TARIS EX 1793 3GI
présentez -vous à la Convention; lisez votre adresse et ne désemparez pas de la barre que vous n'ayez une réponse définitive, d'après laquelle, vous peuple souverain, vous agirez d'une manière conforme au maintien de vos droits et à la défense de vos intérêts. Voilà le conseil que j'avais à vous donner. »
Cet appel aux armes est acclamé, et Marat quitte la maison commune au milieu des plus vifs applaudissements.
Comme si la parole de Marat en avait donné le signal, la générale bat aussitôt dans quelques sections; bientôt le rappel bat dans tous les quartiers, et le tocsin commence à retentira
C'était la contre-partie de la journée de la veille. Le 31 mai avait commencé par le bruit du tocsin et celui de la générale pour finir par une fête civique. Après avoir commencé par des chants et des illuminations, le 1" juin a fini par le bruit de la générale et celui du tocsin.
Lorsque la Convention a rouvert sa séance à neuf heures du soir, le Palais-NationaP était investi par la force armée et entouré de canons; le pont National, les quais, le jardin des Tuileries et toutes les rues adjacentes étaient occupés par les bataillons des sections ■^. La députation de la Commune et du Comité révolutionnaire a paru à la barre, et Hassenfratz, son orateur, a donné lecture de sa pétition, plus violente
1. Mémoires 'Je Ji^n'uni' l'clion. p. ô. — Convenlion nationale. !'■■ juin 1793, séance du soir.