‹ Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreurChapitre 109 sur 230 · Voir ci-dessus page · texte numérisé non relu

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si souvent de puursaites, de mort et (ïéchafdad. Mais il parait que tel n'est point l'avis de Pelion, car il est revenu à la charge dans celle même séance. « Je ne serai content, a-t-il dit, que lorsque j'aurai vu ces hommes qui veulent perdre et qui perdraient enfin la liberlé, la République, laisser leur tête sur l'écJia,fcLud. » Au milieu de l'agilalion que provoquent ces paroles, le peintre David s'élance au milieu de la salle et, découvrant sa poitrine, crie à l'orateur : « Frappez, je demande que vous m'assassiniez'... »

A Petion a succédé Guadet, qui a tenu la tribune pendant deux heures et demie-. Plus grand que Yergniaud, maigre, brun, teint bilieux, barbe noire, yeux noirs et vifs, Guadet esl doué d'un rare talent de parole. Parmi les oraleurs de la Convention, il occupe sans conleste le troisième rang, immédiatement après Vergniaud et Danton. 11 sait, au milieu des discussions les plus ardentes, rester calme et maître de lui-même''. Ce calme, cette présence d'esprit, qui d'ordinaire excluent le feu et l'élan, s'associent chez lui à une sensibililé très prompte, à uneimpéluosilé, à une véhémence exlraordinaire. Nul ne manie le sarcasme avec plus d'habilelé, nul ne prodigue, avec plus d'audace, les apostrophes amères : ses dénoncialions sont des coups de poignard '.

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