‹ Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreurChapitre 210 sur 230 · Mémoires de Meillmi · texte numérisé non relu

Mémoires de Meillmi

^i. Corsas, Réeil rapide... —

»). Bcaulieu, Diurnal, 2 juin 1793.

PARIS Kx 1793 3(55

nale de Gourbevoie, de Saint-Germaiii-en-La)e, de Melun et de Versailles. Il y a près de trois mille canonniers avec cent soixante-trois pièces de canon. Des fourneaux avec grils, pour chauffer des boulets rouges, sont installés dans les Champs-Elysés. Un nombreux corps de réserve, avec quatorze pièces de canon, est établi dans le bois de Boulogne ' .

Le mot d'ordre était Insurrection et vigueur'^.

Un si formidable déploiement de forces n'était certes pas nécessaire pour faire capituler la majorité de la Convention. Depuis le jour où elle s'est réunie pour la première fois dans ce même palais des Tuileries, depuis le 20 septembre 1792, chacune de ses séances n'a-t-elle pas été marquée par une concession et par une faiblesse? Le 2 juin au soir, faisant droit à la requête de la Commune et du Comité révolutionnaire, elle a décrété que vingt-neuf de ses membres et deux ministres seraient mis en état d'arrestation. Les deux ministres sont Clavière et Lebrun. Les vingt-neuf députés sont : Gensonné, Guadet, Brissot, Gorsas, Petion, Vergniaud, Salle, Barbaroux, Chambon, Buzot, Birotteau, Lidon, Rabaut Saint-Etienne, Lasource, Lanjuinais, Grangeneuve, Lehardi, Lesage, Louvet, Valazé, Kervelégan, Gardien, Boilleau, Bertrand, Viger, Mollevant, Henry- Larivière, Gomaire, Bergoeing.

Ainsi s'est terminée, parla déchéance de la Gironde, comme le 10 août par la déchéance de Louis XVI, celte

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