‹ Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreurChapitre 164 sur 230 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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6. Les journaux de la Giron le rivalisaient d'impiété avec ceux de la Montagne. Sur le terrain des idées religieuses, la feuille de Brissot et ceUc de Marat marchaient de compagnie. (Voj-. Lvycnde des Girondins, par Edmond Biré, p. 209 et suiv.)

nier, la Commune, — la Commune elle-même, — obligée de s'associer à un TE DEUM chanté à Notre- Dame, pour remercier Dieu des victoires de la République ' ?

Le 11 janvier de cette année, des députés de quarante communes du département de l'Eure, de l'Orne et d'Eure-et-Loir, admis à la barre de la Convention nationale, ont fait entendre ce langage : « Nous sommes délégués vers vous pour vous demander la conservation pure de la religion catholique, son culte libre et le maintien du traitement de nos ministres. Notre pétition ne peut manquer d'être accueillie, parce que vous n'avez pas été députés par des athées -. »

Un des collègues de Dutard, le citoyen Perrière, sectateur ardent de la Révolution et de la philosophie, resté, en dépit de ses passions antireligieuses, observateur clairvoyant et judicieux, nous disait, il y a peu de jours, à Dutard et à moi : « Le feu de la superstition, allumé dans la Vendée, dans la Rretagne, dans la Lozère et la plu-part des départements du Midi, couve là même où on le croit éteint pour jamais. Je connais beaucoup l'Auvergne; je l'ai habitée longtemps et je la parcourais récemment encore. Certes, la Révolution n'a pas de plus sincères partisans, de meilleurs soutiens que les Auvergnats; mais s'ils détestaient leurs seigneurs, ils aimaient et ils aiment encore leurs prêtres. Tous les dimanches, au prône, on crie, à l'en-

1. Histoire 2''a.rlemenlairc de la ROcolulion, par Bûchez et RouX: t. XXI, p. 51.

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