‹ Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreurChapitre 206 sur 230 · juin · texte numérisé non relu

juin

2. Chronique de Pnris, n" Kj4. — 'Le Patriote français, n" du 2 juin 1793. — Adolphe Schmidt, t. I, p. 374.

3. « Le Conseil général arréle que le comité révolutionnaire, existant actuellement à la maison commune, sera appelé Comité révolutionnaire créé par le peuple du département de Paris. — Procèsverbid de la. Commune. Séance permanente du Co7i.<ei7 général révolutionnaire, le ]<■' juin. H C heures du matiit.

PAuis EN '17',)3 359

pendant que la Convention perdait son temps à changer les noms féodaux de plusieurs communes', et qui disposaient tout pour transformer en une victoire complète le demi -succès du 31 mai.

Dans la nuit du 31 mai au 1"'' juin, le Comité révolutionnaire a ordonné « l'arrestation de tous les gens suspects qui se cachent dans les sections de Paris ». Il a décidé la formation d'une armée révolutionnaire de vingt mille hommes, qui sera entretenue par une contribution forcée sur les riches, et principalement sur ceux qui sont connus par leur incivisme^. Il u rendu un arrêté prescrivant aux quarante-huit sections de dresser la liste des ouvriers sans-culottes de leurs arrondissements et de l'envoyer à la Commune, qui fera donner à chacun de ces ouvriers une somme de 6 livres, pour les indemniser de l'interruption de leurs travaux ^. Aux termes d'un autre arrêté, la force armée devra escorter les officiers municipaux chargés d'aller, le soir même, engager les citoyens à conserver les droits qu'ils ont reconquis et à reprendre les armes toutes les fois qu'on les attaquerait de nouveau. Vingtquatre commissaires ont été désignés, à l'effet de procéder à cette proclamation. En gens pratiques et qui savent que les plus belles proclamations du monde ont besoin d'être appuyées, les membres du Conseil général révolutionnaire ont invité les sections « à faire

Page 1