Dans la séan<-ç du 27 mai 1793. i.MonitPur du 30 mai.i
3. HifttoiiP pnrlomont.tirn, etc., par Bûchez et Roux, t. XXVII, p. 299.
i. Commune de Paris. s«'ance tin 30 et 31 mai 1793.
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occupée la Convention, était en réalité la moins dangereuse ; il se peut même qu'elle ait eu surtout pour objet de détourner l'attention des autorités s'il y a des autorités à l'heure actuelle' et de servir de voile à la réunion des commissaires.
Donc, mercredi soir (une première réunion avait déjà été tenue à l'Evêché '), six cents personnes environ, dont une centaine de femmes, se sont rassemblées à l'Evêché, au clab élecloral. On n'était admis que sur la présentation d'une carte d'électeur ou de membre d'une société patriotique. Il y avait cinq cents personnes dans l'intérieur de la salle, et cent dans les tribunes. Dufourny, au nom de la Commission des Six, a proposé de désigner six commissaires pour aller demander à la Municipalité la nomination provisoire d'un commandant de la garde nationale parisienne, mesure absolument nécessaire si l'on voulait agir avec ensemble. Cette proposition a été adoptée, ainsi que les deux suivantes, réclamées également par la Commission des Six. Il a été décidé qu'une confiance sans bornes serait accordée à cette commission et que l'on exécuterait sans examen toutes ses décisions. Il a été convenu en outre que les sections seraient invitées à faire une adresse à la Convention nationale pour lui demander la punition du crime d'Isnard envers Paris-,
1. Notes romie^cs au comité des Douze sur ce qui s'est passé à rEvôché le 29 mai. (Mémoires de Meillan, p. 194.)
2. Dans la séance du 2ô mai, à une dé])utation du Conseil général de la Commune de Paris, qui était venue protester contre l'arrestation d'Hébert, le président Isnard avait répondu : « La France a mis dnns Paris le dépôt de la représentai ion nationale... .Si jamais, par une de ce* insnri'eetion- qui. depuis le )0 mars. <e renouvellent ~ans
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n atin qu"a\anL uiio l'ois donné une impulsion ooinmune à tous les Parisiens, on pût les entraîner à un même but ». C'est Dufourny qui s'est exprimé ainsi; c'est lui, d'ailleurs, qui a diricré les débats pendant toute celte séance, excitant b's esprits, les préparant à une Insurreclion aussi prochaine que possible, mais en mi-me temps imposant silence à tous ceux qui voulaient aborder la question des voies et moyens. A un orateur qui s'aventurait sur ce terrain, il a dit : h Je crains bien que. si vous perdez autant de temps à délibérer, rons no ao^jez pas de la fête. » — L'assemblée s'est séparée, après s'être ajournée au lendemain, \) heures du matin '.
Pendant ce temps, dans une autre salle de l'Évêché, les commissaires des trente-trois sections qui avaient répondu à l'appel de Dobsent se réunissaient en secret, et constituaient une Commission de nevf memhrea-, véritable comité directeur do l'insurrection.
De qui se compose ce comité des Neuf? Personne n'a pu me fixer encore sur ce point. Il paraît certain cependant que, parmi les membres de ce comité, figurent Dobsent, Hassenfratz, Varlet, Fournereau ''. La direction du mouvement se trouve ainsi appartenir.
ro-ise.... il arrivait qu'on porlàt atteinte à la repivsenlation nalii^'nale, je vous le déclare au nom de la France entière, Paris serait anéanti... Bientôt on chercherait sur les rives rie la Seine si Pari< a existé... » iMmiiteur du 27 mai 170:J.i