‹ Journal d'un bourgeois de Nancy, Nancy sauvée; préf. de L. MirmanChapitre 5 sur 32 · PREFACE XI · texte numérisé non relu

PREFACE XI

en elles-mêmes, dans leur propre cœur, qu'elles puisèrent à toute heure, après comme avant la victoire de la Marne, la force nécessaire pour rester, à travers les pires épreuves, dignes d'elles-mêmes.

Qu'on essaie de se figurer l'état d'esprit des Nancéiens en août 1914- Depuis de longues années, une doctrine avait prévalu chez presque tous ceux qui s'appliquaient à prévoir la guerre et à en déterminer les modalités : Nancy, à quelques kilomètres de la frontière et dépourvue d'un ensemble de fortifications protectrices, Nancy devait être sacrifiée, et avec la grande cité lorraine toute la région située sur la rive droite de la Meurthe; c'est sur les hauteurs qui dominent la rive gauche que la défense du sol français devait être organisée. Quand, le poste de préfet de Meurthe-et-Moselle étant devenu vacant en raison de la grave maladie qui venait de terrasser mon pauvre collègue M. Reboul, j'obtins du Gouvernement l'honneur

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