‹ Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreurChapitre 151 sur 230 · Mémoires de l'errières, t. I, p · texte numérisé non relu

Mémoires de l'errières, t. I, p

4. Histoire des MotHaonards, par Alphonse Esquiros, t. I, p. 183.

siastiques, ouverte le 10 octobre à Versailles. Elle se termina le 2 novembre. Pendant les séances des 30 et 31 octobre, la populace avait entouré l'Arcbevêché, proférant contre les aristocrates les plus violentes menaces'. Le 2 novembre, TArcbevêché fut investi avant le jour par une foule de bandits qui, lorsque parurent les députés, couvrirent de huées les membres du côté droit et se portèrent à des voies de fait contre les députés ecclésiastiques. Ils obtinrent gain de cause, et l'Assemblée décréta, ce jour-là, que « tous les biens ecclésiastiques étaient à la disposition de la nation ». — Par une singulière dérision du sort, le décret qui dépouillait le clergé de ses biens fut adopté le Jour des Morts, sur le rapport d'un évoque, — Talleyrand-Périgord, évêque d'Autun, — sous la présidence de l'avocat du clergé. — M. Camus, — et dans le palais de l'Archevêché I

C'est également dans la salle de rofficialité qu'a été rendu, le 7 novembre, malgré les efforts de Mirabeau, le décret portant que tout député ne pourrait avoir place dans le ministère. -

Le lundi 9 novembre, l'Assemblée nationale a transféré le lieu de ses séances dans la salle du Manège. Cette salle, qui s'étend parallèlement à la terrasse des J'euillants, à peu près à la hauteur de la place Vendôme, a environ 150 pieds de longueur. On y avait accès de deux ciUés, — par la cour du Manège, cour

Page 1