XII PREFACE
d'y être appelé, M. le ministre de l'Intérieur, en m'annonçant, le dimanche matin 9 août, cette bonne nouvelle, me recommandait de partir le jour même et par le premier train, si je voulais être sûr de parvenir à Nancy. On a souvent raconté qu'un général illustre, et qui aimait les boutades, se plaisait naguère à répéter que, s'il était chargé des opérations de la prochaine guerre, son premier communiqué officiel serait pour annoncer au pays la perte de Nancy, avant même qu'elle fût devenue une réalité et pour que la nation prît du coup son parti d'un sacrifice inévitable. Rien donc — pas même la présence sur notre frontière de l'admirable 20° corps, qui pouvait à chaque instant être appelé sur une autre partie du théâtre de la guerre — pas même l'affectueuse confiance de chacun de nous en M. le général de Gastelnau commandant l'armée, mais dont l'action devait être subordonnée à l'ensemble des vastes opérations se