‹ Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreurChapitre 199 sur 230 · Moniteur du 3 juin 1793, séance du 31 mai · texte numérisé non relu

Moniteur du 3 juin 1793, séance du 31 mai

3. Dépéclie écrite de la Convention par les délégués de la Commune, et signée : Ilenrij, Cuxaiqnu':, BorcUi-. 'Murtiuier-Tenianx, ». VIT. yi. :jr,n.!

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que les seclions des faubourgs, uvanL d'en venir aux mains avec la section de la Butte des Moulins, lui avaient envoyé des parlementaires ; que celte députatalion, pénétrant dans la cour et le jardin du Palais- Egalité, avait vu la cocarde tricolore à tous les cbapeaux, et qu'aussitôt la réconciliation s'élail faite. Les députés ont alors levé la séance, qui durait depuis plus de seize heures, et un grand nombre d'entre eux sont allés, dans le Jardin-Égalité, fraterniser avec les sections '.

Ainsi, le tocsin a sonné dans toutes les églises, la générale a battu dans toutes les rues, le canon d'alarme a été tiré. Le matin, à la première heure, la municipalité et les membres du Conseil général delà Commune, le Directoire et le Conseil général du département de Paris ont été cassés par un comité d'insurrection, qui leur a donné une nouvelle investiture, s'est installé à l'Hôtel de Ville et a lancé des mandats darrèt contre deux membres du Conseil exécutif, les ministres Lebrun et Clavière. Dans la matinée, un autre comité insurrecteur a été formé aux Jacobins et a décidé de tenir, lui aussi, ses séances à la maison commune. Les barrières ont été fermées, les courriers arrêtés, les lettres saisies à la poste. Huit à dix mille hommes sont descendus des faubourgs pour attaquer les sections retranchées au Palais-Egalité; une lutte sanglante a failli s'engager sur ce point. Quarante

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