Mémoires de Ferrières, t. I, p
4. Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique pendant le dixhuitième siècle, par Picot, t. V, p. 381.
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dressé des liibunes pour le public; mais cet ouvrage avait été fait à la hàle; les poutres de soutènement ne portaient pas assez dans le mur, et, dès la première séance, une de ces tribunes s'écroula. Les spectateurs, hommes et femmes, tombèrent pêle-mêle les uns sur les autres et blessèrent dans leur chute quelques-uns des députés qui se trouvaient au-dessous '. Le surlendemain, 21 octobre, un horrible événement se passa dans le voisinage de l'Assemblée et presque sous ses yeux. Le boulanger François, qui avait sa boutique tout auprès de l'Archevêché -, accusé par une vieille femme de cacher une grande quantité de pain, est arrêté par le peuple, conduit à l'Hôtel de Ville et traîné sur la place de Grève. On le pend au premier réverbère, on lui coupe la tête avec un couteau de cuisine ^. On force un boulanger qui passe sur la place à donner son bonnet; on en couvre la tête de François qui est pesée dans des balances, mise au bout d'une pique et portée de rue en rue, de boutique en boutique. Sa jeune femme, enceinte de trois mois, accourait à sa défense; elle rencontre le cortège sur le pont Notre- Dame. On lui présente à baiser cette tête coupée. La malheureuse tombe h demi morte, le visage baigné di' sang '*.
Ce fut sous de tels auspices qu'eut lieu, le 23 octobre, la reprise de la discussion sur les biens ecclé-