‹ Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreurChapitre 108 sur 230 · Le l'otr'ujtc français, u" 133y · texte numérisé non relu

Le l'otr'ujtc français, u" 133y

dénoncialion de ce fait, la Convention a rendu un décret, aux termes duquel le commandant général sera tenu d'insérer, dans le prochain ordre, qu'on n'aura pas le droit d'arrêter un député du peuple, hors le cas de flagrant délita

Vendredi 12 avril. — Après une séance de plus de douze heures, la Convention a décrété que Marat serait mis en état d'arrestation à l'Abbaye.

Dès l'ouverture de la séance, à l'occasion d'un rapport de Poultier, Montagnard assez obscur, une violente altercation s'était produite entre le vertueux Petion et V incorruptible Robespierre.

Petion. — Je demande la censure de Poultier.

Robespierre. — El moi, je demande la censure de ceux qui protègent les traîtres.

Petion. — Je demanderai en effet que les traîtres et les conspirateurs soient punis.

Robespierre. — Et leurs complices.

Petion. — Oui, leurs complices, et vous-même. Il est temps enfin que toutes ces infamies finissent. Il est temps que les traîtres et les calomniateurs portent leurs têtes sur Véchafaud; et je prends ici l'engagement de les poursuivre jusqu'à la mort.

Robespierre. — Réponds aux faits.

Petion. — C'est toi que je poursuivrai.

Maintenant que l'inviolabilité qui les couvrait est supprimée^, nos députés ont peut-être tort de parler

1. Le Putriote français, n» 1339. — Cet incident ne ligure ni au Moniteur, ni dans l'Histoire parlementaire de Bucliez et Roux.

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