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qui n'avait qu'un tort, celui de venir après un exnrde, dans lequel l'orateur avait dit : « Si le peuple a le droit d'instituer, il a aussi celui de destituer. Si donc, citoyens, vous avez la majorité des sections, si vous en justifiez, nous vous remettrons aussitôt nos pouvoirs qui n'ont plus d'existence. Vouloir les retenir ne serait de notre part ni courage ni vertu, ce serait témérité et crime, n
Chaumelte requiert la lecture et la vérificalion des pouvoirs des commissaires; le bureau constate que trente-trois sections leur ont donné des pouvoirs illimités pour sauver la chose publique. Dobsent déclare alors que les pouvoirs de la Municipalité sont annulés, et il prend place au fauteuil de la présidence. Destournelles reprend la parole : « Citoyen président, dit-il, et vous, citoyens membres de la Commission révolutionnaire, agissant au nom du peuple, vos pouvoirs sont évidents, ils sont légitimes. C'est maintenant que, sans laiblesse et sans honte, nous allons cesser nos fonctions... Déclarez seulement, déclarez que nous n'avons pas démérité de nos concitoyens, et il n'est rien dont ne nous console et ne nous dédommage cette récompense, digne salaire de tous les bons magistrats du peuple. »
Suivi de ses collègues, il se relire dans une salle voisine... et il attend. La porte, en effet, ne tarde pas à s'ouvrir et à livrer passage à une dépulation. Elle vient inviter le maire, le procureur de la Commune et les membres de l'ancien Conseil à rentrer dans la salle où ils ont fait tout k l'heure une si magnifique résis-
tance. Tons s'empressent de répondre à cet appel, et le président Dobsent leur déclare, au nom du peuple souverain, qu'ils sont réintégrés dans leurs fonctions'. Ils réoccupent leurs places, prêtent un nouveau serment civique, prennent le titre de conseil général révolutionnaire, et, pour bien marquer leur docilité vis-à-vis de l'Evêché, appellent au commandement général de la force armée de Paris Hanriot, commandant de la section des Sans-Culottes-.
Une répétition de celte scène était donnée, à la même heure, au Déparlement. Un délégué du Comité réi:olutionnaire des Neuf, le citoyen AYendhin, signifie aux membres composant le Directoire et le Conseil général du Département de Paris qu'ils sont suspendus. Directoire et Déparlement s'inclinent devant ce Wendhin (un Allemand, sans doute), qui tire alors de sa poche un second arrêté ainsi conçu :
Au nom du peuple souverain, les membres composant le Directoire et le Conseil général du Département de Paris sont réintégrés provisoirement dans' leurs fonctions: ils prêteront le serment, entre les mains des commissaires, de remplir exactement les fonctions qui leur sont confiées et de communiquer avec le Comité révolutionnaire des "Neuf, séant à l'Évèché.
Pour être plus à portée de suivre les événements et de diriger l'insurrection, le Comité révolutionnaire des Neuf s'est installé ce matin à la maison commune. C'est'de là qu'il transmet ses ordres à la Municipalité,