. Faure, secrétaire du roy, pour dresser mes loltres.
uLemercredy matin, je fus avec mon père chez M. de La Verrière luy porter nos lettres et le prier de vouloir se trouver, l'aprcsdisiiéc , chez M. le chancelier pour luy présenter mes lettres; ce que nous ne pusmes, M. le ehaiicelier n'estant revenu de rhez M. de Guéiiégaud, où il avoit disne. pourarrester le compte de l'espaigin; , que hicn lard.
« Le jeudy i a , j'allai chez .M. le chancelier avec mon p*:re pour luy faire sceller mes lettres, mais, parce qu'il y avoit conseil , il ne le put et nous remit 6 l’apresdisnéc. M. de La Verrière me dit que mes lettres n'estoient drc.ssécs rien que vaille, et qu'il les raccoimnoderoil; ce qu'il fit. Là, je vis M. du Hallier, qui parla longtemps à mon père, et M. le mareschai de .Schoinherg. qui entretint très-longtemps .\1, le eliancciicr auprès d'une fencslre. L’on