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Le citoyen Boissel en a informé la Société des Jacobins, le 29, en ces termes : « Le club de l'Evêché a nommé une commission pour recueillir toutes les mesures de salut public. Si ce citoyen qui est à la tribune ^ a des mesures à proposer, il peut s'adresser à ce comité. »
A peine installée, la Commission des Six s'abouche avec Dobsent, à qui son arrestation, par ordre de la Commission des Douze, et sa mise en liberté arrachée à la Convention nationale -, ont valu, dans les sections, une popularité presque égale à celle d'Hébert et de Marat. Dobsent et les Six tombent d'accord qu'il est urgent de former un comité d'exécution, dont les membres seront choisis, non plus en assemblée publique, comme l'ont été les membres de la Commission des Six, mais dans une réunion exclusivement composée de commissaires élus à cet effet par les quarantehuit sections et investis de pouvoirs illimités. La section de la Cité prend en conséquence un arrêté invitant les autres sections à envoyer, le 29 au soir, à l'Evêché, deux commissaires chacune, pour aviser aux moyens de sauver la République ''. ïrenle-trois sections donnèrent suite à cette demande '*, et, dans la soirée du 29, deux assemblées entièrement distinctes ont eu lieu à l'Evêché. La plus nombreuse, la seule dont se soit
1. Lo citoyen Grols de Luzonno. qui avait obtenu la parole « pour eommuniquer une observation qu'il avait recueillie et qui annonçait une grande conspiration ". (Séance des Jacobins du 29 mai 1793. i