‹ Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreurChapitre 201 sur 230 · Moniteur du 30 mai · texte numérisé non relu

Moniteur du 30 mai

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dus, tous les minisires, sauf BouchoUe. Dans ces conditions, et au moins sur ce terrain de l'Assemblée où ils sont chez eux. où ils sont les maîtres, ils pouvaient se défendre, vaincre peut-être, ou, s'il fallait tomber, tomber avfc honneur. Il nen a rien été. (îuadet, Dufriche-Valazé, Doulcet de Pontécoulant ont déployé df l'énergie; ils ont vaillamment tenu tète à leurs ennemis. Mais les autres? Ils avaient, pour la plupart, jugé prudent de ne pas ne rendre à leur poste '. Brissot, Buzot lui-même, — le général Buzot, — n'ont rien dit, rien fait; on m'affirme qu'ils n'étaient pas présents; et cela doit être vrai: car autrement comment s'expliquer qu'ils ne soient, ni l'un ni l'autre, montés à la tribune, qu'ils n'aient pas trouvé une protestation, pas un mot. pas un cri à jeter à la face de ces hommes qui demandaient leur tête -? Condorcet était bien dans la salle ; mais il n'a eu garde de défendre ses amis. Aussi bien, il ne figure pas sur la liste de proscription, sur la liste des Vingt-Deux, et c'est un bénéfice qu'il tient à ne pas perdre. Xe l'a-t-on pas vu. dans la séance du 28 mai. voter hautement. — et lâchement, — contre la Commission des Douze?

Rabaut Saint-Étienne, dans la séance d'hier, a fait preuve d'une faiblesse non moins déplorable. Membre de la Commission des Douze, choisi par elle comme rapporteur, il monte à la tribune pour la défendre: devant

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