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aussi de consolation, de franche et naïve gaieté, de pure et vraie joie.
Durant ces trois jours, — le dimanche, le lundi et le mardi ', — toutes les boutiques sont restées fermées. Je n'ai pas entendu un seul coup de marteau -.
Au carreau de la Halle, les revendeurs d'habits, qui sont presque tous ou Cordeliers ou Jacobins, ont chômé pendant les trois jours de fête ^.
Au cimetière des Innocents, les gargotiers qui débitent, sous des parasols, de la viande et des haricots, ont chômé également, et ce sont cependant les plus enragés suppôts de la faction cordelière et jacobine •*.
Hier, mardi, désirant parler à mon relieur, qui habite rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, je frappe à sa porte. Personne ne répond. Une voisine met la tête à la fenêtre et me dit : « Ils sont à faire des visites. » Je n'ai rencontré, en effet, dans toutes les rues, que gens endimanchés, hommes et femmes du peuple revêtus de leurs plus beaux habits, allant, suivis de leurs enfants, visiter leurs parents et amis ■'.
Aujourd'hui la trêve est expirée. Paris est rentré dans la fournaise. Les fêtes de la religion sont finies : au tour de la Révolution de nous donner les siennes. Elle n'y a pas manqué. Ce matin, à 11 heures, sur la