‹ Journal d'un bourgeois de Nancy, Nancy sauvée; préf. de L. MirmanChapitre 4 sur 32 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

dirai simplement qu'ils furent de bons citoyens, ils le furent tous et pleinement. En cela, ils correspondirent exactement à l'esprit public. Dans sa lettre du dimanche 9 août 1914? René Mercier, signalant la nomination, ce jour même, du nouveau préfet de Meurthe-et-Moselle, écrivait ces mots très justes : « Il lui sera nécessaire de s'inspirer de l'esprit des populations lorraines plutôt que de l'inspirer. » Oui, le devoir était là ; puissé-je l'avoir accompli, car je ne m'en suis jamais assigné d'autre, ni de plus élevé. Sans doute, il appartint à tel ou tel de parler au nom de ces populations, d'exprimer ce qu'elles ressentaient, de traduire leur confiance à certaines heures tragiques, de faire connaître au dehors leur détermination de tout supporter pour le triomphe de la cause sacrée de la Patrie. Mais ce serait les calomnier que de prêter à qui que ce fût le rôle d'avoir été, à un moment quelconque, leur guide ou leur soutien. C'est

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