‹ Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreurChapitre 163 sur 230 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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cocarde tricolore et panache de plumes noires '. Dans toutes les rues oii des opposants affectèrent de garder leur chapeau sur la tête, les hommes du peuple, les femmes, les volontaires en uniforme, les forcèrent à se découvrir^. Ceux qui voulurent résister eurent à subir de mauvais traitements; quelques-uns furent même arrêtés^. Rue de la Harpe, on brisa les vitres d'un charcutier qui n'avait point tendu de tapisseries à sa porte'*. Le patriote Legendre, qui demeure rue des Boucheries Saint-Germain, ayant essayé d'apporter quelque trouble à la procession de Saint-Germain des Prés, le 7 juin au soir, le peuple prit fait et cause pour son soleil, — suivant le mot des Révolutions de Paris, et le fameux boucher fut conduit à la section, au milieu des huées et des cris de joie de la foule".

Depuis cette époque, Paris s'est enfoncé de plus en plus dans le bourbier révolutionnaire, — dans la boue et le sang. Et cependant, plus d'un symptôme annonce que la foi n'est pas morte, et qu'en dépit des Hébert et des Marat, des Brissot et des Condorcet*^, Paris et la France ne sont pas encore prêt d'être décatholicisés .

N'avons-nous pas vu, au mois de novembre der-

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