Houvenirs de Dulaure
3. Di.scriurs de Basiro. séance du 31 mai, Monilcitr du 3 juin l";t3. 1. Clironiquc ife P;i.ri;<, ii' lô3.
el les récits des sans-culottes qui sortent des tribunes ou des couloirs de l'Assemblée.
Non moins violentes sont les passions qui s'agitent dans l'intérieur même de la Convention.
llabaul Saint-Etienne, rapporteur de la Commission des Douze, essaie de se faire entendre. Trois décrets successifs lui donnent la parole ' ; mais qu'importe à la )iiinorité, qu'importe surtout aux tribunes? Après une lutte qui n'a pas duré moins de trois heures-, la majorité a dû céder; Rîibaut Saint-Etienne a dû renojiccr à se faire entendre.
Les autres orateurs du côté droit n'ont pas été plus heureux. Les tribunes ont interrompu Guadet par les cris : .1 bas! à bas! Elles ont interrompu le président lui-même, Mallarmé ^', qui appartient pourtant à la Montagne I Lorsque Gamboulas ' a dit : a 11 y a eu une violation manifeste de la loi, les barrières ont été fermées, <>n a sonné le tocsin, le canon d'alarme a été tiré; je demande que le Conseil exécutif soit tenu de rechercher ceux qui ont commis ces crimes, n Les hommes des tribunes ont répondu : Nous^ nous tous! Mais c'est là un fait do tous les jours, et pas n'était besoin, pour qu'il se produisît, de sonner le tocsin, de battre le rappel et de tirer le canon d'alarme. Aussi les agitateurs ne s'en sont-ils point tenus là. Durant cette longue séance, qui a commencé à six heures du matin