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Les autres jurés onl déclaré à runanimilé que les faits n'étaient pas constants.
D'après cette déclaration. Fouquier-Tinville a conclu à ce que Jean-Paul Marat fût acquitté de l'accusation portée contre lui et mis sur-le-champ en liberté.
A peine le Tribunal, faisant droit à ces réquisitions, a-t-il prononcé l'acquittement, que la salle retentit d'applaudissements frénétiques, bientôt répétés dans les salles voisines, dans les vestibules et les cours du palais. On couronne Marat de feuilles de chênes, on se presse autour de lui; c'est à qui aura l'honneur de l'embrasser. Les officiers municipaux, les gardes nationaux, les canonniers, les gendarmes, les hussards qui sont dans la salle, craignant qu'il ne soit étouffé par la foule, forment une double haie et le placent au milieu d'eux '. On se met en marche. Arrivé en haut du grand escalier, le cortège fait une halte, pour permettre aux citoyens rassemblés sur les marches et dans la cour de contemplera leur aise VArni du peuple''^; mais l'Ami du peuple est de petite taille : on le voit à peine, on le voit mal. Le fauteuil d'un des juges est passé de main en main. Deux hommes vigoureux prennent le triomphateur sur leurs bras, le hissent sur le fauteuil, et voilà qu'au-dessus de la multitude battant des mains, poussant des cris de joie, dans le palais de saint Louis, à deux pas de la Sainte-Chapelle, apparaît, rayonnante, luisante, couverte de taches et couronnée de fleurs, la tête de cet immonde bandit, le masque de Marat!